Le dernier été du siècle

Le dernier été du siècle
Geda Fabio
Ed. Albin Michel

Été 1999. Un grand-père et son petit-fils se rencontrent pour la première fois après de longues années d'incompréhension familiale qui les ont séparés.

Simone, né le 17 novembre 1938, le jour où l'Italie a promulgué les lois raciales, ne s'est jamais autorisé à vivre, hanté par le souvenir du petit garçon juif traqué qu'il était. Aujourd'hui retiré dans le village du Piémont où il s'était réfugié pendant la guerre avec sa famille, il mène une existence solitaire.

Zeno, un adolescent rêveur et passionné de bandes dessinées, vit au jour le jour, comme tous les gamins de son âge. Peu lui importe le passé ou la mémoire. Pourtant, en partageant avec son grand-père ce dernier été du XXe siècle, il prend conscience de ce qui le lie à lui, tandis que Simone éprouve, pour la première fois, le sentiment d'exister.

Voix importante de la jeune littérature italienne, Fabio Geda, auteur du best-seller Dans la mer il y a des crocodiles, évoque la rencontre de deux générations, chacune à l'épreuve de sa propre solitude, que le temps va rapprocher au fil d'une relation émouvante qui se joue au-delà des mots.

« Un de ces livres où l'on retrouve quelque chose de nos vies, quelque chose qui nous touche d'emblée. » La Reppublica

Les bonnes gens

Les bonnes gens
Hunt Laird
Ed. Actes Sud


Dans une ferme isolée du Kentucky, quelques années avant la guerre civile, une femme blanche et deux jeunes esclaves noires se livrent à une surenchère de violence autour du cadavre décomposé du tyran domestique qui exerçait sur elles son abominable férule. Écrit après la première élection de Barack Obama, ce récit d’une rare intensité sur la sauvagerie des rapports de force tels que le racisme les a durablement instaurés aux États-Unis constitue une impressionnante plongée dans l’inconscient d’une Amérique profonde étrangement sous-représenté dans la fiction américaine contemporaine.

En numérique chez Tropismes : Les bonnes gens

No sex

No sex
Parks Tim
Ed. Actes Sud

La jeune Elisabeth s’est retirée dans un lieu idyllique, un centre de méditation devenu son havre de paix. Les règles y sont strictes : ni sexe, ni paroles échangées, aucune connexion aux réseaux. Pourquoi le bonheur, auquel elle aspire, semble-t-il toujours aussi inaccessible ?
La découverte du journal tenu par un des participants libère ses démons et l’incite à écrire, elle aussi. Avec une bonne dose d’autodérision, elle nous livre sa vérité. Car, dans le passé, elle a été tout autre. Un grand roman : original, profond et captivant.

Notre quelque part

Notre quelque part
Parkes Nii Ayikwei
Ed. Zulma

Romancier, poète du spoken word, nourri de jazz et de blues, Nii Ayikwei Parkes est né en 1974. Il partage sa vie entre Londres et Accra. Notre quelque part, premier roman très remarqué, finaliste du Commonwealth Prize, est une véritable découverte.

Présentation de l'éditeur

Yao Poku est un vieux chasseur. Il raconte l'histoire d'une jeune femme qui, de passage dans son village, poursuit un oiseau magnifique jusque dans la case de Kofi Atta. Ce qu'elle y découvre entraîne l'arrivée de la police criminelle d'Accra, puis celle du médecin légiste Kayo Odamtten. Ce dernier, récemment rentré d'Angleterre, se met à l'écoute d'Oduro, le féticheur du village.

En numérique chez Tropismes : Notre quelque part

Sémaphores

Sémaphores
Ghitany Gamal
Ed. Seuil

Comme Les Poussières de l’effacement et Muses et Égéries, parus précédemment aux Éditions du Seuil, Sémaphores appartient à la série des « Carnets », vaste projet littéraire dans lequel Gamal Ghitany s’attache à transcender la forme du récit autobiographique pour se pencher sur les énigmes de la mémoire, de l'identité, du désir, de la finitude et du temps.

Au sein de cette encyclopédie intime, Sémaphores est une œuvre tout à fait singulière, fruit d’une inlassable traque des réminiscences que l’auteur égyptien a menée du côté des gares et des trains, dans ce monde du rail qui est à la fois une source inépuisable de souvenirs et d’anecdotes, et une puissante métaphore de notre condition humaine. Entre les gares du Caire, d’Alexandrie, Assouan, Rome, Zurich, Moscou ou Pékin, entre l’émoi des premiers départs, les expériences initiatiques, le voluptueux hasard des rencontres et l’approche des destinations, ce Carnet déploie sous nos yeux les territoires infinis du réel et de l’imaginaire.

Papa Sartre

Papa Sartre
Bader Ali
Ed. Seuil

Bagdad, tournant du millénaire. Un écrivain besogneux est chargé par deux individus assez louches d’écrire la biographie d’un certain Abdel-Rahman Shawkat. La tâche s’annonce d’autant plus ardue que ce dernier, porte-parole autoproclamé de l’existentialisme sartrien dans l’Irak des années 1960, n’a laissé aucun écrit, préférant exercer dans les cafés et les cabarets. À mesure que le biographe progresse dans son enquête et retrace le parcours tortueux de cet épigone irakien de Sartre, nombre de questions se font jour quant aux motivations profondes de ses commanditaires et aux circonstances de la mort du pseudo-philosophe.

Ali Bader dresse un tableau truculent de la société bagdadienne entre les années 1950-1960 et la fin du siècle, une fresque dans laquelle se croisent aristocrates, marginaux, marchands, danseuses de cabaret, militants trotskistes, travailleurs journaliers, ministres et intellectuels de troisième zone... Papa Sartre est à la fois une biographie fictive délirante, un roman d’enquête aux accents postmodernes et une satire des milieux intellectuels irakiens et arabes. Un récit énergique, à la fois drôle et déroutant, qui met les pieds dans le plat en abordant les délicates questions de l’identité, du savoir et du pouvoir.

Trois vies de saints

Trois vies de saints
Mendoza Eduardo
Ed. Seuil

A l'occasion du Congrès eucharistique de 1952, un évêque latino-américain au passé trouble est hébergé dans une famille catalane ; un coup d'Etat dans son pays l'entraîne dans de rocambolesques péripéties à travers les rues de Barcelone. Le fils d'une célèbre ophtalmologue soudain décédée rentre précipitamment d'Afrique pour recevoir à Bruxelles un prix prestigieux au nom de sa mère, et prononce une diatribe contre le milieu scientifique. Un criminel incarcéré s'initie à la littérature grâce à une professeur qui enseigne dans les prisons et devient un auteur de best-sellers. Dans ces trois récits, les saints, comme on peut s'y attendre, ne sont ni des martyrs ni des anachorètes, mais des fous ou des génies prêts à renoncer à tout pour une idée.

Le lecteur retrouvera dans ces histoires l'humour inimitable d'Eduardo Mendoza, ainsi que sa tendresse et sa réflexion profonde sur notre société.

Un bébé d'or pur

Un bébé d'or pur
Drabble Margaret
Ed. Christian Bourgois

« Je m'intéresse beaucoup à l'idée de l'innocence, l'idée qu'une personne soit incapable de faire le mal, car pour la plupart nous sommes assaillis de pensées malveillantes. Anna, le 'bébé d'or pur' du roman, est innocente, détachée de tout héritage. Instinctivement, elle cherche à faire le bien, à contenter les autres. » Margaret Drabble

« Un bébé d'or pur est le cadeau inattendu d'un grand auteur. Comment traiter un enfant qui évolue parmi nous d'une manière différente des autres ? La réponse surgit sous la plume de Margaret Drabble avec une profondeur et une empathie que peu d'écrivains maîtrisent. » Alice Sebold

« L'un des écrivains les plus provocateurs intellectuellement et qui donnent le plus à réfléchir. » Financial Times

American desperado

American desperado
Jon Roberts & Evan Wright
Ed. 13e note

Wright est un grand journaliste, Roberts un génie du crime. Ensemble, ils retracent la jeunesse mafieuse de Jon Roberts à New-York, ses dérapages de commando au Vietnam, son ascension de cocaine cowboy... Ce sera la matière d'American Desperado, effrayante épopée de la réussite criminelle.

« Dans les années 1980, on arrêtait des petits consommateurs de drogue colombiens qui nous parlaient d'un gringo barbu. [...]
- Il a un nom ?
- John.
Pendant des années, on a recherché un « gringo barbu » nommé John.
Je n'ai jamais pensé que son nom pouvait s'écrire sans 'h'.
On a récolté quelques informations. C'était un vétéran du Vietnam, un cinglé hyper-violent qui voyageait en compagnie d'un géant.
- Un géant ? Tu te fous de nous !
- Je vous jure, le gringo travaille avec un géant.
Pendant des années, on n'a eu que ça pour enquêter : John, Gringo barbu. Se balade avec un géant. »

« Un tour de force. Le meilleur récit sur le crime depuis Les Affranchis de Nicholas Pileggi. »
Rich Cohen, auteur de Yiddish Connection

« Le Moby Dick des Mémoires sur la Mafia. »
David Lipsky, auteur d'Absolutely American

« Wright, en évoquant les étranges passions de Jon Roberts, parvient à rendre sympathique ce vieux salopard. »
Miami New Times

« Jon Roberts s'avère un narrateur bourré de charme, en grande partie grâce à son coauteur Evan Wright, qui pénètre avec aisance dans son univers terrifiant pour lui permettre de livrer son histoire. Bien que je prie pour ne jamais me retrouver dans la même pièce que Roberts, il m'a été impossible de lâcher son livre. »
Steven Gaines, guitariste de Lynyrd Skynyrd

« Le genre de récit dont les auteurs de polars sont envieux, parce que la réalité dont il rend compte dépasse de loin la fiction. Captivant, addictif à vous donner le tournis, ce témoignage unique en son genre trônera dans votre collection de livres sur le crime. »
Chuck Hogan, auteur du Prince des braqueurs

Automobile club d'Egypte

Automobile club d'Egypte
El Aswany Alaa
Ed. Actes Sud

En cette fin des années 1940, sous les pales des ventilateurs de l’Automobile Club du Caire, l’Égypte des pachas et des monarques flirte avec aristocrates et diplomates de tout poil, pour peu qu’ils soient européens. Régulièrement, Sa Majesté le roi honore de son éminente présence la table de poker. Extravagance, magnificence et décadence qui s’arrêtent aux portes des salons lambrissés. Dans les communs, une armada de serveurs et d’employés venus de Haute-Égypte et de Nubie s’escriment à satisfaire les exigences de l’inflexible El-Kwo, le chambellan du roi. L’esclave du monarque est aussi le chef suprême des employés de tous les palais royaux, qui régente dans ses moindres détails leur misérable existence et se délecte à professer l’art de la soumission.
Parmi ses “sujets” : Abdelaziz Hamam, descendant d’une puissante famille ruinée, venu au Caire dans l’espoir d’assurer l’éducation de sa progéniture. À suivre les chemins contrastés qu’empruntent ses enfants, on découvre les derniers soubresauts de l’Égypte pré-nassérienne : morgue des classes dominantes, dénuement extrême des laissés-pour-compte, éveil du sentiment nationaliste. De toute part l’édifice se lézarde, et dans le microcosme de l’Automobile Club, où le visage noir charbon d’un domestique ajoute une touche d’élégance au décorum, frémissent les temps futurs et l’explosion révolutionnaire qui va embraser le pays.
Engagé et humaniste comme jamais, Alaa El Aswany renoue ici avec les récits populaires et hauts en couleur de l’irrésistible Immeuble Yacoubian et désigne inlassablement la seule voie juste pour son pays : une démocratie égyptienne à construire.

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