Les persécutions dans l'Antiquité. Victimes, héros, martyrs

Les persécutions dans l'Antiquité. Victimes, héros, martyrs
Baslez François-Marie
Ed. Fayard

Considérer l'histoire des persécutions dans l'ensemble du monde gréco-romain, fût-ce en concentrant son regard sur des figures et des événements remarquables ou exceptionnels, oblige à faire tomber bien des oppositions convenues et à dépasser des préjugés.

Les persécutions ne résultent pas d'un choc de civilisations, créé par l'introduction de monothéismes exclusifs, juif et chrétien, dans le système religieux, polythéiste et politique, de la cité et des empires antiques. D'abord, on ne persécute pas une doctrine, ni une idéologie, mais des personnes dans une situation donnée. Socrate est mis à mort, mais son école de pensée subsiste et se développe. Les Églises sont décapitées à plusieurs reprises, plutôt que le christianisme n'est réellement éradiqué. En effet, la cité ne se définit pas comme une communauté de croyance, ni même d'opinion, mais comme une communauté de participation, où tout se joue dans l'apparaître et la pratique collective publique, même sur le plan religieux. On persécute donc le professeur plus que l'idéologue, celui qui se met à part ou qui est absent des grandes cérémonies plutôt que l'autre dans sa différence essentielle. Les Juifs et les chrétiens constituent bien, quant à eux, une communauté de croyance, fondée sur une Écriture révélée, mais les pouvoirs publics n'ont pas su ou pas voulu pendant longtemps le prendre en compte, en traitant ces groupes religieux selon le droit commun, celui des personnes et celui des associations, et en s'efforçant de réduire leurs croyances au plus large commun dénominateur.
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La Belgique et la Première Guerre mondiale

Couverture non disponible
de Schaepdrijver Sophie
Ed. P.I.E - Peter Lang/Documents pour l'Histoire des Francophonies

Le 4 août 1914, l'armée allemande envahit la Belgique, État neutre aux traditions peu martiales, qui se trouve propulsé au c?ur même de l'immense conflit qui va marquer tout le XXe siècle - y compris le sien, et notoirement...
La société belge en guerre forme le sujet de cet ouvrage qui constitue le premier essai de synthèse de l'histoire belge entre 1914 et 1918 depuis l'étude d'Henri Pirenne (La Belgique et la Guerre mondiale, 1928). Le «Moment 1914», c'est le refus de l'ultimatum de Berlin, l'invasion, l'exaltation de la Belgique héroïque, puis, à l'occasion des massacres des civils, de la Belgique martyre. Ensuite, la guerre s'installe dans la durée: cinquante mois d'occupation, de silence, d'amertume et de misères multiples. Temps de solidarité mais aussi de méfiance, de résistances mais aussi de défaillances, de célébration de la patrie mais également, pour certains, de refus de l'«idée-Belgique». Tout comme le front militaire, le front de l'intérieur va pourtant tenir.
Les années maigres de l'après-guerre révéleront toutefois, très vite, la mémoire de guerre comme source de divisions. La Grande Guerre fut cependant une expérience commune. Elle ne peut se penser que dans le contexte global de la société belge.
Un livre qui bouscule bien des clichés ou des positions partisanes. Un livre qui permet d'entrer réellement dans les strates les plus profondes de la société belge au XXe siècle.
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La longue marche des Arméniens

La longue marche des Arméniens
Ritter Laurence
Ed. Robert Laffont/Le monde comme il va

Fait unique au monde, les Arméniens, peuple vieux de vingt-cinq siècles, vivent en majorité au-dehors de leur territoire, en une diaspora formée par les rescapés du génocide de 1915 et leurs descendants.

La lutte pour la reconnaissance du génocide par la Turquie est une marque de la fidélité des Arméniens à leurs ancêtres, mais l'on sent poindre parmi les nouvelles générations une volonté de dépasser leur statut de victimes. Ce peuple anéanti se relève aujourd'hui pour construire, sur son territoire ou dans d'autres pays, un nouveau monde. Il commence à pacifier son rapport à lui-même, à son passé comme à son avenir.

Voici la première enquête d'ampleur consacrée à l'identité arménienne. Travail brillant et très documenté, ce livre est le fruit de cinq années de recherche à Erevan, Los Angeles, Beyrouth, Tbilissi, Montréal, Paris et Marseille.
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Histoire du Brabant du duché à nos jours

Histoire du Brabant du duché à nos jours
Collectif
Ed. Waanders Uitgevers

 

Pendant des siècles, le duché de Brabant, situé au coeur des Pays-Bas, a occupé le premier rang des dix-sept provinces. Mais il y a plus. Avec ses chefs-villes Bruxelles, Louvain, Anvers et Bois-le-Duc, le Brabant formait également un foyer administratif, culturel et économique. Les événements et évolutions dans le Brabant eurent donc souvent des conséquences importantes pour toutes les provinces néerlandaises. La révolte contre l'Espagne, qui provoqua une scission entre le Nord et le Sud, entraîna également le démembrement du duché en une partie belge et néerlandaise.
Pour la première fois, l'histoire du duché de Brabant et des entités qui en sont nées est décrite en un survol scientifique cohérent. Cet ouvrage raconte comment les comtes de Louvain acquirent le titre de duc de Brabant et étendirent leur puissance et leur territoire dans les siècles qui suivirent. Comment le duc Jean Ier, chevalier de tournoi et poète courtois, conquit la gloire sur le champ de bataille de Woeringen. Mais il raconte également comment les citadins du Brabant furent les premiers sur le continent européen à acquérir certains droits constitutionnels. Ou comment Anvers put se transformer en un temps étonnamment court d'une petite agglomération scaldienne en une formidable métropole commerciale. Le rôle directeur du Brabant dans les péripéties politiques et religieuses du XVIe siècle est largement évoqué. Mais les siècles qui suivent ne sont pas oubliés, lorsque le Sud faisait partie de l'empire espagnol, puis autrichien, tandis que le Nord du Brabant devint terre de Généralité pour se retrouver au sein de la République des Pays-Bas. Finalement, la tendance des développements au Nord et au Sud est prolongée jusqu'à notre époque.
Le livre s'intéresse aux développements politiques, religieux, sociaux et économiques, ainsi qu'à la culture. Une sélection d'auteurs de renom des deux côtés de la frontière font revivre ainsi de manière fascinante deux mille ans d'histoire du Brabant.
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Femmes de Molenbeek. 25 ans maison de femmes Dar al Amal

Femmes de Molenbeek. 25 ans maison de femmes Dar al Amal
Ed. Le Foyer

Dar al Amal ou 'Maison de l'Espoir' est un centre pour femmes situé dans le Molenbeek historique et depuis 1981, dans une jolie maison au 51 de la rue de Ribaucourt.

Femmes de l'Afrique du Nord, de l'Afrique Noire, de l'Europe et de l'Asie, jeunes et plus âgées se côtoient durant les activités diverses qui y sont organisées.

C'est un lieu de rencontre, d'apprentissage, d'information. Un point de départ pour un voyage dans l'émancipation et dans la prise de conscience de soi en tant que femme et citoyenne, un lieu pour connaître d'autres langues, cultures et religions.

Dar al Amal est ouverte à des femmes de tous âges, d'ici ou d'ailleurs, d'origine rurale ou urbaine. Elles ont été à l'école ici ou là, un peu, beaucoup ou pas du tout.

Les mots clés du travail de Dar al Amal sont citoyenneté, interculturalité, diversité et respect.

Le présent ouvrage rassemble le témoignage de ces femmes qui ont fait la vie du foyer depuis 25 ans.

Extrait du site http://www.legrandmiroir.com

Le Louvre et les Tuileries

Le Louvre et les Tuileries
Carmona Michel
Ed. La Martinière

Depuis 1202, le coeur de la France bat au Louvre. La «grosse tour» dressée par Philippe Auguste et Charles V pour faire face aux Anglo-Normands est le centre de la féodalité française. François Ier la démolit et remplace la forteresse médiévale par un élégant palais Renaissance. Catherine de Médicis y ajoute les Tuileries. Le drame de la Saint-Barthélemy est une tache sanglante au milieu des fêtes somptueuses et des bals costumés. À peine installé à Paris, Henri IV décide de réunir le Louvre aux Tuileries et construit la Grande Galerie où les artistes de l'époque exposent leurs oeuvres: il vient d'inventer les musées. Louis XIII lance les travaux de la Cour carrée, Louis XIV a le temps de voir s'élever la colonnade et de contempler les jardins de Le Nôtre aux Tuileries avant de transférer le centre du pouvoir à Versailles. Pendant près d'un siècle, le double palais devient un «squat» d'artistes et de nobles sans le sou. Il ressuscite à la Révolution qui proclame la République aux Tuileries et transforme le Louvre en musée de la Nation. Napoléon n'a de cesse de l'agrandir et de l'enrichir. Après Waterloo, les trophées de guerre repartent, mais la Vénus de Milo, les antiquités égyptiennes et les oeuvres d'artistes vivants comblent les vides. La place manque. Napoléon III rénove le Vieux Louvre, puis édifie de nouveaux bâtiments le long de la rue de Rivoli. Le «premier grand Louvre» est tout juste achevé lorsque les incendies de la Commune détruisent le palais des Tuileries. À la fin du XXe siècle, la pyramide de Peï et les galeries souterraines du Carrousel font du «second grand Louvre», voulu par François Mitterrand, l'un des plus grands musées du monde. OEuvre de huit siècles, il est aussi le miroir d'une France qui a enraciné en ce lieu sa force, son unité et son rayonnement culturel.
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Archives clandestines du ghetto de Varsovie (Archives Emanuel Ringelbum) en 2 vol.

Archives clandestines du ghetto de Varsovie (Archives Emanuel Ringelbum) en 2 vol.
Ed. Fayard

L'abomination des camps d'extermination ne doit pas faire oublier l'autre épisode sinistre de l'histoire des Juifs de Pologne au temps de l'occupation nazie, le ghetto de Varsovie, et d'ailleurs ces deux choses sont intimement liées. Voici rassemblée et pour la première fois traduite en français une extraordinaire documentation accumulée clandestinement dans le ghetto même en 1941, 1942 et 1943 par Emanuel Ringelblum, historien de métier, et ses amis pour porter témoignage du martyre subi alors par les victimes. Enterrées pour empêcher une destruction certaine, retrouvées après guerre, plus de 6000 pièces - inscrites en 1999 au Registre de la mémoire du monde par le Comité international consultatif de l'Unesco - ont fait tout récemment l'objet d'une publication scientifique par les soins de l'Institut historique juif de Varsovie. S'y côtoient des textes officiels, des articles de la presse juive clandestine, des correspondances privées et mille autres reliques. Ces écrits, ces photographies nous procurent une information irremplaçable. A un titre ou à un autre, tous nous émeuvent au plus profond. La publication des archives est une façon de cultiver la mémoire, ce qui est indispensable, mais elle nous incite aussi à faire de l'histoire, ce qui est d'une absolue nécessité, tant il est vrai que l'évocation de la Shoah ne saurait se dispenser ni de l'une ni de l'autre.
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Vol. 1 : Lettres sur l'anéantissement des Juifs de Pologne - 29.15 ?

Vol. 2 : Les enfants et l'enseignement clandestin dans le ghetto de Varsovie - 31.40 ?

Les années Charlie : 1969-2004

Les années Charlie : 1969-2004
François Cavanna & Philippe Val
Ed. Hoëbeke

De jeunes dessinateurs créent dans les années 60 le mensuel Hara-Kiri dans lequel ils cultivent un humour irrespectueux. Pour que leur engagement contre les sottises, les conformismes et les tabous de leur époque soit complet, en 1969 naît Hara-Kiri hebdo, qui colle plus à l'actualité et devient Charlie hebdo après la une consacrée à la mort du général de Gaulle. Un album best of.

Nourritures canailles

Nourritures canailles
Ferrières Madeleine
Ed. Seuil/L'univers historique

Qui peut croire que le menu traditionnel d'une brasserie (lapin en gibelotte, tripes, gratin dauphinois, etc.) remonte à la Renaissance, où il constituait alors le quotidien des pauvres ? Ce que l'on considère comme la bonne cuisine bourgeoise est en réalité, à ses origines, la cuisine du pauvre. Les goûts changent : de populaires, certains plats deviennent raffinés, tandis que d'autres disparaissent des cartes et des cuisines. D'autres encore, telle la poule au pot, entrent dans la légende. Madeleine Ferrières propose ici, à partir de sources culinaires inédites, une généalogie des racines de la cuisine française. Elle restitue une culture de table pour partie oubliée et bien souvent négligée. De recette en recette, on suit ainsi les évolutions de la table du pauvre, bien plus riche et plus festive qu'on l'imagine trop souvent. Au-delà d'une simple histoire des habitudes alimentaires, c'est une analyse - toute de saveurs et d'odeurs - de notre cuisine nationale qui est menée. Une invitation à repenser et à revisiter notre patrimoine culinaire.
Présentation de l'éditeur

La Préhistoire. Histoire et dictionnaire

La Préhistoire. Histoire et dictionnaire
Vialou (dir.) Denis
Ed. Laffont/Bouquins

L'histoire humaine commence il y a environ trois millions d'années. Mais, depuis huit mille ans seulement, les hommes se servent de l'écriture pour communiquer, fixer des lois, établir des traités. Pourtant, la période antérieure à l'invention de l'écriture, la préhistoire, nous est de mieux en mieux connue grâce aux travaux des paléo-anthropologues, des archéozoologues, des paléobotanistes et les géochronologues. Autant de spécialistes qui, ainsi que les préhistoriens, explorent des sites, analysent les moindres vestiges laissés par les humains : outils, parures, sédiments, restes de faune et de flore. Le moindre pollen, la plus petite arête, examinés au microscope, livrent des renseignements sur les modes de vie de nos très lointains ancêtres. Mais ces travaux, souvent menés en laboratoire ou sur des sites éparpillés à travers le monde, ne sont guère accessibles à l'honnête homme, à l'amateur curieux de nos origines.
Pour remédier à cette situation, une équipe de chercheurs réputés a rédigé, sous la direction de Denis Vialou, une première partie, narrative, offrant un vaste panorama des principaux courants qui traversent la recherche préhistorique, des méthodes utilisées, des hypothèses et des certitudes auxquelles elles ont conduit, ainsi que quelques 5 600 articles couvrant l'ensemble de la préhistoire, de l'Aiguille à chas au Zèbre en passant par Erevan, la grotte des Fées, l'hippopotame, le mammouth, les dolmens de Soto ou la grotte Vaufrey.
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