1956, Budapest. L'insurrection

1956, Budapest. L'insurrection
Fetjö François
Ed. Complexe/Historiques

Réédition


François Fejtö, auquel Sartre a rendu hommage pour son «souci constant de dire le vrai sans pathétique inutile», montre que l'insurrection hongroise n'a pas été un «accident de parcours», mais la première manifestation spectaculaire de rejet par les nations d'Europe centrale et orientale du système totalitaire que l'Union soviétique leur a imposé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Cet ouvrage a été mis à jour à la lumière des événements qui ont marqué la fin de l'Empire soviétique.

«Extrêmement émouvante et profonde, la présente synthèse constitue [...] le meilleur état de la question.» Lire

«Excellent [...] permet, avec intelligence, de faire le point tant sur le déroulement historique que sur sa signification.» Pierre Daix, Le Quotidien de Paris

«[...] avec la sobriété, la précision, la pertinence qui font de l'auteur, le spécialiste le plus internationalement connu et respecté de l'histoire des socialismes européens.»
Kriegel, Le Figaro

«Une excellente synthèse.» Stéphane Courtois, L'Express
Présentation de l'éditeur

Dieu.com

Couverture non disponible
Sallenave Daniële
Ed. Gallimard

Quelque horreur que puissent inspirer les attentats commis par des islamistes fanatiques, il serait extrêmement dangereux de faire de l'Islam, comme autrefois du communisme, le miroir où toutes nos difformités s'effacent. Ne renouvelons pas l'erreur de nous forger un ennemi pour éviter de nous interroger su
nous-mêmes. Quel modèle proposons-nous ? La pornographie funèbre d'un monde dominé par l'argent et le sexe. Des sociétés dépolitisées, sans défense contre la montée des communautarismes. Des sociétés délaïcisées, où sévit l'alliance explosive de la religion et de la technoscience : ' dieu.com '. Foyer de tous les obscurantismes. Il nous faut retrouver une parole libre. Désigner haut et fort la menace que font peser les communautés, les identités collectives, les religions sur la paix civile, l'avenir de nos sociétés et la liberté individuelle. Rappeler haut et fort qu'aucune religion n'est à l'abri d'un retour vers le fanatisme. Refuser le scandale d'une existence rivée à ses origines, d'une pensée asservie à des dogmes. Osons être en toutes choses des athées résolus, méthodiques et gais.
Présentation de l'éditeur

Budapest 56. Les douze jours qui ébranlèrent l'empire soviétique

Budapest 56. Les douze jours qui ébranlèrent l'empire soviétique
Sebestyen Victor
Ed. Calmann-Lévy

L'automne 1956 restera dans l'histoire le moment où la guerre froide a basculé : « le début de la fin de l'empire soviétique », selon l'expression restée célèbre de Richard Nixon.

Les événements de Hongrie, baptisés « révolution » par les Hongrois et « menées contre-révolutionnaires » par les occupants soviétiques, commencèrent le 23 octobre par des manifestations d'étudiants réclamant plus de liberté. En quelques heures ils furent rejoints par des centaines de milliers de Hongrois de toutes origines, qui déboulonnèrent la statue de Staline aux cris de « Russes dehors ! ». L'armée hongroise refusa de rétablir l'ordre, laissant les troupes de Moscou, peu nombreuses et mal équipées, tenter de réprimer le mouvement, ce qui ne fit que l'amplifier. Moscou, pris au dépourvu, dut accepter de confier au modéré Imre Nagy le soin de former un nouveau gouvernement. Déstabilisé, en proie à des dissensions internes, le Kremlin sembla opter pour la non-intervention et retira ses troupes alors que les prisonniers politiques étaient libérés dans la liesse. Pendant quelques jours, une atmosphère de fête régna à Budapest.

À l'aube du 4 novembre, les troupes russes firent demi-tour à la frontière et, renforcées par des bataillons de choc surarmés, envahirent la Hongrie. Elles écrasèrent l'insurrection dans le sang, sous le regard impuissant ou indifférent du monde libre, et singulièrement de Washington, qui avait pourtant incité en sous-main les Hongrois à la révolte.

Budapest 56 est l'histoire de ce rêve brisé, tel qu'il fut vécu dans les rues de Budapest, dans les états-majors, dans le huis clos des cabinets ministériels et des instances politiques en Hongrie mais aussi à Moscou, où se joua de fait le sort du peuple hongrois, et à Washington.

Victor Sebestyen a reconstitué les moments forts de ces douze jours et les raconte avec une vivacité, une précision et un sens du détail dignes du journaliste qu'il est, sans jamais les isoler de la vue d'ensemble et de l'analyse politique propres à l'historien qu'il est devenu.
Présentation de l'éditeur

Dégel de l'intelligence en Chine. 1976-1989 - Quatorze témoignages

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Yingxiang Cheng
Ed. Gallimard/Témoins

Quand les chars de l'Armée tirent sur le peuple de Pékin le 4 juin 1989, ce n'est pas seulement le mouvement de contestation de l'ordre bureaucratique qu'ils abattent, au terme de cinquante jours de montée en puissance, pas seulement l'espoir qui s'était levé place Tiananmen qu'ils liquident. C'est également le mouvement de libération de la pensée qui avait commencé dès 1976, au lendemain de la mort de Mao. De ce qu'aura été l'acharnement avec lequel une intelligentsia réveillée, mais très liée au Pouvoir, s'est battue contre ce Pouvoir pour s'affirmer et pour parvenir à revitaliser toute la société, des relations ambivalentes qu'elle a entretenues avec la contestation étudiante et populaire du printemps 1989 et des tristes conditions dans lesquelles a pris fin inachevée, cette renaissance culturelle, quatorze de ses acteurs, et non des moindres, témoignent ici avec autant de franchise que de lucidité. Chinoise devenue française depuis longtemps, Cheng YingXiang a pu interroger à chaud ces quatorze témoins, théoriciens ou philosophes, poètes, écrivains ou journalistes, politologues, sociologues et grand savant. Autant de personnalités, autant de points de vue polémiques, parfois contradictoires, autant de témoignages enfin que l'auteur a redistribués dans un ordre à la fois chronologique et thématique, le lecteur se trouvant ainsi introduit au coeur même de cette période clé de l'histoire de la Chine, qu'il peut vivre ou revivre de l'intérieur. Loin de l'image figée et uniforme qu'on a pu en avoir, la Chine qui pense se dessine ici multiple, 'dégelée', imaginative et créative, bref vivante.
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Budapest 1956. La tragédie telle que je l'ai vue et vécue

Budapest 1956. La tragédie telle que je l'ai vue et vécue
Farkas Andr
Ed. Tallandier/Contemporaine

J'ai entendu les premiers coups de feu près de la maison de la radio de Budapest. Ils ont claqué en début de soirée, vers huit heures, déchirant l'humidité froide de cette nuit précoce du 23 octobre 1956. Comment pourrais-je oublier cette journée? Les tireurs étaient en uniforme, et ce furent des civils qui ripostèrent. Une révolution naissait sous mes yeux. J'ai rejoint en courant mon bureau de rédacteur de politique étrangère à Budapest Soir, en plein centre-ville, croisant en chemin des groupes de jeunes gens, fusil en bandoulière. Pour qui avait été élevé au marxisme-léninisme, le constat s'imposait: c'était le peuple de Budapest, étudiants, ouvriers, employés, militaires, qui se soulevait contre la dictature hongroise sous tutelle soviétique. Et Budapest, à cet instant, devenait le centre du monde. Les chars russes qui, après douze jours d'espoir irréel, sont venus nous écraser, je les ai vus aussi. J'avais vingt-deux ans. C'était hier. Je me souviens de tout. André Farkas

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La lettre et l'image. La figuration dans l'alphabet latin du VIIIe siècle à nos jours

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Massin
Ed. Gallimard

Les lettres ont d'abord été des images.
Comme on le sait, le mot 'alphabet' a été formé à partir des lettres aleph et beth, qui représentent respectivement, dans leur graphie ancienne, une tête de taureau (à l'envers) et une maison, dont le tracé emprunte à un hiéroglyphe égyptien où l'on peut reconnaître notre b couché.
Or, à toutes les époques, se révèle le souci constant - secret ou avoué - de rechercher dans le dessin des lettres cette figuration perdue. Et tout se passe comme si les utilisateurs de l'alphabet latin (qu'il s'agisse de poètes, de calligraphes ou de peintres, mais aussi de pédagogues, d'enfants ou de sociologues) refusaient la sécheresse géométrique de son tracé, comme s'ils s'efforçaient de retourner instinctivement aux enfances de l'écriture et de redécouvrir, enfouis sous les sédiments laissés par des millénaires de civilisation, les mots-images, les dessins parlants, les signes-choses, les 'paroles peintes' des écritures premières. [...]
Notre propos aura donc été de prendre en compte cette pérennité à travers le temps et l'espace, à l'aide d'enjambements parfois audacieux et de rapprochements imprévus. [...]
De cette démarche (qui paraîtra à certains singulière), on ne trouvera pas mention dans les dictionnaires et les encyclopédies, non plus (sinon très fragmentairement) dans les histoires de l'art et de la communication. C'est cette lacune que vient combler ce livre, en proposant une somme encyclopédique qui nous offre de cette conception animiste du monde des exemples savoureux et ludiques. Massin.



Préface de Raymond Queneau, commentaire de Roland Barthes
Nouvelle édition brochée et illustrée.

Le printemps en octobre. Une histoire de la révolution hongroise

Le printemps en octobre. Une histoire de la révolution hongroise
Christian-Giraud Henri
Ed. Rocher/Documents

Le 23 octobre 1956, le sang coule à Budapest. Un peuple de 10 millions d'habitants en défie un autre de 220 millions qui possède la plus forte armée du monde : l'URSS, le pays aux cent divisions. Armés de «cocktails Molotov», étudiants, ouvriers, femmes et tout jeunes enfants, affrontent les chars de l'Armée rouge. Au prix d'un héroïsme inouï, qui bouleverse les correspondants de presse du monde entier, ils en détruisent plusieurs centaines.

La révolution hongroise qui s'est poursuivie en résistance passive aux conséquences inhumaines pour la population, a fait des milliers de morts et de blessés et poussé 200 000 Hongrois à l'exode. Elle a aussi provoqué en Occident une crise de conscience qui a ouvert les yeux à plus d'un admirateur de la «grande lueur à l'Est». Cette autre révolution d'Octobre, fondée sur le retour de la nation, ruinait l'aura de la «mère des révolutions» porteuse du rêve policier et sanglant de l'internationalisme prolétarien.

À cette insurrection, il n'aura manqué ni la trahison la plus vile (qui a laissé une tâche sur l'honneur de la légendaire armée rouge), ni l'obscure manoeuvre des États-Unis d'Amérique qui, derrière le paravent de l'indignation, ont délibérément instrumentalisé cette tragédie, via l'ONU, pour en faire le test de leur volonté de coexistence pacifique.

Fondé sur les archives soviétiques et américaines et les recherches les plus récentes, cet ouvrage dévoile les multiples aspects de cette «Révolution antitotalitaire», qui sonnait en réalité le glas de l'empire soviétique et du communisme. Il y a des défaites plus prometteuses que des victoires.
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Le grand bond en arrière. Comment l'ordre libéral s'est imposé au monde

Couverture non disponible
Halimi Serge
Ed. Fayard

'Nous ne sommes pas condamnés à vivre dans le monde dans lequel nous vivons.'

De l'Amérique de Reagan à la France de Mitterrand, en passant par la Nouvelle-Zélande, les transformations économiques du dernier quart de siècle n'ont été le produit ni du hasard ni de la nécessité. Si, à partir des années 80, les « décideurs » et les médias du monde occidental ont presque toujours interprété de manière identique les situations de « crise », c'est que tout un travail idéologique était intervenu au préalable, c'est que les solutions alternatives au marché avaient été détruites afin qu'il n'y ait «plus d'alternative ». D'autres interprétations des événements auraient suggéré d'autres remèdes, mobilisé d'autres forces sociales, débouché sur d'autres choix. La « mondialisation », ce fut aussi ce long labeur intellectuel de construction de la « seule politique possible » que favorisa la symbiose sociale entre ses principaux architectes d'un bout à l'autre de la Terre.
Inspirées par des théoriciens de l'université de Chicago, dont l'influence sera considérable au Chili, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, les doctrines économiques libérales vont encourager les classes dirigeantes à durcir leurs politiques, à passer d'un système d'économie mixte acceptant une certaine redistribution des revenus à un nouveau capitalisme orienté par les seuls verdicts de la finance. Les artisans de cette métamorphose en tireront un avantage considérable ; pour la plupart des autres, au contraire, ce sera le grand bond en arrière.
Présentation de l'éditeur

Serge Halimi, journaliste au Monde diplomatique, est notamment l'auteur des Nouveaux Chiens de garde (Raisons d'agir, 1997) et de Quand la gauche essayait (Arléa, 2000).

Revolution R. Budapest 1956 - coffret DVD

Revolution R. Budapest 1956 - coffret DVD
Ed. Clavis films/Politique magazine

Budapest, 1956.
D'abord triomphante, la révolution est bientôt écrasée dans le sang par les chars soviétiques revenus le 4 novembre. Ces tragiques épisodes auront de profondes et durables répercussions sur le peuple hongrois bien sûr, et marqueront une grande fracture dans le système communiste dont les conséquences sur l'opinion et les intellectuels occidentaux seront immenses.

Ce coffret réunit trois documentaires - Le dernier discours de Janos Kadar, La vie d'un espion et Mutter - qui traitent du sujet de la révulotion hongroise et donnent une image riche et complexe de se qui s'est passé dans les rues de Budapest en 1956.
D'après l'éditeur

Europeana. Une brève histoire du XXe siècle

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Ourednik Patrik
Ed. Allia

Une vision très personnelle du XXe siècle

'Les américains qui ont débarqué en 1944 en Normandie étaient de vrais gaillards et mesuraient en moyenne 1 m 73 et si on avait pu les ranger bout à bout plante des pieds contre crâne ils auraient mesuré 38 kilomètres.'

Qu'est-ce que la vérité historique ? La vérité littéraire ? La vérité de la mémoire ? Ce livre ne fournit aucune réponse ou pire, il nous en fournit, nonchalamment, une telle quantité - on croirait assister à une dernière démarque de la solderie du vingtième siècle - que cela revient au même. Cependant il nous livre peut-être une piste avec le thème du Bug du millenium : si les ordinateurs avaient identifié de façon eronnée l'année s'annonçant pendant la nuit du 31 décembre 1999, cela aurait été 'comme si le vingtième siècle et l'attentat sur l'héritier du trône d'Autriche n'avaient jamais eu lieu'.

Patrik Ourednik est né en 1957 à Prague. Il s'est exilé en 1984 en France où il vit depuis. Il est l'auteur de dictionnaires, essais, récits, recueils de poésie et par ailleurs traducteur en tchèque de Rabelais, Jarry, Queneau, Beckett, Simon ou Michaux. Europeana, son premier livre traduit en français, a été élu 'livre de l'année 2001' en Tchéquie et a été traduit dans une dizaine de langues.