Les saisons de la solitude

Les saisons de la solitude
Boyden Joseph
Ed. Albin Michel

'Je pensais à mon frère et me rendis compte avec horreur que j'avais gardé quelque espoir qu'il réapparaisse un jour ou l'autre. [...] Et pendant que je pensais à cela et regardais les visages autour de moi, je compris pour la première fois de ma jeune vie que ces expressions stoïques cachaient quelque chose. A regarder les gens présents, je m'aperçus que parmi eux il n'y avait qu'une seule famille qui n'avait pas perdu d'enfant : les Purdy, qui n'en avaient pas. Les Glasser avaient enterré leur bébé le matin même. Et je vis dans les yeux de ces gens une sympathie que seule une personne qui avait eu la même expérience pouvait voir. Je n'avais jamais vu la douleur parce que je ne l'avais jamais éprouvée. Maintenant je faisais partie de la communauté. J'étais l'un d'entre eux. '
Saison après saison, les Arbuckle luttent pour la survie de leur ranch du Montana. La Nature y est parfois traîtresse, comme en ce jour d'automne 1916 où George, l'aîné, le fils le plus prometteur, se noie dans la rivière. Quelque temps plus tard, Katie, l'une des filles, périt à son tour. Refusant la fatalité, Blake Arbuckle, encore adolescent, se laisse gagner par le soupçon : et si c'était Jack, son second frère, le responsable de ces deux disparitions ?
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L'erreur est humaine

Couverture non disponible
Allen Woody
Ed. Flammarion

« Ce que je sais, en physique, c'est que pour un homme se tenant sur la berge, le temps passe plus vite que pour celui qui se trouve en bateau - surtout si ce dernier est avec sa femme. »

Dans L'erreur est humaine, Woody Allen renoue avec un sens du décalage, de la dérision et de l'absurde qui rappelle l'esprit de ses premiers films. Avec, comme toujours, des dialogues à hurler de rire.
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Le club des parenticides

Le club des parenticides
Bierce Ambrose
Ed. Sillage

Une journée de juin 1872, au petit matin, j'ai tué mon père - cela m'a beaucoup marqué à l'époque. C'était avant mon mariage, alors que j'habitais chez mes parents dans le Wisconsin...

Ambrose Bierce a endossé presque tous les rôles : soldat pendant la guerre de Sécession, douanier en Alabama, chercheur d'or, journaliste à San Francisco, Londres ou Washington, enfin aventurier valétudinaire au Mexique. Il lui en resta une ironie glacée et un sens aigu du grotesque, dont son talent de nouvelliste sut tirer le meilleur parti.
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Aes triplex Suivi de El Dorado

Aes triplex Suivi de El Dorado<br />
Louis Stevenson Robert
Ed. 10/18

Nous pouvons jouer avec le mot vie et sa douzaine de sens différents jusqu'à ce que nous soyons las de jouer ; nous pouvons discuter dans divers langages de toutes les philosophies de la terre, mais un fait demeure indubitable - nous n'aimons pas la vie, tout préoccupés que nous sommes de la conserver ; à vrai dire nous n'aimons pas la vie du tout, mais le fait d'être vivant.
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Lisières du givre

Lisières du givre
Vesaas Tarjei
Ed. Grèges

Lisières du givre est une anthologie composée à partir des onze recueils publiés par Vesaas, tout en incluant également des poèmes de jeunesse, comme d'autres posthumes. Elle reprend les textes les plus importants de son oeuvre, dont certains ont une valeur déclarée d'art poétique. La composition du recueil s'efforce en outre de refléter les différents genres pratiqués par l'auteur (de la suite, au poème bref, en passant par le poème en prose), et de rendre justice à sa palette tonale, ainsi qu'à l'ampleur de registres qu'il sollicite.
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Ursua

Ursua
Ospina William
Ed. JC Lattès

Je ne connais personne dans notre langue ayant une prose aussi sublime que William Ospina dans Ursúa. » Fernando Vallejo, auteur de La Vierge des tueurs.

C'est en 1544 que Pedro de Ursúa, jeune basque de dix-sept ans, s'embarque pour Lima en quête d'or et de gloire. Sur ces terres déjà conquises par Pizarro et Cortés, le règne du grand Inca touche à sa fin. Pedro de Ursúa se lance donc à la conquête du Nouveau Royaume de Grenade, dans un périple hallucinant entre barbarie et fascination.

Ses aventures, contées par un sang-mêlé à la voix envoûtante et poétique, sont une épopée incroyable à travers l'Amérique latine du XVIe siècle, mais aussi un roman inoubliable sur le destin, la violence du pouvoir, l'ambition et la perte de l'innocence.
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Ce que je sais

Ce que je sais
Cowan Andrew
Ed. Joëlle Losfeld

Mike Hannah mène une vie calme et ordinaire avec sa femme et ses deux enfants dans une banlieue cossue en Angleterre, et travaille comme privé pour un cabinet d'assurances. Le jour de ses quarante ans, il entreprend des travaux dans son jardin et se blesse au dos. En partie immobilisé, comme le héros de son film préféré, Fenêtre sur cour, Mike guette, espionne, puis traque chacun des faits et gestes de ses proches, épie sa femme et son voisinage. Voyeur par simple curiosité pour alimenter son imaginaire afin de tromper son ennui, il comprend à son corps défendant qu'il est passé à côté de son existence. Car à force d'observer la vie des autres, on est parfois pris à son propre piège...
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La perte en héritage

La perte en héritage
Desai Kiran
Ed. Des 2 Terres

« Lola avait une fille, reporter à la BBC, qu'elle allait voir de temps à autre. À son retour, elle bassinait tout le monde : ?Une pièce admirable, et les fraises à la crème...
- Ah, ma chère, ces fraises et cette crème, c'était divin, et servies dans un jardin dé-é-licieux, dit Noni, singeant sa s?ur. Comme si on ne pouvait pas trouver la même chose à Kalimpong ! Qui plus est, ici, on peut manger sans avoir à minauder et à prendre des airs comme un cochon juché sur des talons aiguille.? Mais Lola était trop excitée pour prêter attention à ce qui se disait. Ses valises étaient bourrées de Marmite, de cubes de bouillon Oxo, de sachets de soupe Knorr, d'After Eight et de sous-vêtements de chez Marks and Spencer, ce dernier article constituant à ses yeux l'essence, que dis-je la quintessence, de la civilisation anglaise. Convaincue qu'elle était que la reine elle-même ne portait pas autre chose... »

Orpheline à seize ans, Sai, qui a passé plusieurs années sous la férule des bonnes soeurs, se retrouve chez son grand-père, juge de district à la retraite, dans le nord de l'Inde. Elle vit les enchantements et désenchantements du premier amour, sous l'oeil distrait du cuisinier de son grand-père, le père de Biju. Biju, lui, attiré par le mythe américain, s'est expatrié à New York. Sa quête d'identité passe par la solitude, le dépouillement, l'exploitation des sans-papiers, et finalement, le retour au pays. La Perte en héritage est l'histoire d'êtres dépouillés de leur culture, déçus par l'Occident, et qui cherchent tant bien que mal à recouvrer leur dignité.
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Le dernier paradis de Manolo

Le dernier paradis de Manolo
Warner Alan
Ed. Christian Bourgois

Manolo Follana, séducteur espagnol de quarante ans, s'est aménagé une existence confortable dans sa ville natale. Quand son médecin lui annonce qu'il est atteint d'une grave maladie, le temps s'accélère et le sursis l'incite à se pencher sur ses souvenirs. Au milieu de sa solitude mélancolique débarque Ahmed, un immigré clandestin qu'il invite à habiter chez lui et qui l'aidera à enfin s'ouvrir au monde. Ceci jusqu'au cruel coup de théâtre final où Manolo le vaniteux subira une prodigieuse métamorphose.
Cette « chronique d'une mort annoncée » mêle avec un rare brio l'émotion, l'humour, le travail méticuleux d'une mémoire implacable, des anecdotes hilarantes et des évocations mélancoliques, le comique de la gaucherie adolescente et des prétentions provinciales, la profondeur humaine et la compassion. Alan Warner est l'un des plus grands romanciers anglais actuels et ce livre est sa plus belle réussite.
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Le syndrome d'Ulysse

Le syndrome d'Ulysse
Gamboa Santiago
Ed. Métailié

Paris est toujours un merveilleux fantasme pour les jeunes écrivains latino-américains, Esteban vient y étudier la littérature, mais il y découvre aussi la pluie, le froid, la solitude et la plonge dans le sous-sol d'un restaurant coréen. Il rencontre d'autres émigrés, coréens, marocains, latino-américains, roumains, africains, tous porteurs d'une histoire qu'ils nous racontent avec sincérité. Tous jeunes, désespérés, inventifs et sans le sou, ils trouvent le salut dans leur solidarité, leur amitié, et se raccrochent à l'unique chose qui leur prouve leur humanité : le sexe. À travers lui, ils se retrouvent égaux et peuvent croire un instant que tout peut changer. Esteban est un amoureux maladroit, sincère et volage, qui souffre de la jalousie et de l'abandon tout en pratiquant avec enthousiasme une vie érotique échevelée et drôle qui le conduira à ce pour quoi il est venu à Paris, l'écriture.

Romancier traitant avec une infinie tendresse ses personnages ballottés dans un monde de misère et de désespoir, Santiago Gamboa se place à l'ombre de Henry Miller pour nous raconter avec distance et un humour exceptionnel ces Jours tranquilles dans un Paris moderne au coeur de la mondialisation.

Un roman prenant, juste, plein d'énergie vitale, et magnifiquement écrit.
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