En 2014, Jake Adelstein découvre les monnaies virtuelles en même temps que l’effondrement de Mt. Gox, la plus grande plateforme d’échange de bitcoins au monde basée à Tokyo. Celle-ci annonce la disparition de 850 000 bitcoins, l’équivalent de 500 millions de dollars. Contre toute attente, c’est son créateur et dirigeant qui est le principal suspect de la police japonaise : Mark Karpelès, un jeune français qui n’a pas encore 30 ans.
Mark devient alors le centre de la plus grande affaire criminelle de l’ère numérique. Tout le monde veut sa peau : la police japonaise, le FBI et les milliers de particuliers qui ont perdu leurs économies dans ce braquage d’un nouveau genre.
Théâtre miniature du monde, le Sevilla Bar accueille joies et désastres du temps présent - l'air de rien, la comédie humaine s'y joue chaque soir, autour d'un verre. Au fil de la plume agile et du regard malicieux d'Alex Capus, ce repaire de fraternité chaleureuse se dévoile et nous séduit.
Le maître des lieux raconte une période où un changement intervient dans sa vie : devenu célibataire quelques jours par semaine, il a vu les couleurs de son quotidien se raviver, et, contre toute attente, il redécouvre ce qui fait la saveur de l'existence.
Seule femme à avoir reçu deux fois le National Book Award, Jesmyn Ward nous livre un roman puissant, hanté, d'une déchirante beauté, un road trip à travers un Sud dévasté, un chant à trois voix pour raconter l'Amérique noire, en butte au racisme le plus primaire, aux injustices, à la misère, mais aussi l'amour inconditionnel, la tendresse et la force puisée dans les racines.
Jojo n'a que treize ans mais c'est déjà l'homme de la maison. Son grand-père lui a tout appris : nourrir les animaux de la ferme, s'occuper de sa grand-mère malade, écouter les histoires, veiller sur sa petite soeur Kayla.
La période dite victorienne correspond à l'apogée de la Ghost story au Royaume-Uni, comme aux États-Unis, Jacques Finné dans le prolongement du choix opéré dans Les Fantômes des Victoriennes, que nous rééditons simultanément, a retenu huit récits qui montreront, une fois encore, que durant le règne de Victoria les femmes écrivains n'avaient rien à envier à leurs homologues masculins.
« Nos lieux de naissance reviennent toujours. Ils sont notre moelle - ils sont inscrits en nous. Si on nous retournait la peau, leur carte apparaîtrait à l'envers de façon qu'on puisse toujours y revenir. Pourtant, incrusté à l'envers de ma peau, il n'y a ni canal, ni voie ferrée, ni bateau mais simplement : toi. »
Jusqu'à ses seize ans, Gretel a vécu avec sa mère, Sarah, sur une péniche le long des canaux de l'Oxfordshire. Puis un jour, Sarah a disparu.
Seize ans plus tard, un coup de fil vient raviver les questions qui n'ont jamais cessé de hanter Gretel : pourquoi Sarah l'a-t-elle abandonnée ? Qu'est devenu cet étrange garçon qui vivait avec elles ? Que s'est-il réellement passé sur la rivière ? Daisy Johnson signe ici une histoire de famille et d'identité, de langage et d'amour, qui frappe par la maîtrise et la beauté de son écriture.
Le soldat Tamura erre, affaibli, dans les plaines dévastées des Philippines. Nous sommes en 1945 et la débâcle de l'armée japonaise est totale. Livré à lui-même, en proie à la solitude, la faim, la peur et sa propre folie, Tamura nous plonge dans l'enfer de la guerre et dans ses instants fugaces de beauté désespérée. De rencontre en rencontre, avec l'ennemi ou un autre soldat en déroute, un dilemme s'impose à lui : doit-il rester humain ou sauver sa peau ?
À 73 ans, Zvi Louria commence à avoir des problèmes de mémoire. Ce sont d'abord les prénoms des uns et des autres qui lui échappent - créant quelques situations cocasses -, mais quand il manque de repartir du jardin d'enfants avec un garçon qui ressemble à son petit-fils, il se décide à consulter un neurologue. Épaulé par sa femme Dina, il va devoir affronter un diagnostic sévère et suivre à la lettre les recommandations du médecin : redoubler d activité. Dina organise le retour de son mari à la vie professionnelle en proposant son expertise d'ingénieur à son ancien employeur. Zvi va donc assister le jeune Assaël dans la construction d'une route secrète en plein désert du Néguev. Découvrant qu'une famille palestinienne est réfugiée sur la colline par laquelle le tracé devait passer, Zvi propose de creuser un tunnel...
« Je veux être enterrée dans un cercueil, dit la grand-mère.
- On n'a pas de cercueils prêts, que va-t-on faire ? demanda la troisième tante.
- Des funérailles molles, répliqua tout bas le beau-père de Daiyun, la mine soudain très sombre.
- Je ne veux pas de funérailles molles, s'écria la belle-mère de Daiyun en pleurant encore plus fort, si on est inhumé ainsi, on ne peut pas se réincarner. »
Un beau matin, l’honorable Arseni Andréiévitch Iratov, célèbre architecte de cinquante ans dont le parcours rappelle celui d’un Rastignac soviétique, se réveille pour découvrir qu’il n’a plus de sexe. L’outil le plus essentiel de son anatomie a tout simplement disparu, ne laissant qu’une fente sur un bas-ventre désormais lisse. L’organe perdu réapparaît dans un petit village, où vivent une gamine de treize ans et sa grand-mère alcoolique. Le pénis a pris l’apparence d’un gnome, qui se transforme rapidement en beau jeune homme au visage angélique. La jeune fille décide de le garder comme animal domestique, avant d’en tomber amoureuse, de lui donner un nom français (Eugène) et de l’aider à réaliser son rêve: retrouver son propriétaire Iratov.
Écrivain de la Shoah et de l’exil, Edgar Hilsenrath livre avec Terminus Berlin son roman le plus poignant, celui du retour désenchanté en Allemagne. Son héros retrouve, comme lui, le pays natal près de trente ans après avoir quitté l’Europe et ses fantômes. Le temps est venu de faire le bilan d’une vie tourmentée.
Fidèle à son humour, Hilsenrath raconte avec un sens aigu de la dérision le destin de son alter ego littéraire. Lesche, traumatisé par son expérience du ghetto, peine à trouver sa place dans un Berlin marqué par le consumérisme et la chute du Mur. Les rencontres improbables et la résurgence glauque du fascisme forment la trame de ce roman publié en Allemagne en 2006.