Nous avons le grand plaisir de recevoir Isabella Checcaglini, fondatrice et éditrice des éditions Ypsilon, pour une rencontre consacrée à l’œuvre de Natalia Ginzburg, figure majeure de la littérature italienne du XXe siècle.
À l’occasion de la parution prochaine de Vie imaginaire (traduit de l'italien par Muriel Morelli), recueil inédit en français, Isabella Checcaglini reviendra sur le travail d’édition et de traduction de ce texte singulier, mais aussi plus largement sur la voix si particulière de Ginzburg – à la fois discrète et inoubliable, ironique, lucide, intensément humaine.
Tropismes vous invite à rencontrer Gilles Collard à l'occasion de la parution de Klaus, une vie antifasciste aux éditions Flammarion.
Dans la célèbre famille du prix Nobel de littérature Thomas Mann, c’est du fils que nous pouvons tirer des leçons pour notre temps. Écrivain précoce et prolifique, Klaus Mann invente une manière de vivre préfigurant les sexualités queer.Avec sa sœur Erika, il incarne l’esprit de la République de Weimar. Dès le début des années 1930, Klaus alerte sur les dangers qui menacent
la fragile démocratie et l’Europe tout entière. En mars 1933, il prend le chemin de l’exil et devient à travers ses romans, ses essais et la revue Die Sammlung, une figure de proue du combat contre le nazisme. Parmi les premiers déchus de la nationalité allemande, il mène une vie d’errance et de lutte entre le sud de la France, Amsterdam et New York, sans jamais renoncer à l'idéal d'un humanisme socialiste et européen. Dans ce portrait biographique passionné, qui ne sépare pas les gestes des idées, Gilles Collard redonne tout son relief à un pan entier de
l’histoire intellectuelle du xx siècle, qui voit dialoguer Klaus Mann et Stefan Zweig, Walter Benjamin, André Gide ou encore Hannah Arendt. Il retrace l’histoire de la « gravité désespérée » qui fut celle de Klaus Mann. Éloigné à la fois d’un héroïsme sacrificiel et de la victimisation stérile, celui-ci n’aura jamais cédé ni sur les principes universels ni sur sa part d’ombre, opaque et singulière. C’est cette tension, tragique et lumineuse, qui fait de Klaus Mann un modèle pour les temps troublés qui sont à nouveau les nôtres. (présentation de l'éditeur)
Tropismes vous invite à une rencontre exceptionnelle avec Johann Chapoutot à l'occasion de la parution en bande dessinée de Libres d'obéir aux éditions Casterman.
Libres d’obéir ou comment le management moderne trouve certaines de ses racines dans l’organisation nazie. Les auteurs racontent comment Reinhard Höhn, ancien juriste du IIIᵉ Reich, a influencé la pensée managériale en prônant l’autonomie sous contrôle, de l’après-guerre jusqu’à nos jours. Dans cette adaptation mise en images par Philippe Girard, a été ajouté le récit de deux femmes cadres, soumises à la pression managériale, mettant en scène les conséquences concrètes de cette idéologie dans le monde professionnel actuel.
Johann Chapoutot évoquera également son formidable essai Les irresponsables qui analyse comment la démocratie allemande de Weimar s'est effondrée entre 1930 et 1933, non pas par une vague irrésistible, mais par une stratégie politique d'un "Extrême Centre" libéral-autoritaire.
Tropismes vous invite à rencontrer Caroline Lamarche à l'occasion de la parution de son nouveau roman Le Bel Obscur aux éditions Seuil.
Alors qu’elle tente d’élucider le destin d’un ancêtre banni par sa famille, une femme reprend l’histoire de sa propre vie. Des années auparavant, son mari, son premier et grand amour, lui a révélé être homosexuel. Du bouleversement que ce fut dans leur existence comme des péripéties de leur émancipation respective, rien n’est tu. Ce roman lumineux nous offre une leçon de courage, de tolérance, de curiosité aussi. Car jamais cette femme libre n’aura cessé de se réinventer, d’affirmer la puissance de ses rêves contre les conventions sociales, avec une fantaisie et une délicatesse infinies.
Nous sommes très heureux d’accueillir Anthony Passeron le mardi 2 septembre à 19h pour la présentation de son nouveau roman Jacky à paraître chez Grasset.
Après le succès de son premier livre, Les Enfants endormis (Globe, 2022), l’auteur revient avec un récit tout aussi bouleversant, entre chronique familiale et regard acéré sur la société française des années 80 et 90. Dans Jacky, il explore la figure d’un père ouvrier, les silences d’un homme, et ceux d’une époque.
Tropismes vous invite à une séance de dédicaces avec Émilie Clarke à l'occasion de la parution de Violette. Mystère à Chamoisix aux éditions Biscoto.
Dans le troisième tome de sa série Violette, Émilie Clarke nous entraîne dans une aventure mêlant humour, mystère et fantastique. Violette, désormais collégienne, part en voyage scolaire à Chamoisix avec sa classe. Cependant, l'excitation laisse rapidement place à la déception : au lieu d'une classe de neige, le séjour s'avère être un club lecture, et Violette est séparée de ses amies lors de la répartition des chambres, se retrouvant même avec Lisa, son ennemie jurée.
Le point culminant du voyage est la rencontre avec le célèbre écrivain Romuald Dule. Mais grâce à ses lunettes magiques, Violette perçoit une étrange femme aux côtés de l'auteur, une présence que personne d'autre ne semble remarquer. Intriguée, elle décide de mener l'enquête avec l'aide de ses amis pour découvrir ce que cache réellement l'écrivain...
Tropismes vous invite à rencontrer Florence Jou, Séverine Daucourt et Gabrielle Schaff à l'occasion de la création de la collection Poésie commune des éditions MF.
L’idée de « poésie commune » est née dans un restaurant taïwanais de la rue de Lancry, à Paris, au mois de décembre 2023. Nous étions, Laure Gauthier et moi, de part et d’autre d’une petite table en bois, buvions du thé vert brûlant au goût d’herbes fraîches et mangions des légumes frits plongés dans une sauce au curry. Je lui parlais des manuscrits que nous recevions au bureau, de plus en plus de poésie, des textes différents de ce qui nous parvenait il y a encore quelques mois. J’ajoutais que les plus intéressants étaient écrits par des femmes. Laure me disait qu’elle partageait cette impression d’un changement insensible du paysage poétique et que, quand elle y pensait, des noms de femmes lui venaient à l’esprit. Je lui citais des exemples, elle m’en citait d’autres, il y avait quelques noms d’hommes. Nous avons commandé des desserts. Quelqu’un a dit : « faisons une collection ». L’autre a répondu : « évidemment, c’est ce qu’il faut faire ».
Tropismes vous invite à rencontrer Eléonore Desclée à l'occasion de la parution de sonroman ado, Charlotte in Love aux éditions Alice.
Dernière rentrée scolaire pour Jeanne. Mais avant de quitter pour de bon les murs de Ste Ursule, elle doit supporter sa classe et leur nouveau professeur de français. Celui-ci n’a rien trouvé de mieux que de leur demander un imposant travail sur un chef d’œuvre de la littérature. Jeanne a choisi : cela sera Jane Eyre de Charlotte Brontë, son roman préféré depuis toujours. Par contre, elle n’a pas décidé de faire son travail avec Alec, ni prévu qu’un livre en dise autant sur soi.
Tropismes vous invite à rencontrer Myriam Watthee-Delmotte à l'occasion de la parution de Indemne. Où va Moby-Dick?
Un livre circule de 1851 à nos jours, de New York à la Belgique via la France et Saint-Pétersbourg, entre autres. Comme Aladin dans sa lampe merveilleuse, le narrateur du roman suit les pérégrinations de son ouvrage qui passe de mains en mains, est vendu, offert, perdu, trouvé, volé, caché, prêté, enseigné, traduit, illustré, oublié ou mis au rebut ; parfois aussi, il sert de talisman ou de reliquaire. Il traverse les époques et les vicissitudes du monde en observateur et côtoie d’autres livres sur les rayonnages avec lesquels il entre en dialogue.
Celui qui parle, c’est Ishmaël, le seul rescapé du naufrage que relate le roman. Il sait qu’il n’est pas innocent, ni intact, mais indemne : il a échappé à la damnation. Témoin de la cruauté du destin, de la gangrène de la violence, de l’étouffement des consciences par la peur, il entrevoit ce qui permet de les surmonter, et qui l’a sauvé. (présentation de l'éditeur)
Tropismes vous invite à rencontrer l'écrivain belge Giuseppe Santoliquido à l'occasion de la parution de son roman Le don du père aux éditions Gallimard.
Alors que son père vit ses derniers jours, l’auteur interroge le destin de cet homme qu’il percevait comme faible et auquel, dans l’arrogance de sa jeunesse, il ne voulait surtout pas ressembler. L’histoire de ce père, c’est celle d’un Italien arrivé très jeune en Belgique et devenu mécanicien à contrecœur, alors qu’il rêvait d’être avocat. Marqué du sceau de la fatalité, son parcours fut fait d’une série de déroutes succédant à de brèves périodes de lumière. Et pourtant, à l’heure des choix, il mit son garage en péril pour que son fils suive sa propre voie, celle des lettres, témoignant d’une abnégation dont celui-ci ne mesura la portée que bien plus tard.
En retraçant les trajectoires croisées d’un père et d’un fils que l’incompréhension a longtemps séparés, Giuseppe Santoliquido signe un récit filial d’une grande force poétique, explorant avec grâce les questions de l’exil, de la culpabilité et du pardon.
11, Galerie des Princes
Galerie Royale Saint-Hubert
B-1000 Bruxelles
T. +32 (0)2 512 88 52
Ouvert tous les jours
Lundi : 10.00 - 18.30
Mardi : 10.00 - 18.30
Mercredi : 10.00 - 18.30
Jeudi : 10.00 - 18.30
Vendredi : 10.00 - 18.30
Samedi 10.30 - 19.00
Dimanche : 13.30 - 18.30