Le supermarché des images

Le supermarché des images
Sous la direction de Peter Szendy
Ed. Gallimard

Le visible semble littéralement déborder d'images (plus de trois milliards d'entre elles circulent chaque jour sur les réseaux sociaux). Ce trop-plein, cette surproduction, il faut les gérer. Il faut stocker les images, les transporter, les formater, organiser leurs échanges et leurs flux. Elles requièrent des infrastructures routières (les câbles Internet), des formes inédites de travail (les modérateurs de contenu, les ouvriers du clic). Et elles transforment notre regard, elles le mobilisent comme il ne l'a jamais été. En observant les mutations parallèles de l'économie financiarisée à l'ère des cryptomonnaies, les oeuvres et les textes ici réunis cherchent à saisir, à penser cette nouvelle iconomie de la visibilité. (présentation de l'éditeur)

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Charlie Parker

Charlie Parker
Franck Médioni
Ed. Fayard

« Le jazz ? C'est quatre mots, dit Miles Davis. Louis - Armstrong - Charlie - Parker. » Parker incarne le jazz dans sa liberté, son invention, ses beautés. Le saxophoniste alto originaire de Kansas City exerce une influence déterminante sur le jazz tel qu'on le connaît depuis ces soixante dernières années. Il innove sur tous les plans : le découpage rythmique, l'audace harmonique, l'invention mélodique. C'est un musicien en liberté, donc excessif, marginal, au parcours musical fulgurant (seulement vingt ans, de 1935 à 1955), troué d'envolées sublimes et de descentes aux enfers abyssales. Il est la figure centrale d'une révolution. L'éruption du bebop, son irruption fracassante dans les années 1940 à New York, est le grand tournant de l'histoire du jazz.

 

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Les bémols de Staline, entretiens avec Guennadi Rojdestvensky

Les bémols de Staline, entretiens avec Guennadi Rojdestvensky
Bruno Monsaingeon
Ed. Fayard

Un nom impossible à prononcer, un personnage mythique mais mal connu : l'un des plus éminents chefs d'orchestre russes du XXe siècle, Guennadi Rojdestvensky (1931-2018) s'est confié, au cours d'un quart de siècle de conversations, à Bruno Monsaingeon. Des échanges qui, lorsqu'ils étaient filmés, firent l'objet de plusieurs documentaires, et qui constituent ici la substance infiniment plus vaste d'un livre. On y trouve de nombreux éléments biographiques, depuis l'enfance misérable, les débuts à l'âge de vingt ans au Bolchoï, et 1'évocation, pleine d'humour, de fabuleuse drôlerie et d'émotion, des figures de Chostakovitch, Prokofiev, Schnittke et Stravinsky, dont il fut l'ami et le champion le plus éminent, et dont il a créé de nombreuses oeuvres écrites à son intention ; l'édification progressive d'un répertoire symphonique d'une ampleur sans équivalent. On y trouve aussi un tableau saisissant de la vie artistique en régime soviétique. L'oppression des consciences, les tracasseries bureaucratiques, les ruses déployées pour les déjouer, sont relatées de façon captivante, par un grand musicien qui connut le système de l'intérieur, de sa période la plus féroce jusqu'à son agonie lénifiante et lugubre. Un livre qui est non seulement la chronique pittoresque d'une vie, mais aussi celle, émouvante, de tout un peuple et d'une histoire tragique. (présentation de l'éditeur)

Le sel du présent, chroniques de cinéma

Le sel du présent, chroniques de cinéma
Eric Rohmer
Ed. Capricci

On connaissait un Éric Rohmer théoricien, cherchant dans le cinéma une forme de sublime que les autres arts auraient désertée. Avec le présent recueil, qui reprend prés de deux cents textes parus entre 1948 et 1959, c'est un Rohmer plus impur qui revient sur le devant de la scène. Impur, car il se mêle à ses choix des tropismes idéologiques, marqués par le contexte de la guerre froide et les exigences de la revue Arts, où il jouait au polémiste méchant. Impur, parce qu'à rebours du cinéma d'adaptation littéraire, il ose défendre les outsiders, les films de genre, les produits de consommation courante. Impur encore, parce qu'il ne cesse de faire des infidélités à son atlantisme affiché, et de découvrir, à travers Ingmar Bergman, Kenji Mizoguchi ou Satyajit Ray, de nouveaux territoires de cinéma. Constamment il bifurque, emprunte des chemins de traverse, redessine en le précisant son paysage cinéphile. Et invente, de modèles secrets en révérences en trompe-l'oeil, son futur travail de cinéaste. (présentation de l'éditeur)

Le regard féminin, une révolution à l'écran

Le regard féminin, une révolution à l'écran
Iris Brey
Ed. Olivier

« Le regard féminin semble avoir été relégué à une culture souterraine, invisible. Il est temps de redresser nos regards. »

Iris Brey théorise le regard féminin, ou female gaze, une façon de filmer les femmes sans en faire des objets, de partager la singularité des expériences féminines avec tous les spectateurs, quel que soit leur genre, et de renouveler notre manière de désirer en regardant sans voyeurisme.

Le singe cuisinier, comment la cuisine nous a civilisés

Le singe cuisinier, comment la cuisine nous a civilisés
Alexandra Stern
Ed. Odile Jacob

Un panorama de toutes les étapes de l'évolution de la cuisine, de la société des chasseurs-cueilleurs jusqu'à l'industrialisation de la nourriture. Cette histoire de la cuisine met en perspective l'origine des comportements alimentaires, examine les pratiques culinaires actuelles et interroge leur devenir.

La grande bleue

La grande bleue
Yoni Saada
Ed. Solar

Cent recettes inspirées de la gastronomie et des produits méditerranéens : pita falafel, focaccia, panisses, bambolini, fenouil laqué à l'absinthe, aubergines farcies au bruccio corse ou encore figues rôties à la noix de Saint-Jean.

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Manger, c'est culturel

Manger, c'est culturel
Christine Ott
Ed. Humensciences

Vous êtes-vous déjà demandé la raison de votre aversion pour les rognons ou de votre passion pour les coquillettes au beurre ? Pourquoi vous aimez tel aliment et détestez tel autre ?

Publicités, normes sociales, interdits religieux, recommandations nutritionnelles, phénomènes de mode, souvenirs d'enfance..., de nombreux facteurs, souvent inconscients, conditionnent nos jugements sur ce qu'il faut, ou non, manger, et entretiennent nos mythes alimentaires.

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Où vont les vents sauvages

Où vont les vents sauvages
Nick Hunt
Ed. Hoebeke

On a beaucoup écrit sur les fleuves, qui ignorent les frontières, brassent cultures et marchandises, créent des civilisations - mais on ignore le vent. Et pourtant ! Sans lui il n'y aurait sur Terre aucune vie, l'humidité stagnerait sur les océans, les plaines seraient des déserts de feu ou gèleraient, et faute de pollinisation tout deviendrait stérile.

La fascination de Nick Hunt pour le vent lui vient, dit-il, de l'enfance, lorsque avec sa mère il se trouva pris dans une grande tempête sur une côte du pays de Galles. Elle ne l'a pas quitté depuis. Jusqu'à le persuader de se lancer un jour à la poursuite du vent. Ou plutôt des vents, dont il nous fait découvrir la personnalité, les mythes et légendes, la grande et les petites histoires.

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Pensées sauvages

Pensées sauvages
Henry David Thoreau
Ed. Le mot et le reste

Une sélection de textes illustrant la radicalité de la pensée de ce philosophe transcendantaliste. Critique impitoyable de la société américaine du milieu du XIXe siècle, il développe aussi des propositions pour un mode de vie plus respectueux de la nature. Il s'efforce de provoquer la réflexion, d'ébranler les certitudes, d'éveiller les consciences afin d'éveiller les esprits.

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