La vraie nature de Nicolas Sarkozy

La vraie nature de Nicolas Sarkozy
Darmon Micha
Ed. Seuil

Qui est vraiment Nicolas Sarkozy ?

Un autocrate ou un humaniste ?

En réalité, Sarkozy échappe aux classifications : il a fait voter des lois restrictives sur l'immigration et il est favorable au droit de vote des immigrés. Libéral, il affirme pourtant que l'État régule l'économie de marché. Cet adepte du rapport de forces est un écorché affectif et sentimental. Méfiant à l'égard des intellectuels, Sarkozy est attiré par les penseurs religieux. Le kaléidoscope Sarko compte de nombreuses facettes méconnues.

Nicolas Sarkozy promet une rupture radicale avec le «vieux modèle français».

Quel visage veut-il donner à la France ? Une société calquée sur le modèle libéral et communautariste, ou un simple ravalement marketing de «l'État-prudence» de Jacques Chirac ? Nicolas Sarkozy plaide pour un changement profond du rôle du chef de l'État, à l'écoute de la société, et prépare l'avènement d'une République d'opinion.

Ce livre est une plongée au coeur de la machine politique de Sarkozy. Dans les coulisses des réunions préparatoires, dans le sillage des conseillers de l'ombre en France et dans le monde, Michaël Darmon raconte ce que prépare Nicolas Sarkozy pour le pays. Alors que les Français s'apprêtent à changer d'ère politique en 2007, il nous donne des clés inédites pour comprendre La vraie nature de Nicolas Sarkozy.
Présentation de l'éditeur

La nouvelle Alternative/Politique et société à l'Est/vol. 19, N°62 - octobre 2004

La nouvelle Alternative/Politique et société à l'Est/vol. 19, N°62 - octobre 2004
Revue
Ed. Nouvelle Alternative

' Par quelle aberration a-t-on pu croire, après la chute du Mur, que la disparition d'un adversaire signifiait l'abolition de l'adversité ?

Par quelle sottise a-t-on pu considérer que l'Homo economicus allait pacifier la planète, et que les conflits subsistants n'étaient que des vestiges du passé, des bavures exotiques ? Je l'explique à la manière de Tchékhov. Par le très grand plaisir que les hommes ont à dormir. ' La Cerisaie ' est vraiment la grande pièce sur les dix dernières années que nous venons de passer. Tous les protagonistes, qu'ils soient propriétaires ou intellectuels, y sont acquis à l'idée que finalement tout s'arrange toujours, que le mal n'est que le fourrier du bien. Cet esprit-là domine en Occident depuis 1989. C'est ainsi que l'on a pu, sans rire, voir Fukuyama célébrer la victoire des Etats-Unis sur l'Union soviétique exactement dans les même termes que Kojève pensait fêter la victoire de Staline sur l'Occident? Fêter la victoire de Staline en 1937 et la victoire de Wall Street en 1987 exactement dans les mêmes catégories intellectuelles aurait tout de même dû poser un problème, non ? '
André Glucksman, in Le Nouvel observateur, janvier 2002.

La censure invisible

La censure invisible
Durand Pascal
Ed. Actes Sud/Un endroit où aller

La frontière est bien mobile, dans le temps comme dans l'espace, entre le tolérable et l'intolérable, entre ce qu'une société admet au registre du dicible, voire du discutable, et ce qu'elle met à l'index de ce qui ne peut être dit ni discuté. De même, au fond, que le niveau de démocratie d'un Etat se mesure aux conditions qui sont faites aux détenus dans les prisons - ainsi qu'au statut réservé aux femmes et aux minorités de toute sorte -, c'est à la rigueur et au degré d'arbitraire du dispositif de censure que l'on pourrait mesurer non seulement l'écart qui sépare, au plus évident, régimes totalitaires et régimes démocratiques, mais aussi la différence entre démocratie formelle et démocratie réelle.
Présentation de l'éditeur

Futuribles/Analyse et prospective/ N° 303 - décembre 2004

Futuribles/Analyse et prospective/ N° 303 - décembre 2004
Revue
Ed. Futuribles

' Par quelle aberration a-t-on pu croire, après la chute du Mur, que la disparition d'un adversaire signifiait l'abolition de l'adversité ?

Par quelle sottise a-t-on pu considérer que l'Homo economicus allait pacifier la planète, et que les conflits subsistants n'étaient que des vestiges du passé, des bavures exotiques ? Je l'explique à la manière de Tchékhov. Par le très grand plaisir que les hommes ont à dormir. ' La Cerisaie ' est vraiment la grande pièce sur les dix dernières années que nous venons de passer. Tous les protagonistes, qu'ils soient propriétaires ou intellectuels, y sont acquis à l'idée que finalement tout s'arrange toujours, que le mal n'est que le fourrier du bien. Cet esprit-là domine en Occident depuis 1989. C'est ainsi que l'on a pu, sans rire, voir Fukuyama célébrer la victoire des Etats-Unis sur l'Union soviétique exactement dans les même termes que Kojève pensait fêter la victoire de Staline sur l'Occident? Fêter la victoire de Staline en 1937 et la victoire de Wall Street en 1987 exactement dans les mêmes catégories intellectuelles aurait tout de même dû poser un problème, non ? '
André Glucksman, in Le Nouvel observateur, janvier 2002.

Pourquoi la droite est dangereuse

Pourquoi la droite est dangereuse
Généreux Jacques
Ed. Seuil

Si vous croyez que la droite se distingue de la gauche parce qu'elle est plus rigoureuse en économie, plus efficace contre l'insécurité, plus attentive au problème de l'immigration, moins idéologue, plus réaliste, etc., ce livre va vous étonner.
Le bilan objectif de la droite au pouvoir démontre que sa politique entrave le progrès économique, délabre les finances publiques, entretient le chômage, nourrit la violence et l'insécurité, et gère l'immigration en dépit du bon sens.
C'est que la vieille droite républicaine est désormais supplantée par une nouvelle droite qui se fiche du bien commun et accomplit un projet destructeur : abolir le modèle de société solidaire élaboré depuis l'après-guerre, et lui substituer une dissociété d'individus livrés à la compétition généralisée. Dans ce but, elle n'hésite déjà plus à bafouer la démocratie. Bientôt, au nom de l'ordre menacé dans le monde violent qu'elle nous prépare, elle s'en prendra aux libertés publiques. Que l'on s'estime de droite ou de gauche, il est grand temps de dire 'non' à cette droite-là.
Présentation de l'éditeur

Gueules d'amour

Gueules d'amour
Fred Lambin & Philippe Dijkmans
Ed. Racine

Portraits de Bruxellois

Bruxelles, montre-moi qui fait vivre tes rues, et je te dirai qui tu es.

Dans les rues de la ville, au milieu des quidams, il y a des personnages. Des hommes et des femmes qui, par leur mode de vie atypique ou leur profession typique, finissent tous par se faire remarquer. C'est sûr, vous en «-connaissez-» l'un ou l'autre, vous les avez déjà vus, mais au fond qui sont-ils-?

Gueules d'amour vous invite à rencontrer dans l'intimité du noir et blanc 25 personnages polychromes. Juste pour en savoir un petit peu plus à leur sujet, écouter ce qu'ils ont à dire, mieux les cerner. Une découverte-confidence qui s'articule pour chaque personnage sur trois doubles pages pralinées d'anecdotes. Et au fil des mots et des photos, les Gueules d'amour révèlent toutes leurs saveurs.

Berlin et le monde. Audaces timides d'une grande nation

Berlin et le monde. Audaces timides d'une grande nation
Le Gloannec Anne-Marie
Ed. Autrement

L'Allemagne tient une place à part en Europe et dans le monde. L'héritage de la Seconde Guerre mondiale n'y est pas pour rien, tant ce legs a inhibé les ambitions d'un pays divisé pendant quarante ans. Réunifiée en 1989, l'Allemagne est devenue le plus grand pays de l'Union européenne et a retrouvé sa capitale, Berlin. Elle a pu, surtout, recommencer à penser le monde et à s'envisager elle-même comme nation. Aujourd'hui, elle se découvre une liberté d'action, une responsabilité, une ambition, que ses errements passés empêchent cependant d'assumer pleinement.
Car la volonté de rompre avec la responsabilité des 'pères', caractéristique de la génération soixante-huit, perdure et n'est pas exempte de culpabilité. L'Allemagne combine vraie appréciation de sa valeur et doutes redoublés sur sa légitimité à l'exposer, à la faire valoir au reste du monde. Du coup, entre allégeance européenne, méfiance inédite envers l'allié américain, incertitudes sur les missions à confier à l'armée - la Bundeswehr - et conflit entre valeurs et pragmatisme à l'égard du géant russe, l'Allemagne réapprend la complexité d'un monde dont la guerre froide l'avait paradoxalement protégée.
Présentation de l'éditeur

Alternative libertaire N°42 (278) - décembre 2004

Alternative libertaire N°42 (278) - décembre 2004
Revue
Ed. Alternative libertaire

' Par quelle aberration a-t-on pu croire, après la chute du Mur, que la disparition d'un adversaire signifiait l'abolition de l'adversité ?

Par quelle sottise a-t-on pu considérer que l'Homo economicus allait pacifier la planète, et que les conflits subsistants n'étaient que des vestiges du passé, des bavures exotiques ? Je l'explique à la manière de Tchékhov. Par le très grand plaisir que les hommes ont à dormir. ' La Cerisaie ' est vraiment la grande pièce sur les dix dernières années que nous venons de passer. Tous les protagonistes, qu'ils soient propriétaires ou intellectuels, y sont acquis à l'idée que finalement tout s'arrange toujours, que le mal n'est que le fourrier du bien. Cet esprit-là domine en Occident depuis 1989. C'est ainsi que l'on a pu, sans rire, voir Fukuyama célébrer la victoire des Etats-Unis sur l'Union soviétique exactement dans les même termes que Kojève pensait fêter la victoire de Staline sur l'Occident? Fêter la victoire de Staline en 1937 et la victoire de Wall Street en 1987 exactement dans les mêmes catégories intellectuelles aurait tout de même dû poser un problème, non ? '
André Glucksman, in Le Nouvel observateur, janvier 2002.

Mémoires et correspondances du prince de Talleyrand

Mémoires et correspondances du prince de Talleyrand
Ed. Laffont/Bouquins

Débauche, corruption, sacrilège, parjure et autres traîtrises, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord traîne derrière lui un cortège d'accusations où rien ne manque, pas même le crime. Et pourtant, sous l'orage, ce prince « sans grimace, ni sourire » ne tremble ni ne recule, même lorsqu'il croise des Indiens prêts à le scalper au fin fond d'une forêt américaine.

Né sous Louis XV, mort sous Louis-Philippe, l'homme des trois sacres et des treize serments, le virtuose du congrès de Vienne se révèle soucieux de la grandeur de l'État, comme de sa propre grandeur, face à la postérité. Talleyrand n'écrit pas pour raconter sa vie ou pour rendre fidèlement compte des événements extraordinaires de son temps. De 1812 à 1838, le « Diable boiteux » va écrire et réécrire ses Mémoires au regard des circonstances politiques dans lesquelles il s'est trouvé ; il va les écrire pour le présent, en cherchant à s'ouvrir durablement la route du pouvoir, et pour les générations futures, en donnant la mesure exacte d'un homme d'État qui, décidément, aurait de « l'avenir dans l'esprit ». D'une certaine manière, on pourrait dire qu'avec lui, pendant les affaires, les affaires continuent.

On aura compris que le Talleyrand des Mémoires n'est pas tout Talleyrand. Voici pourquoi il nous a paru judicieux de publier également une remarquable correspondance inédite du prince avec l'une de ses amies les plus chères, Marie-Antoinette de Bauffremont. On découvre un autre Talleyrand, l'homme du c?ur, de la fidélité, la « vieille machine aimante », comme il l'écrit lui-même, bien éloigné de « l'image scintillante du mal » que l'on a voulu trop rapidement faire de lui.
Présentation de l'éditeur

Qantara/Magazine de cultures arabe et méditerranéenne N°53 - automne 2004

Qantara/Magazine de cultures arabe et méditerranéenne N°53 - automne 2004
Revue
Ed. Institut du Monde Arabe

' Par quelle aberration a-t-on pu croire, après la chute du Mur, que la disparition d'un adversaire signifiait l'abolition de l'adversité ?

Par quelle sottise a-t-on pu considérer que l'Homo economicus allait pacifier la planète, et que les conflits subsistants n'étaient que des vestiges du passé, des bavures exotiques ? Je l'explique à la manière de Tchékhov. Par le très grand plaisir que les hommes ont à dormir. ' La Cerisaie ' est vraiment la grande pièce sur les dix dernières années que nous venons de passer. Tous les protagonistes, qu'ils soient propriétaires ou intellectuels, y sont acquis à l'idée que finalement tout s'arrange toujours, que le mal n'est que le fourrier du bien. Cet esprit-là domine en Occident depuis 1989. C'est ainsi que l'on a pu, sans rire, voir Fukuyama célébrer la victoire des Etats-Unis sur l'Union soviétique exactement dans les même termes que Kojève pensait fêter la victoire de Staline sur l'Occident? Fêter la victoire de Staline en 1937 et la victoire de Wall Street en 1987 exactement dans les mêmes catégories intellectuelles aurait tout de même dû poser un problème, non ? '
André Glucksman, in Le Nouvel observateur, janvier 2002.