Karl Popper. Un philosophe heureux

Karl Popper. Un philosophe heureux
Brudny Mich?le-Ir?ne
Ed. Biblio essais/Livre de poche

Né en 1902 à Vienne dans une famille bourgeoise de juifs convertis au protestantisme, Karl Popper a été le témoin de l'effondrement de l'Empire austro-hongrois à la fin du premier conflit mondial. Avec le cercle des lycéens socialistes, il participa à l'effervescence de la jeune République, puis à la réforme scolaire de Vienne la Rouge. Communiste pendant quelque temps, il poursuivra par la suite une réflexion sur le marxisme et sa prétention à connaître les lois de l'histoire. Lorsque Popper publia la Logique de la découverte scientifique, en 1934, Einstein salua cette parution, amorçant ainsi la longue complicité que le philosophe entretint, sa vie durant, avec des savants. Ses origines juives lui interdirent d'embrasser une carrière universitaire en Autriche, et il s'exila en Nouvelle-Zélande. L'Anschluss le persuada d'infléchir les enjeux de son oeuvre, qui aboutit à la publication de Misère de l'historicisme et de La Société ouverte et ses ennemis.

À la fin de la guerre, Popper fut nommé à la London School of Economics dont il devint l'une des grandes figures.

Cet ouvrage est la première biographie de Karl Popper. Ce fait est d'autant plus significatif qu'en France les obstacles opposés par un certain philocommunisme - pour reprendre le terme de Raymond Aron - ont entraîné une «réception en lignes brisées» de Karl Popper. Mais les temps ont changé, et l'oeuvre de Popper est peut-être en train de retrouver le rang qui lui est dû.
Présentation de l'éditeur

Sur les épaules des géants. Les plus grands textes de physique et d'astronomie

Couverture non disponible
Hawking Stephen
Ed. Dunod

De tout temps l'homme s'est interrogé sur l'Univers qui l'entoure. Quelles lois règnent sur le cosmos ? L'Univers a-t-il un centre ? Où se trouve-t-il ? A quelles règles obéit le mouvement des corps célestes ? Quelles forces maintiennent les planètes sur leurs orbites ?
Stephen Hawking a rassemblé dans ce livre les textes qui ont révolutionné successivement la perception humaine du monde : ?De la révolution des sphères célestes? de Nicolas Copernic, ?Dialogues sur les deux grands systèmes du monde? de Galileo Galilei, ?Le secret du Monde? de Johannes Kepler, ?Les principes mathématiques de la philosophie naturelle? de Isaac Newton et ?La relativité? de Albert Einstein. Ces textes nous renseignent sur l'évolution de notre connaissance de l'Univers, d'un cosmos précopernicien centré sur la Terre à la relation qui unit le temps et l'espace. Les textes sont introduits par une biographie de chaque savant où Stephen Hawking explique l'importance de leurs travaux, en les replaçant dans leur contexte historique. Présentation de l'éditeur

La transformation de l'intimité

La transformation de l'intimité
Giddens Anthony
Ed. Pluriel/Hachette littératures

Anthony Giddens s'interroge ici sur la fantastique transformation qui a fait de la sexualité - domaine strictement privé et caché sur lequel s'exerçait le contrôle disciplinaire et répressif de la société - une affaire publique: le sexe s'expose, s'exhibe, et l'intimité a envahi le champ social. Par ailleurs, le choix du genre (femme, homme, homosexuel, queer) laisse chacun libre de se déterminer comme il l'entend. En fait, la relation amoureuse et sexuelle est, à son tour, devenue «démocratique». Chacun recherche dans la rencontre de l'autre la réalisation d'un projet de vie et d'une invention de soi. La sexualité devient affaire de poursuite de son identités dans la relation. Dans le même temps, nos identités sont devenues successives, plurielles et flexibles.
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L'élite artiste. Excellence et singularité en régime démocratique

L'élite artiste. Excellence et singularité en régime démocratique
Heinich Nathalie
Ed. Gallimard/Bibliothèque des sciences humaines

Une génération après que la Révolution eut supprimé les privilèges aristocratiques, une nouvelle élite apparut dans la société française : les « artistes », dont le prestige était devenu tel qu'il leur permettait de s'égaler aux plus grands, malgré l'absence de naissance, de fortune, de pouvoir. En même temps s'imposait l'idée qu'ils formaient une seule catégorie mêlant, tous genres confondus, écrivains, peintres, sculpteurs, musiciens. Et l'identité collective de cette catégorie inédite se définissait, avec la « bohème », par l'excentricité du hors normes : une élite en marge, donc.

Cette situation paradoxale s'explique en partie par le statut institutionnel, économique, démographique, juridique, sémantique des activités artistiques, que reconstitue minutieusement Nathalie Heinich. Mais elle tient aussi à des facteurs de plus longue durée : les valeurs de sens commun, que révèle l'exploration des romans, des témoignages, des journaux, des correspondances. Car on ne comprendrait pas que cet étrange phénomène ait pu perdurer, s'imposant aujourd'hui plus que jamais, sans prendre en compte ces valeurs fondamentales que sont l'aspiration à l'égalité et la reconnaissance de l'excellence, la préséance du mérite et le droit au privilège.

La singularité artiste offrirait-elle à notre société contemporaine, écartelée entre aristocratisme, égalitarisme et méritocratie, une solution de compromis à un élitisme acceptable par la démocratie ?
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Traité des solitudes

Couverture non disponible
Grimaldi Nicolas
Ed. Puf/Perspectives critiques

Solitude ambivalente

Un essai philosophique accessible à tous sur un thème familier : qui n'a à la fois redouté mais aussi souhaité la solitude ? Relisant et citant Epictète, Pascal, Rousseau et de nombreux auteurs plus contemporains, Nicolas Grimaldi analyse brillamment l'ambivalence de la solitude, absence intolérable et refuge protecteur. Cette analyse prend appui sur le témoignage de leurs journaux intimes pour élucider les divers statuts du moi et caractériser la crise de son identité. Quel hiatus entre ce que chacun sent de soi et ce qu'en imaginent les autres ! D'après l'éditeur

Méthode et art de penser chez Spinoza

Méthode et art de penser chez Spinoza
Klajnman Adrien
Ed. Kimé

Négligé dans les études spinozistes, l'art est une partie du savoir programmé par le jeune Spinoza et révèle son statut. Avec Spinoza, la Méthode désigne l'art de former le vrai plus facilement et suivant un certain ordre, c'est-à-dire la philosophie à l'?uvre. Au départ, chacun dispose d'au moins une idée vraie donnée, puis est en mesure d'élaborer des ouvrages intellectuels raffinés. Associée à différents registres de l'art de produire des choses difficiles, l'expérience de la production matérielle contribue ainsi à expliquer comment l'entendement se donne ses idées. Dans cette perspective, il convient d'interroger certains enjeux essentiels du spinozisme: l'expérience du corps productif, l'art de concevoir et d'imaginer, l'art du récit, le herem, les Vies de Spinoza. Réarticulés, ces thèmes sont révélateurs du projet philosophique spinozien, inséparable de l'image du philosophe artisan et des questions éthiques et politiques du jeune Spinoza: peut-on se sauver tout seul par l'activité intellectuelle? Que devient le corps lorsque l'esprit forme le vrai? Cette lecture souligne des points d'entrée dans l'?uvre spinozienne et, plus largement, nourrit la réflexion sur le statut des premiers écrits philosophiques. Il paraît légitime de déterminer comment évoluent des questions dans les différents ouvrages d'un philosophe. Mais on peut suivre un parcours dans son ?uvre en tenant compte de potentialités de pensée esquissées dès l'origine: elles portent un éclairage singulier sur une philosophie en cours de formation et sur ses points d'ancrage dans des traditions.
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Les scènes du peuple

Couverture non disponible
Rancière Jacques
Ed. Horlieu

Nietzsche musicien. La musique et son ombre

Nietzsche musicien. La musique et son ombre
Fabre Florence
Ed. Presses Universitaires de Rennes/Aesthetica

La musique, chez Nietzsche, est-elle rivale de la philosophie ? Ou bien, plutôt, d'une certaine philosophie ? Mais quelle musique au juste ? Et pourquoi ? Nietzsche pose sans cesse à ses lecteurs l'énigme d'une pensée «enfantée par la musique» - d'un cercle indissociable où musique, parole et pensée renvoient sans cesse les unes aux autres, défiant le musicien autant que le philosophe. Quelle place accorder aux compositions de Nietzsche, dont les maladresses techniques rendent parfois si tentante l'envie de s'en détourner ? Comment les mettre en relation avec les traits incisifs de cet «écouteur» averti ? Quel crédit accorder en fin de compte à cette ultime déclaration de Nietzsche, dans Le cas Wagner : «A-t-on remarqué à quel point la musique rend l'esprit libre ? Donne des ailes aux pensées ? Que, plus on devient musicien, plus on devient philosophe ?»
Présentation de l'éditeur

Images malgré tout

Couverture non disponible
Didi-Huberman Georges
Ed. Minuit/Paradoxe