Les nuits Solidor

Les nuits Solidor
Charlotte Duthoo
Ed. Cherche Midi

Suzy Solidor incarne l'esprit débridé, moderne et festif des Années folles. Muse, rebelle, femme de la nuit qui règne sur son cabaret, elle séduit la France entière de sa voix rauque jusqu'à ce que la guerre éclate. Ouvertement bisexuelle, elle fascine de très nombreux artistes jusqu'à devenir la femme la plus peinte au monde. Foujita, Picabia, Lempicka, Cocteau, Bacon... plus de deux cents artistes ont été séduits par sa beauté à la fois anguleuse et charnelle.


Cette femme au parcours hors du commun rêvait de devenir mannequin chez Lanvin : la voici nue devant l'objectif de Man Ray, en robe de soirée récitant les poèmes de Cocteau, ou ivre de bonheur au bras de son amant, l'aviateur Jean Mermoz.

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Apparitions : archives de la France hantée

Apparitions : archives de la France hantée
Philippe Baudouin
Ed. Hoëbeke

Le sujet des phénomènes inexpliqués en France est abordé sous l'angle scientifique et judiciaire à travers quinze récits d'enquêtes : interrogatoire de Bernadette Soubirous, Emile Zola et les prophéties d'Henriette Couëdon, investigations de l'astronome Camille Flammarion sur les spectres, expertise de la médium Eusapia Palladino par Pierre et Marie Curie, entre autres.

L'art des anciens des Pays-Bas

L'art des anciens des Pays-Bas
Jan Blanc
Ed. Citadelles & Mazenod

Entre la fin du XIVe et le milieu du XVIe siècle, les Pays-Bas s'imposent comme l'une des principales scènes artistiques du monde occidental. Mieux : l'art néerlandais acquiert ses lettres de noblesse en étant reconnu, plus que tous les autres, comme un art du présent. Alors même qu'il est considéré comme le plus grand artiste de son temps, Michel-Ange critique vertement la « peinture flamande », faite pour « tromper la vue » en montrant « des choses plaisantes pleines d'agrément, ou des choses dont on ne puisse parler en mal, comme des saints ou des prophètes », quand l'art italien se présente comme « une copie de la perfection de Dieu, et un souvenir de la peinture divine ».


Les récriminations du maître témoignent de l'importance prise par l'art et les artistes des anciens Pays-Bas, au milieu du XVIe siècle, mais aussi des qualités qu'on leur accorde au sud des Alpes - un goût pour le plaisir visuel, une recherche des émotions les plus intenses et un intérêt concret pour le monde quotidien et contemporain.

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La leçon d'élégance

La leçon d'élégance
Collectif
Ed. Séguier

Quatorze écrivains et stylistes brossent le portrait d'hommes qui, selon eux, incarnent l'élégance masculine : le prince Charles, J.-P. Melville, D. Rochline, R. Federer, C. Grant, J. Belmonte, entre autres.

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La Belgique l'air de rien

La Belgique l'air de rien
Bernard Plossu
Ed. Yellow Now

L'identité photographique d'une ville ou d'un pays n'est jamais anodine. Si Paris, Londres, New York, la France, les États-Unis et bien d'autres bénéficient, de ce point de vue, d'un traitement privilégié, la Belgique a rarement fait l'objet de créations d'auteur, à l'exception peut-être de Bruxelles. La Belgique, l'air de rien, copieux livre imaginé par le photographe français Bernard Plossu, avec la diversité de ses images et leur cohérence stylistique, parcourt Bruxelles, Liège, Charleroi, Anvers, la mer du Nord, les régions agricoles.


Ce sont des images cinématographiques, travellings suggérés par les câbles des caténaires, les rails de tram luisants. Ce sont des compositions architecturales, involontaires (le métro de Charleroi) ou parfaitement maîtrisées (la gare des Guillemins à Liège). Ce sont des vues à travers la vitre d'un train, d'une voiture. C'est la lumière, entre chien et loup, quand l'encore pâle lueur des phares se démultiplie sur les chaussées rendues glissantes par la pluie. La Belgique de Plossu est conforme à celle des Belges : ensoleillée et pluvieuse, parfois au même moment.

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Vivian Maier en toute discrétion

Vivian Maier en toute discrétion
Françoise Perron
Ed. Loco

Biographie de la photographe V. Maier (1926-2009) qui retrace son enfance dans la vallée du Champsaur des années 1930, en passant par l'adolescence au sein d'une famille en pleine crise, et son parcours artistique bravant tous les usages de la société américaine des années 1950. L'auteure explore ainsi toutes les facettes de la personnalité de l'artiste.

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Lettres à Tolstoï et à sa famille

Lettres à Tolstoï et à sa famille
Ilia Repine
Ed. Vendémiaire

Cela commence, en octobre 1880, comme une scène de roman : la visite du grand homme à l'atelier du jeune peintre, qui dès lors nouera avec son aîné les liens d'une amitié qui durera près de trente ans.


C'est ainsi qu'Ilia Répine, destiné à devenir l'artiste russe le plus célèbre du XIXe siècle, fit la connaissance de Léon Tolstoï, qu'il fut admis dans le cercle de sa famille et fit de fréquents séjours dans le fameux domaine d'Iasnaïa Poliana : il y puisera, au fil de ses souvenirs, la matière de merveilleux croquis de la vie russe où Tolstoï se révèle dans toute son énergie et sa sensibilité - travail aux champs, cavalcades en forêt, courses en traîneau dans un paysage de neige... C'est ainsi, également, qu'il fit la connaissance de la jeune Tatiana et qu'il entretint avec elle une correspondance où l'on peut suivre tous les méandres d'une inclination amoureuse qui ne dit pas son nom, un marivaudage nourri de confidences où défile la bonne société de l'époque, mécènes, artistes, politiques : Répine s'y livre totalement, dans son caractère mouvant, enthousiaste, séducteur, à l'image de l'oeuvre prolifique qu'il nous a laissé, relevant aussi bien de la peinture d'histoire que des scènes de genre, des portraits officiels que des représentations intimistes, excellant toujours dans une variété de styles stupéfiante, à laquelle ces lettres constituent une excellente introduction.

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Francis Picabia, rastaquouère

Francis Picabia, rastaquouère
Bernard Marcadé
Ed. Flammarion

« Dans ses cinquante années de peinture, Picabia a constamment évité de s'attacher à une formule quelconque ou de porter un insigne. On pourrait l'appeler le plus grand représentant de la liberté en art, non seulement à l'encontre de l'esclavage des académies, mais aussi contre la soumission à quelque dogme que ce soit. »


Ces remarques de Marcel Duchamp soulignent la dimension profondément libertaire de celui qui aimait se qualifier d'« artiste en tous genres ».


Ce parcours chaotique, contradictoire, fait d'allers et retours permanents entre abstraction et figuration, géométrie et biomorphisme, onirisme et réalisme, ne saurait être appréhendé de façon simplement formelle. Il demeure difficile d'identifier un style ou une manière Picabia. Ce qu'une approche biographique nous permet a contrario de comprendre, c'est précisément une certaine constance dans l'attitude. Ce fils de famille « né sans mère », aux goûts de luxe particulièrement prononcés et à la vie psychique et conjugale agitée, n'est en effet pas à une contradiction près. Francis Picabia n'abhorre rien tant que l'idéal de pureté et d'intransigeance qu'il voit poindre chez ses amis dadaïstes et même chez André Breton.

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Henri Béraud, version reporter

Henri Béraud, version reporter
Henri Béraud
Ed. Séguier

Pendant l'entre-deux-guerres, Henri Béraud fut l'une des stars du grand reportage - l'un des plus lus, l'un des plus célèbres, et peut-être le plus talentueux d'une génération où se côtoient Kessel, Londres, Morand, Cendrars et Simenon. Cette anthologie réunit une sélection de ses meilleurs articles publiés entre 1919 et 1933 : sous la plume vive et mordante du journaliste, nous assistons à la guerre d'indépendance irlandaise, à la construction de l'Union soviétique et de la Turquie kémaliste, à la marche des fascistes sur Rome, à la montée du nazisme... Béraud, initialement engagé à gauche, fut à cet égard l'un des premiers à percevoir puis dénoncer l'essor des totalitarismes. Mais alors comment expliquer que le même homme, dans la deuxième moitié des années 1930, ait basculé sur une pente inverse, jusqu'à être condamné pour collaboration en 1944 ? Relire le Béraud « première période », c'est ainsi redécouvrir un immense écrivain, mais aussi se plonger dans les remous d'une Europe en crise vue à travers le regard de l'un de ses plus fins observateurs. (présentation de l'éditeur)

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Légendes des réserves

Légendes des réserves
Maylis de Kérangal & Jean-Philippe Delhomme
Ed. Gallimard

« Cru. Parfois, sur la grille, seul un tableau respire, c'est Un atelier aux Batignolles de Fantin-Latour, et c'est fou de le voir ainsi, sans l'ennoblissement de la salle d'exposition, sans la mise en scène, l'éclairage, la distance, sans les voisins adéquats. La réalité de la toile y est plus puissante, sa surface plus présente, sa matière plus tangible. Comme si l'oeuvre était nue. Tout me paraît plus concret dans les réserves. Âpre et cru. »
Maylis de Kerangal


Invités par le musée d'Orsay à revisiter ses collections, Maylis de Kerangal et Jean-Philippe Delhomme ont eu l'occasion d'arpenter les réserves de l'institution, lieu secret où sont conservées les oeuvres quand elles ne sont pas visibles du public.

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