16 mai 2012
Rencontre littéraire à l'Espace Magh/Danièle Maoudj
PlusMONDES ARABES
8.12
ALI BADR (Irak), UN EXILÉ A BRUXELLES
20:30 littérature
Conversation en anglais avec Marie-Claude Souaid, sociologue et anthropologue (Lib)
Ali Badr, né à Bagdad en 1964, est un romancier, essayiste, poète et également journaliste. Après Bagdad, il a vécu en exil dans différentes capitales arabes, comme Beyrouth, et Amman et tout récemment à Bruxelles depuis 2009.
L’année 2007 a également été marquée pour la littérature irakienne par la parution du troisième roman d’Ali Badr, en 2001 avec Papa Sartre, un tableau caustique des militants du marxisme et de leurs relations compliquées avec le “pape” de l’existentialisme (le livre, qui reste à traduire en français, vient de l’être en anglais aux éditions x).
Dans Courir derrière les loups, fiction habile comme toujours chez cet auteur, Ali Badr retrace la destinée compliquée des communistes irakiens fuyant les persécutions de Saddam Hussein et se retrouvant en Afrique, dans des combats plus ou moins douteux, aux côtés de Mengistu, ancien chef d’Etat, soutenu par le bloc soviétique, de l’Ethiopie, aujourd’hui réfugié au Zimbabwé. Quant aux loups auxquels fait allusion le titre, il s’agit de certains de ces anciens communistes devenus fauves prédateurs pour pouvoir survivre.
Ce poète passé à la fiction occupe le devant de la scène littéraire ces deux dernières décennies dans le monde arabe.
9.12
SAMUEL SHIMON (Irak) UN IRAKIEN A PARIS
20:30 littérature
Conversation en anglais et français avec Marie-Claude Souaid, sociologue et anthropologue (Lib)
Nourri de cinéma américain, l’auteur-narrateur quitte son pays natal, l’Irak, pour se rendre à Hollywood, avec la certitude qu’il sera l’une de ses stars. Mais il est arrêté et torturé à Damas par les services de renseignement, puis à Beyrouth-Est, alors aux mains des phalangistes, puis à Amman, et se retrouve de nouveau à Beyrouth, cette fois dans l’Ouest de la ville, avec les Palestiniens. De là, avec un faux passeport, il part à Tunis, puis à Aden, à Nicosie, retourne au Liban, repart à Chypre, puis à Tunis, avant de débarquer à Paris où il obtient l’asile politique. Commence alors le récit de son vagabondage parisien…
Toujours féru de cinéma américain et agissant en toutes circonstances comme s’il jouait son propre rôle dans un film, il se décide à écrire un scénario racontant la vie de son père, mais finit par en faire un roman où il fait revivre avec tendresse et humour le milieu multiconfessionnel et multiethnique de son enfance. A la parution de la traduction anglaise de ce roman, la presse britannique l’a salué comme “une réplique arabe au Tropique du Cancer de Henry Miller” et salue son œuvre comme un ‘manifeste de tolérance’…
Samuel Shimon est né en Irak en 1956, dans une famille assyrienne. En 1979, il quitte son pays natal dans le but de rejoindre Hollywood et d'y devenir réalisateur. Il passe par Damas, Beyrouth, Adène, Nicosie, Le Caire, Tunis... mais ne rejoint pas les Etats-Unis. En 1985, il s'installe à Paris, et lance une petite structure d'édition, Gilgamesh. En 1996, il déménage à Londres, où il vit toujours depuis. Il y a fondé la revue Banipal.
En collaboration avec les éditions Actes Sud, Tropismes libraires, Musiq’3 et le Journal Le Soir.
Les Soirées Mondes Arabes sont au tarif de 5/3 €.
Les Halles, rue Royale Sainte-Marie // B-1030 Bruxelles // Belgique T +32 (0)2 218 21 07 // info@halles.be www.halles.be