Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, Laetitia Perrais a été enlevée à 50 mètres de chez elle, avant d'être poignardée et étranglée. Il a fallu des semaines pour retrouver son corps. Elle avait 18 ans. Ce fait divers s'est transformé en affaire d'État : Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a reproché aux juges de ne pas avoir assuré le suivi du « présumé coupable », précipitant 8000 magistrats dans la rue.
Paul Katrakilis est le petit-fils d'un des médecins de Staline, Spyridon, qui a fui l'URSS en emportant avec lui un fragment du cerveau du dictateur et s'est installé à Toulouse. Comme son grand-père, il fait médecine mais n'a pas la vocation et ne se sent pas à sa place dans son étrange famille. Après un voyage en Floride, il rentre en France à la mort de son père et tombe sur d'étranges carnets.
(Présentation de l'éditeur)
Madame Rebernak ne veut pas recevoir son cousin Freddy à sa sortie de prison. Elle craint qu'il ne s'en prenne à sa fille Clémence. C'est pourquoi elle décide d'en parler à maître Montussaint, le notaire qui lui a déjà rendu bien des services.
« Vous êtes le peintre et le musicien de ces femmes, elles deviennent des personnages centraux de vos romans, elles peuvent prendre d'autres formes, d'autres figures, elles sont parfois rejointes par celles dont on ne peut pas dire le nom. Ce moment où l'une ou l'autre sort des vagues est unique, ce foulard est unique, ce fou rire aussi. La poudre du temps leur appartient. »
Ce livre raconte comment l'esprit vient aux filles. On y apprendra, entre autres :
comment naître à neuf ans
comment survivre à la perte de l'innocence
comment grandir sans sombrer
comment aimer l'autre sans souhaiter sa diminution
comment faire entendre la musique de l'alexandrin
comment désirer sans fin
comment remettre sa vie dans le bon sens
On peut la jouer tout sourire au quotidien. N'empêche... ça mijote, ça travaille dans les profondeurs ! La prudence ou la lâcheté espèrent qu'on laissera clapoter le moût dans le fond des marmites jusqu'à l'extinction totale des fermentations. On s'efforce d'y croire. Mais des histoires comme ça, faut être drôlement solide pour les étouffer, mettre son mouchoir pardessus et n'en jamais rien dire...
D'ailleurs je ne sais pas où cette mise en mots va m'emmener, ni pourquoi je suis saisi par le besoin de raconter ces histoires et les bouts de vie en forme de culs-de-sac qui vont avec.
Conversations un soir de vernissage à Beaubourg ; l'exposition est consacrée à un vidéaste. Les invités se croisent, s'évaluent, superficiels, ironiques. Il y a aussi l'artiste, une amie, un admirateur, et d'autres - figures d'un théâtre d'ombres. Devant les écrans de contrôle, quelqu'un veille. Mais il suffit d'un incident technique pour faire déraper la soirée. Le monde réel vacille, s'efface, une autre réalité apparaît.
« Que demain j'arrête définitivement de taper sur mon clavier, que demain, j'arrête de croire en les mots, personne ne s'en souciera (...). Un jour les mots ne m'exalteront plus, et je saurai enfin écrire un peu. Car les utiliser implique de se brûler les doigts à chaque phrase. Et mes doigts sont rongés de cicatrices. Les mots y ont forgé des trous béants. »
On peut la jouer tout sourire au quotidien. N'empêche... ça mijote, ça travaille dans les profondeurs ! La prudence ou la lâcheté espèrent qu'on laissera clapoter le moût dans le fond des marmites jusqu'à l'extinction totale des fermentations. On s'efforce d'y croire. Mais des histoires comme ça, faut être drôlement solide pour les étouffer, mettre son mouchoir pardessus et n'en jamais rien dire...
D'ailleurs je ne sais pas où cette mise en mots va m'emmener, ni pourquoi je suis saisi par le besoin de raconter ces histoires et les bouts de vie en forme de culs-de-sac qui vont avec.
Lyon, 1983. Un groupe de rock français, les Futuristes, connaît les balbutiements d'un succès qui ne demande qu'à s'accroître pour conquérir le monde... Encore faut-il être à la hauteur de ses ambitions. Le groupe, à l'instar de la gauche au pouvoir, va-t-il prendre ce fameux «tournant de la rigueur» qui, en vous délestant de vos illusions, peut aussi vous permettre de survivre ?