L'île de la tentation

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Leacock Stephen
Ed. Le Dilettante

Athéna

Athéna
Banville John
Ed. Laffont/Pavillons

« Banville est un maître. » The Times

« Un orfèvre des mots. » Newsday

« Quand je suivis cette (ô combien !) parfaite étrangère, je n'avais pas d'autre idée en tête que de savoir où elle allait. (...) Elle portait une robe noire à manches courtes et des talons ridiculement hauts sur lesquels elle marchait d'un pas chancelant mais rapide, son sac serré contre son sein, son cou mince projeté vers l'avant et sa tête baissée, de sorte qu'à chaque claquement de ses talons, elle semblait contempler le bord d'un précipice béant. Très pâle, avec une frange de cheveux noirs coupés au carré (ma Lulu !), des épaules étroites portées haut et des jambes très fines... sous le soleil de cette journée chaude, elle était étrange dans tout ce noir... une veuve de fraîche date se rendant chez le notaire pour la lecture du testament. »

Morrow, historien de l'art, accepte d'authentifier huit tableaux de maître d'une provenance obscure. Dans la maison presque vide qui les abrite, il rencontre une mystérieuse femme brune, A. Tous deux vivent une passion violente, aussi violente que les scènes mythologiques des tableaux, illustrant un désir meurtrier. Mais dès qu'ils ne sont plus seuls, A. disparaît, comme si elle avait jailli d'une toile pour se jouer de Morrow...

Mi-conte philosophique, mi-polar, un puzzle brillant sur la confusion de la vie et de l'art.
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Un petit boulot

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Levison Iain
Ed. Liana Levi

Correspondances croisées

Correspondances croisées
Marina Tsvetaeva & Boris Pasternak
Ed. Syrtes/Littérature étrangère

La rencontre annoncée dans cette correspondance entre deux génies de la poésie russe du XXe siècle est un événement littéraire exceptionnel. Exceptionnelle, elle l'est doublement, cette relation épistolaire entre poète soviétique et poète de l'émigration, alors que, après une phase de liberté surveillée où les échanges étaient encore possibles, la culture russe se scinde irrémédiablement, et ceci pour toute la durée de l'expérience soviétique.

Boris Pasternak et Marina Tsvetaeva s'étaient rencontrés à Moscou en 1918. Ce n'est qu'en 1922 qu'ils se sont véritablement découverts au travers de leurs écrits respectifs. Pendant quatorze années, ils ont entretenu une correspondance d'une densité et d'une intensité rares dans laquelle se tissent, étroitement mêlées, passion sentimentale et poésie, sur fond d'époque historique et d'histoire littéraire. Plus de trois quarts des lettres échangées entre ces deux êtres radicalement différents sont inédits. Dessinant une courbe en arc de cercle, la relation se noue, suit un mouvement ascendant jusqu'à atteindre un pic paroxystique, décroît, se dénoue et finit par se défaire définitivement.

Il faut lire les lettres de Tsvetaeva et de Pasternak comme leur poésie, comme une oeuvre à part entière. Loin d'être en marge de leur destin littéraire, les lettres étaient, au coeur même de celui-ci, laboratoire de l'écriture - mais également laboratoire de la vie, car c'est au gré de ces lettres que se façonnent les événements majeurs de leur biographie. Les mots échangés sont dérobés à la vie, au quotidien, à la famille.

La fille de Tsvetaeva, Ariadna Efron, avait décidé que ces lettres ne devaient être publiées qu'après cinquante ans, à condition que cette édition soit intégrale. Elle les confia aux Archives nationales de Moscou qui n'autoriseront leur parution qu'en l'an 2000.
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Archipel de la douleur

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Buch Hans-Christoph
Ed. Grasset

Séjours à la campagne

Séjours à la campagne
Georg Sebald Winfried
Ed. Actes Sud/Lettres allemandes

Suivi de 'Au royaume des ombres' de Jan Peter Tripp

A travers six portraits inoubliables et richement illustrés de Johann Peter Hebel, Jean-Jacques Rousseau, Eduard Mörike, Gottfried Keller, Robert Walser et du peintre Jan Peter Tripp, W.G. Sebald évoque ses propres visions, ses propres hantises, tout en rendant hommage à des artistes dont la vie et l'oeuvre l'ont autant intrigué qu'initié. Il célèbre à sa manière leur persévérance, leurs sacrifices, et leur génie pour réinventer la beauté et l'utopie, malgré tout.

Séjours à la campagne invite aussi à découvrir le paysage préalpin, région dont tous les artistes de ce recueil sont originaires, y compris W.G. Sebald. Ainsi, quelques années avant sa mort, l'auteur revisite les contrées de son enfance.

En fin de volume, on trouvera Au royaume des Ombres, un texte écrit par Jan Peter Tripp, en hommage à son ami W.G. Sebald, ainsi que le portrait posthume qu'il a peint de lui.

Erec et Enide

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Vazquez Montalban Manuel
Ed. Seuil

A la veille de Noël, Julio Matasanz, grand médiéviste et professeur émérite,

prononce à l'occasion de son départ à la retraite une conférence sur Erec et Enide, le premier roman de Chrétien de Troyes, réflexion sur l'amour et la mort. Parallèlement, Madrona, son épouse, qui appartient à la grande bourgeoisie barcelonaise, tente d'organiser un Noël heureux car elle sait sa vie gravement menacée. Elle tente de faire revenir son neveu et sa femme, volontaires dans une ONG, qui vivent en Amérique centrale les mêmes aventures qu'Erec et Enide aux temps de la cour de Bretagne. Dans ce roman émouvant et sans complaisance, Manuel Vazquez Montalban dresse le bilan d'une génération passée à côté des choses essentielles de la vie et offre à celle qui suit la possibilité de choisir, s'il en est encore temps, entre l'égoïsme et le repli sur soi et les relations entre les hommes. Présentation de l'éditeur
Auteur de romans policiers, Manuel Vazquez Montalban (né en 1939 à Barcelone et décédé en octobre dernier) est projeté sur la scène internationale avec les aventures détective privé Pepe Carvalho.

Le voyage en bleu

Le voyage en bleu
Dalager Stig
Ed. Actes Sud

A l'approche de sa mort, Hans Christian Andersen, l'auteur des contes universellement connus, cherche le pardon pour sa vanité et pour avoir laissé sa mère et sa demi-soeur dans leur misère. Lui qui s'est largement mis en scène comme le vilain petit canard devenu cygne n'aimait pas qu'on lui rappelle ses origines modestes. Pour se faire une place dans un milieu qui lui était complètement fermé au départ, et où il voulait être acteur, il essuya d'innombrables humiliations et échecs avant d'écrire ses contes enfin appréciés de la critique.

Au fur et à mesure que son état s'aggrave, Andersen est hanté par les personnes-clés de son existence, revoit les lieux qu'il a visités, de Paris à Constantinople, de Londres à Rome. Il fait le bilan de ses regrets et semble peu à peu accepter l'échéance qui vient.

Malgré la renommée internationale dont il a joui de son vivant, malgré les louanges de plusieurs familles royales, de divers mécènes aristocrates et de grands artistes internationaux tels Hugo, Dumas, Balzac, Heine et Dickens, Andersen doutait terriblement de lui-même et de son oeuvre. Abonné à l'amour impossible, il fut l'éternel insatisfait, vivant par procuration, se réfugiant dans son imaginaire avec un désir presque permanent d'être ailleurs ou d'être quelqu'un d'autre.
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Ville à vif

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Humaydane-Younes Imane
Ed. Verticales

Armée de folie

Armée de folie
Butts Mary
Ed. Anatolia/Rocher

Dans ce roman visionnaire du Graal, Mary Butts saisit le climat spirituel des années vingt. Mary Butts avait un penchant notoire pour l'insolite, en art comme dans la vie, un formidable goût de la fête ; elle prenait un plaisir extrême aux écarts de conduite les plus extravagants - traits qui apparaissent dans Armée de folie, avec ses bribes de chansons et de poèmes, ses personnages qui dansent, festoient, plaisantent, et jusque dans cette langue nerveuse, visuelle, directe, parfois énigmatique et frappante, ramassée, inattendue.

Ce roman est imprévu, incontrôlé, créant une sensation de folie, donnant l'impression qu'une force supérieure perturbe et bouleverse les protagonistes et le livre lui-même. On ne perd jamais de vue ni les personnages ni ce qui les entoure - les dieux, la nature, les objets. L'art et la vie peuvent coexister, dans le ciel et sur la terre, car il s'agit pour Mary Butts d'un royaume comme celui du Graal. La folie des années vingt - confusion, colère et désespoir, ainsi que l'élévation de l'âme -, c'est aussi la folie d'essayer de vivre la vérité des mythes et des légendes, une folie qui est l'arme de Scylla et de Picus. Ceux-ci, en s'identifiant à ce qu'ils aiment, se trouvent illuminés et unis.
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