Le passé

Le passé
Pauls Alan
Ed. Bourgois

«Une passion éternelle sortant des sentiers battus rythme Le passé, un roman gothique d'amour dont les protagonistes sont deux jeunes amoureux fantômes condamnés à se rendre fous l'un l'autre», expliquait Alan Pauls.

«Un livre que l'on lit dans un éclat de rire glacial», ajouta à Barcelone l'écrivain Rodrigo Fresán, lors de la remise du prix Herralde en 2003.

Rimini et Sofia sont les protagonistes de cette longue histoire d'amour mêlant harcèlement, chantage sentimental, trahison et crime. «La protagoniste est comme un fantôme dont la spécialité est le retour», explique Pauls, reconnaissant que Marcel Proust et l'humoriste Jerry Seinfeld sont les deux grandes influences de ce roman rempli de ses drogues favorites.

El País, 2003

Le cas du docteur Koukotski

Couverture non disponible
Oulitska Ludmila
Ed. Gallimard

Caton l'Ancien

Caton l'Ancien
Corti Eugenio
Ed. De Fallois

C'est avant tout l'histoire d'un homme, Marcus Porcius Caton (dit Caton l'Ancien, 234-149 avant J.-C.), symbole emblématique des vertus romaines dans une époque de crise et de changements profonds, qui curieusement rappelle notre époque par certains aspects.

Pendant toute sa vie Caton a été un paysan, en plus d'un soldat, d'un consul, d'un censeur, d'un orateur, d'un historien, et même d'un poète qui respectait la métrique ancienne.

Autour de lui, il y a le peuple romain qui est encore fait de paysans, et qui, sans l'avoir voulu, emporté par l'histoire, va devenir en moins de cinquante ans le maître de tout le monde connu.

Dans toutes les fonctions qu'il a exercées, Caton affronte avec un grand courage les plus grands périls qui menacent Rome : par exemple la corruption (qui pénètre dans le jeune monde romain à la suite de la grande culture grecque), la concurrence économique de Carthage (fondée sur le recours à l'esclavage comme méthode de production), et finalement la popularité excessive des grands généraux romains eux-mêmes.

Évoqués sous nos yeux avec un grand talent littéraire, nous voyons vivre les hommes de ce temps-là. Les hommes du peuple, les nobles, les esclaves, les légionnaires, les affairistes sordides (que Caton chassera de sa province, quand il sera préteur), les sévères matrones romaines, les libres Barbares d'Espagne, les audacieux pirates illyriens, les Grecs orgueilleux, mais désormais incapables d'assurer leur indépendance.

Comme s'ils étaient descendus des monuments dans lesquels les a pétrifiés l'histoire, nous voyons vivre en particulier les deux plus grands contemporains de Caton : Scipion (dont Corti nous dit qu'il était « naturaliter christianus ») et Hannibal, le stratège incomparable, qui ne réussit pas à sauver de la ruine la patrie qu'il aimait par-dessus tout.
Présentation de l'éditeur

Pourquoi s'en faire ?

Couverture non disponible
Franzen Jonathan
Ed. L'Olivier

Une vie e part

Une vie e part
Burnside John
Ed. Métailié

David Zimmer a perdu sa femme et ses fils dans un accident d'avion.

Au bord de la dépression, anéanti devant la télévision, son attention est soudain retenue par un acteur du cinéma muet, un certain Hector Mann, disparu depuis 1929. Pour la première fois depuis des mois, David est sous le charme ; ce virtuose du septième art parvient à le faire rire, et, pour ce petit miracle, David décide de se lancer dans la filmographie du personnage. Le livre publié, il s'invente une autre raison de vivre et entreprend la traduction des Mémoires d'outre-tombe. Un soir, une inconnue débarque chez lui et, sous la menace, lui impose un très long voyage. Elle a pour mission de l'amener le plus vite possible au chevet d'Hector Mann qui, mourrant, l'appelle pour lui léguer un étrange héritage. Malgré l'improbabilité de l'histoire, David se laisse entraîner?
Avec Le Livre des illusions, Paul Auster fait un brillant retour romanesque. Dès les premières pages, le lecteur est littéralement emporté par le torrent narratif. Au-delà de l'extraordinaire et mystérieuse histoire d'Hector Mann, l'auteur nous entraîne au c?ur des destins qui s'entrecroisent dans un monde à la hauteur de son incomparable imaginaire. Le livre des illusions ne pourrait s'appeler autrement : cinéma, suspense, enquêtes, meurtres et histoires d'amour, tout est là, magistralement orchestré, pour finalement disparaître dans un nuage de fumée?

Un drôle d'héritage

Couverture non disponible
Gallagher Dorothy
Ed. Autrement

Tokyo décibels

Tokyo décibels
Tsuji Hitonari
Ed. Naïve

Arata est chargé par la mairie de contrôler les nuisances sonores de son quartier. Son appareil à mesurer les décibels en main, il parcourt Tokyo. Très vite se fait jour en lui l'étrange projet d'établir une carte sonore de la mégalopole.
Ballotté entre Fumi, sa compagne qui s'éloigne de lui et qu'il finira par mettre sur écoute, et Mariko, sa partenaire de jeux érotiques qui répond au téléphone rose, Arata cartographie et donne forme à son trouble dans une ville devenue chambre d'échos de ses dissonances intérieures.
Avec ce roman singulier et vibrant, Hitonari Tsuji déploie une Carte du Tendre où intrigues, incompréhensions, désirs passent par l'ouïe, masque et révélateur des sentiments...
Présentation de l'éditeur

Les poèmes du colonel

Couverture non disponible
Ovieda Valdivieso Ramiro
Ed. Jacques Brémond

Perdido

Perdido
Colic Velibor
Ed. Serpent à plumes

'Et je vis sept anges qui se tiennent devant Dieu, et sept trompettes leur furent données.' (Apocalypse, VIII,2.) Et si au commencement était le jazz? Les anges de l'Apocalypse furent peut-être les membres d'un orchestre de jazz harnachés de plumes. C'est ce que laisse entendre Velibor Colic dans ce roman écrit en hommage à Benjamin Francis 'Ben' Webster, saxophone ténor né à Kansas City, dans le Missouri aux Etats-Unis, le 27 mars 1909 et mort à Amsterdam aux Pays-Bas le 20 septembre 1973. L'auteur y revisite en effet les principales étapes de l'existence de ce prodigieux musicien, l'un des plus célèbres de l'inoubliable orchestre de Duke Ellington. En découvrant le destin de ce jazzman d'exception, c'est l'épopée du jazz que nous revisitons de l'intérieur. Velibor Colic nous entraîne avec délectation et subtilité dans l'intimité fragile de musiciens qui sacrifièrent tout à cet art majeur. Et de mémoire Velibor Colk n'est pas démuni. Celle du c?ur aussi, qui comble si majestueusement les inconnues de l'histoire. Grâce à ce livre incandescent, 'Neb' ou 'Ben' Webster, ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, entre plus encore, avec les personnages majuscules qui ont animé sa vie : ses parents, ses amours, ses amis musiciens (Duke Ellington, Oscar Peterson, Ray Brown, Herb Ellis, Stan Levey...), au Panthéon du jazz.
Présentation de l'éditeur

Sibérienne

Couverture non disponible
Diaz Jesus
Ed. Gallimard

Un Noir en Sibérie

Au début des années quatre-vingt, un apparatchik de La Havane, cherchant à surprendre ses collègues de Moscou, a soudain une idée qui lui semble fort originale : si les Russes ont été capables d'envoyer un homme dans l'espace, eux, les Cubains, vont expédier un Noir en Sibérie. Voici comment le jeune journaliste Barbaro Valdes quitte un jour son île tropicale et se retrouve, une semaine plus tard, par -50°, aux confins de la taïga. Il est censé écrire une série d'articles sur les vastes projets de développement entrepris par le grand frère soviétique dans cette partie de la planète. Mais très vite, la couleur des yeux de son interprète, la belle Nadejda Chalamov, l'intéresse plus que les pipe-lines et les chemins de fer qu'on lui montre. Pour gagner l'amour de cette femme - un amour aussi intense que le paysage sibérien -, Barbaro ira bien au-delà des frontières idéologiques, culturelles, et jusqu'au bout de lui-même : au milieu des plaines infinies, il sera le fils noir du soleil des Caraïbes qui s'attache à jamais au coeur blanc de la neige. Présentation de l'éditeur
Jesus Diaz (1941-2002) est un des auteurs majeurs de la littérature cubaine contemporaine. Il est l'auteur de des romans Les initiales de la terre; Les paroles perdues et Parle-moi un peu de Cuba.