La démocratie. Histoire d'une idéologie

La démocratie. Histoire d'une idéologie
Canfora Luciano
Ed. Seuil/Faire l'Europe

Voici un livre qui ne manquera pas de soulever des controverses. La Grèce, dit-on, a inventé la démocratie. Lieu commun, répond Luciano Canfora, et qui ignore totalement le fait qu'aucun auteur athénien ne célèbre la démocratie... Dès lors, le lecteur est guidé dans un parcours de l'histoire européenne qui, de l'Antiquité à l'ère des révolutions, de la Troisième République à la révolution russe, de l'ère du fascisme à la chute du mur de Berlin, ne cesse d'interroger la démocratie, ses masques et ses dérives: le suffrage universel est-il aussi démocratique qu'on le croit? Qui détient vraiment le pouvoir dans les démocraties? Enfin, à l'ère des médias, n'est-il pas temps d'inventer une nouvelle forme de démocratie?
Présentation de l'éditeur

Noyau d'olive

Couverture non disponible
De Luca Erri
Ed. Gallimard/Arcades

Bien que non croyant, le romancier Erri De Luca commence ses journées par la lecture et la traduction d'un passage des Ecritures. De sa fréquentation quotidienne de la Bible sont nés les courts textes rassemblés ici, qui donnent lieu à des réflexions et observations qu'on retournerait dans la bouche toute la journée, comme un noyau d'olive... L'éclairage très personnel de ses commentaires n'est pas théologique, mais cherche à rendre compte des nourritures spirituelles qui structurent à la fois sa vie et son écriture. Ces textes mettent aussi en lumière l'oeuvre romanesque d'un des écrivains les plus passionnants de sa génération.
Voir également sur ce site Montedidio et Le contraire de un

Tumultes n°26/mai 2006. La fabrication de l'humain. Techniques et politiques de la vie et de la mort, 2e partie

Tumultes n°26/mai 2006. La fabrication de l'humain. Techniques et politiques de la vie et de la mort, 2e partie
Revue
Ed. Kimé

Méditations mythologiques est le prolongement et la condensation, le précipité épuré et apuré d'un livre-somme de Pinchard :

La Raison dédoublée. La fabbrica della mente (Aubier, 1992), où une critique mythologique de la raison, à travers le conflit entre la scolastique et l'humanisme italien, en s'appuyant sur l'?uvre de Giambattista Vico, était menée rigoureusement comme une enquête sur les pouvoirs géminatoires de l'esprit : le deux, la doublure, le ' aussi ', l'intervalle, l'analogie, la variation. Toute la Renaissance était traversée jusqu'à l'épistémologie de René Thom, qui signait une postface complice et aride au livre.
L'exercice de Méditations mythologiques, répondant aux méditations métaphysiques de Descartes, ausculté en profondeur par Pinchard, a pour fonction de ' saisir méthodiquement le sujet à son surgissement le plus libre et de lui montrer que, par un développement rigoureux de ses actes premiers, il engendre une mythologisation générale de l'existence ' (p.19). Il s'agit d'un acte à la fois de fondation et de transformation où la pensée se mesure à l'infini et non à sa finitude. Elle est capable, par une sorte d'autarcie éprouvée, s'étendant à tout ce qui est, s'aliénant pour y jouer la possibilité de l'esprit, de construire et de concevoir des ' objets-limites ', expressions, figurations, plans de conscience, légendes mythes matière subtile, espace qualifié qui devient, avec ses enroulements, ses vibrations, ses résistances, ' étendue mythologique ' dont la méditation prend ' en toute chose le parti de l'âme. Pour quelles fins ? Pour les fins d'une liberté dont il n'est ni idée ni exemple ' (p.95). Platon, Descartes, Malebranche, Leibniz, Dante, Rabelais et jusqu'à René Guénon et René Thom sont relus à la lumière vive d'une réflexion audacieuse, parfois exaltée, hardie dans sa formulation, qui ' des ruissellements (passe) au n?ud, des chemins au massif, et du plein à son conflit fondateur. ' (p.126). Plutôt qu'une pensée éthique, familière dans les parages actuels de la philosophie, nous allons, avec Pinchard, vers une pensée métamorphique, et nous entendons les inflexions d'un Orphée cosmographe. Suggérons les pages fulgurantes, au plus loin de toute lecture philosophante, de la première section :
' Solipsisme du Livre ' où Dante (à qui Pinchard a consacré un essai magistral Le Bûcher de Béatrice) est Le Livre, le nom et le don du Livre, par quoi chaque lecteur désigne et dissipe son origine.
Un livre qui se médite dans l'ordre même où il est écrit, pour reprendre Vico. Et c'est vertigineux.
(Sami El Hage)

Oser. Thérapie de la confiance en soi

Couverture non disponible
Fanget Frédéric
Ed. Odile Jacob

Oser faire, oser dire, oser être : tout cela dépend de la confiance que nous avons en nous-même. Avec elle tout est possible. Mais comment prendre conscience de sa valeur ? Comment se sentir capable de réussir ce qu'on entreprend ?
Le manque de confiance en soi n'est pas une fatalité.
Dans ce livre, Frédéric Fanget, médecin psychiatre et psychothérapeute, propose une véritable thérapie de la confiance en soi, au travers de trois clés que chacun peut mettre en oeuvre : 1) mieux s'aimer 2) se débarasser des doutes grâce à l'action 3) apprendre à mieux vivre avec les autres.

Chaos et éternité. Mythologie et philosophie grecques de l'origine

Chaos et éternité. Mythologie et philosophie grecques de l'origine
Sorel Reynal
Ed. Belles lettres/Vérité des mythes

L'idée d'une création ex nihilo, envisagée à titre de supposition par la pensée grecque, a été aussitôt rejetée comme pure absurdité. Cette condamnation, explicitement soutenue dès Parménide, vise-t-elle le grand mythe cosmogonique de référence qui, chez Hésiode, fait 'naître' en premier Chaos ? Brise-t-elle une réception du monde entre un muthos et un logos ?
Cet essai veut démontrer qu'il n'en est rien, à condition de bien entendre le mythe qui n'enregistre pas une naissance ponctuelle à partir du néant, mais décrit un processus toujours reproduit : le retrait incessant de l'infigurable (seule définition possible de Chaos) pour laisser advenir ce qui n'est pas lui, à savoir un monde en train de se configurer... sans cesse. Alors que le muthos traque 'ce sans quoi' les choses peuvent apparaître, le logos définit 'ce d'où' elles adviennent et retournent.
Les Anciens ont tracé deux itinéraires : celui qui débouche sur l'inhérence de 'ce d'où' les choses proviennent et celui qui mène au dévoilement de 'ce sans quoi' elles poussent. Le fameux antagonisme muthos-logos est à reconsidérer... à l'aune de l'éternité et de son étonnante condition originelle : l'infigurable Chaos dont l'incessant retrait offre au monde la condition de son discernement.
L'ouvrage invite à suivre ces cheminements parallèles d'une pensée qui se réfléchit dans son refus du néant.
Présentation de l'éditeur

Grandes Religions

Couverture non disponible
Collectif
Ed. Assouline

Aux douze questions essentielles sur lesquelles s'ouvre le livre, les quatre principales religions de l'humanité - judaïsme, catholicisme, islam et bouddhisme - sont invitées à répondre afin de mieux se faire comprendre. Quatre auteurs, spécialistes de ces croyances, y apportent leur contribution claire et accessible.
La deuxième partie du livre regroupe des textes qui expliquent l'origine et le sens des religions à partir de leurs représentations familières - objets, rites et fêtes.
Grandes Religions apporte une réponse contemporaine à nos interrogations spirituelles, tout en nous aidant à décrypter ces symboles qui constituent notre héritage, parfois même à notre insu.
Avec la participation de Marc-Alain Ouaknin, de Dom Robert Le Gall, de Claude B. Levenson et de Malek Chebel.

Futuribles n°320 - juin 2006. Wageningen, pôle d'excellence

Futuribles n°320 - juin 2006. Wageningen, pôle d'excellence
Revue
Ed. Futuribles

Méditations mythologiques est le prolongement et la condensation, le précipité épuré et apuré d'un livre-somme de Pinchard :

La Raison dédoublée. La fabbrica della mente (Aubier, 1992), où une critique mythologique de la raison, à travers le conflit entre la scolastique et l'humanisme italien, en s'appuyant sur l'?uvre de Giambattista Vico, était menée rigoureusement comme une enquête sur les pouvoirs géminatoires de l'esprit : le deux, la doublure, le ' aussi ', l'intervalle, l'analogie, la variation. Toute la Renaissance était traversée jusqu'à l'épistémologie de René Thom, qui signait une postface complice et aride au livre.
L'exercice de Méditations mythologiques, répondant aux méditations métaphysiques de Descartes, ausculté en profondeur par Pinchard, a pour fonction de ' saisir méthodiquement le sujet à son surgissement le plus libre et de lui montrer que, par un développement rigoureux de ses actes premiers, il engendre une mythologisation générale de l'existence ' (p.19). Il s'agit d'un acte à la fois de fondation et de transformation où la pensée se mesure à l'infini et non à sa finitude. Elle est capable, par une sorte d'autarcie éprouvée, s'étendant à tout ce qui est, s'aliénant pour y jouer la possibilité de l'esprit, de construire et de concevoir des ' objets-limites ', expressions, figurations, plans de conscience, légendes mythes matière subtile, espace qualifié qui devient, avec ses enroulements, ses vibrations, ses résistances, ' étendue mythologique ' dont la méditation prend ' en toute chose le parti de l'âme. Pour quelles fins ? Pour les fins d'une liberté dont il n'est ni idée ni exemple ' (p.95). Platon, Descartes, Malebranche, Leibniz, Dante, Rabelais et jusqu'à René Guénon et René Thom sont relus à la lumière vive d'une réflexion audacieuse, parfois exaltée, hardie dans sa formulation, qui ' des ruissellements (passe) au n?ud, des chemins au massif, et du plein à son conflit fondateur. ' (p.126). Plutôt qu'une pensée éthique, familière dans les parages actuels de la philosophie, nous allons, avec Pinchard, vers une pensée métamorphique, et nous entendons les inflexions d'un Orphée cosmographe. Suggérons les pages fulgurantes, au plus loin de toute lecture philosophante, de la première section :
' Solipsisme du Livre ' où Dante (à qui Pinchard a consacré un essai magistral Le Bûcher de Béatrice) est Le Livre, le nom et le don du Livre, par quoi chaque lecteur désigne et dissipe son origine.
Un livre qui se médite dans l'ordre même où il est écrit, pour reprendre Vico. Et c'est vertigineux.
(Sami El Hage)

Science et conscience

Couverture non disponible
Gérard Fourez & Jean-Louis Vanherweghem
Ed. Couleur Livres/Dialogues

Apprentissage, diversité culturelle et didactique. Français langue maternelle, langue seconde ou étrangère

Apprentissage, diversité culturelle et didactique. Français langue maternelle, langue seconde ou étrangère
Tarin Ren
Ed. Labor

Parce qu'enseigner le français à des élèves d'origine étrangère n'est pas qu'une affaire de grammaire et d'orthographe, les différents acteurs du monde de l'éducation concernés sont confrontés à une problématique spécifique, celle de la gestion de l'hétérogénéité du public et de la diversité culturelle. Enseignants des classes d'accueil pour élèves étrangers, formateurs pour migrants, professeurs de français langue étrangère, tous à un moment ou à un autre de l'apprentissage, et à des degrés divers, sont confrontés à ces spécificités de leur pratique.

Cet ouvrage présente un certain nombre de recherches susceptibles d'aider à pallier les difficultés du terrain. Destiné aussi bien à la formation des enseignants qu'à des applications pédagogiques dans la classe, ce livre permettra aux étudiants qui se destinent à l'enseignement ou aux praticiens de l'Éducation de trouver des éléments de réflexion, des outils théoriques et des propositions méthodologiques pour l'action.
Présentation de l'éditeur

Paul Celan et Martin Heidegger. Le sens d'un dialogue

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France-Lanord Hadrien
Ed. Fayard

Né en 1976, agrégé de philosophie, formé à la philosophie allemande par le dernier assistant de Martin Heidegger, Hadrien France-Lanord enseigne la philosophie en classe de terminale. C'est lui, par ailleurs, qui assure la traduction française du tome 38 de l'Edition intégrale de Heidegger, La logique comme questionnement en vue de l'être de la parole.
Ce livre est avant tout un document exceptionnel pour l'histoire de la pensée. Il rassemble en effet, pour la première fois, tous les documents relatifs aux relations personnelles et philosophiques entre Paul Celan (1920-1970) et Martin Heidegger (1889-1976). Son objet : donner un aperçu complet et documenté de la nature et de l'évolution de ces relations, autrement dit des rapports entre poésie et philosophie, puisqu'on le sait, Paul Celan est considéré comme le plus grand poète allemand après Rilke, et que Martin Heidegger est l'un des philosophes les plus considérables du XXe siècle.
Etudiant le sens du dialogue entre le poète et le penseur en se fondant sur les notes de lecture qui figurent dans les exemplaires de Heidegger que possédait Paul Celan, et, réciproquement, sur les notes qui figurent dans les exemplaires des recueils de Celan que possédait Heidegger, le livre situe les points de contact et les points de rupture entre les deux hommes, et réfléchit à l'enjeu et à l'urgence du dialogue entre la poésie et la pensée à la lumière de la question du Mal, telle que les catastrophes humaines du XXe siècle l'ont actualisée.