Le dernier dimanche de Sartre

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Enard Jean-Pierre
Ed. Finitude

Quand le héros s'appelle Jean-Paul Sartre, le roman ne peut pas être tout à fait comme les autrs.
Quand le roman raconte la dernière journée de la vie de Jean-Paul Sartre, qu'il est publié pour la première fois en 1978, c'est-à-dire deux ans avant la vraie mort de son héros, l'épithète étonnant convient à ce roman.
Mais la singularité ne suffit pas. Pour faire un bon roman, il faut surtout un bon auteur et Jean-Pierre Enard est indéniablement de ceux-ci. Il parvient à nous émouvoir en nous contant cette promenade parisienne, l'ultime vagabondage d'un grand écrivain rattrapé par une vieillesse trop simplement humaine.
Présentation de l'éditeur

Monsieur Paul

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Calet Henri
Ed. Gallimard/L'imaginaire

Un auteur méconnu à tort

Après une existence bien remplie - de quoi ? -, un homme s'était cru libre de décider de se retirer. Il estimait avoir fait le tour des choses et des gens. Cette résolution était prématurée car, en vérité, on n'en a jamais entièrement terminé. (...)
Qui est cet homme ? C'est lui qui entreprend de le dire dans une sorte de testament, ou plutôt de confession, qu'il destine à son fils : Monsieur Paul (...)
Il parle, il montre ce qu'a été sa vie, il ne peut s'empêcher de la faire valoir quelque peu, à la façon des marchands de tapis ; il finirait par y prendre goût... Et cependant qu'il monologue, elle continue, tel un escalier roulant qui ne s'arrête jamais, où l'on risque à tout instant de se casser la figure. Une vie à deux dimensions seulement : le passé, le présent ; pas d'avenir. H.C.


Une enfance lingère

Une enfance lingère
Goffette Guy
Ed. Gallimard/Blanche

Lingère, légère.

On a vite fait de glisser de l'un à l'autre.

C'est ce qui reste d'une enfance passée entre dentelle et frisson, et qui flotte dans l'air longtemps après que les grands secrets ne sont plus. G. G.

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Un bruit ordinaire - roman-poème - suivi de Blues de la racaille

Un bruit ordinaire - roman-poème - suivi de Blues de la racaille<br />
Pirotte Jean-Claude
Ed. Seuil

Aux Assassins qui nous gouvernent aux Tueurs impunis qui règnent sur la banque et sur le négoce aux maîtres sereins de l'atroce léguons la vengeance des dieux...
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La vie miraculeuse du clochard André

La vie miraculeuse du clochard André
Ravalec Vincent
Ed. Flammarion

Admettons qu'un clochard cocaïné et à moitié transsexuel soit réellement doué de super pouvoirs, pourrait-il faire élire un président de la République tout en passant le plus clair de son temps avec des SDF imbibés et des filles trop jolies pour être honnêtes ?

Hum... Pas sûr.
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La pierre de la Folie. Livre panique

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Arrabal Fernando
Ed. Maelström/Le Veilleur

J'AI une bulle d'air. Je la sens très bien. Quand je suis triste elle se fait plus lourde, et parfois, quand je pleure, on dirait une goutte de mercure. / Je la sens très bien. Lorsque je suis content elle se fait plus légère, et parfois, lorsqu'elle me parle, on croirait qu'elle n'existe pas. / La bulle d'air se promène de mon cerveau à mon c?ur et de mon c?ur à mon cerveau. F.A.


Une nouvelle édition devenue nécessaire de ce livre historique désormais devenu introuvable ! Le premier livre publié du mouvement post-surréaliste, sans doute le plus beau texte de l'auteur espagnol.
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Pin-up Chrysalide. Apologie du silence

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Costa Marianne
Ed. Maelström/Le Veilleur

Face : pin-up féroce 'qui marilyn monroe par les rues blasées de soleil/qui se pend au cou des squelettes'...
Pile : initiation, mystère, apologie et rébellion de ce silence dans lequel on a voulu plonger l'être femme...
Porté par une voix moderne, vulnérable et singulière, le poème traverse tantôt un pays en guerre et sa nuit d'obsidienne, tantôt les illuminations d'un quotidien transfiguré (Taisez-vous ! Je parle à mon tigre), prenant appui sur l'air du monde pour s'élever davantage... De retours sur soi en rencontres magiques, la chrysalide se forme, nue et méditative. En vue de quel papillon ? Son premier roman ('No woman's land') sort chez Grasset.
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La robe bleue

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Desbordes Michèle
Ed. Verdier

Trente années d'oubli : la vieillesse de Camille Claudel

Une vieille femme assise sur une chaise dans un parc. Elle attend. Le parc est celui de l'asile de Montdevergues, et l'homme qu'elle attend est son frère. Il s'appelle Paul Claudel. Elle, donc, serait Camille. Trente années dans le parc, près d'Avignon. Présent, passé, tout se mêlerait dans la grande lumière de là-bas, et se rejoindrait. De l'amour et de la beauté. De la haine. De l'abandon. Et de ce que c'est que la fin des choses quand, de si près, depuis si longtemps, elle chemine près de vous, silencieuse et poignante. Avec ce récit fervent et grave, la langue de Michèle Desbordes atteint son point d'excellence pour nous dire la tragédie calme de l'être aux limites de soi.
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Michèle Desbordes a obtenu plusieurs prix en France et en Belgique pour son roman La demande paru en 1998 aux éditions aujourd'hui également en poche (Folio).

Globalia

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Rufin Jean-Christophe
Ed. Gallimard

Comment un système fondé sur la liberté peut devenir totalitaire

Kate et Baïkal ont vingt ans, ils s'aiment et vivent en Globalia. 'Liberté, sécurité, prospérité' : telle est la devise de cette démocratie prétendument parfaite et universelle, produit d'une globalisation libérale menée jusqu'à son terme. Peuplé de 'personnes de grand avenir', vieillards auxquels la médecine confère une jeunesse prolongée, le monde globalien flotte dans un conformisme mou. Les droits de l'homme y ont proliféré jusqu'à l'absurde. Seule la peur du terrorisme, soigneusement entretenue, cimente encore cette société sans histoire ni avenir.
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Les personnages

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Germain Sylvie
Ed. Gallimard

Un jour, ils sont là. Un jour, sans aucun souci de l'heure. On ne sait pas d'où ils viennent, ni pourquoi ni comment ils sont entrés. Ils entrent toujours ainsi, à l'improviste et par effraction. Et cela sans faire de bruit, sans dégâts apparents. Ils ont une stupéfiante discrétion de passe-muraille.
Ils : les personnages.
On ignore tout d'eux, mais d'emblée on sent qu'ils vont durablement imposer leur présence. Et on aura beau feindre n'avoir rien remarqué, tenter de les décourager en les négligeant, voire en se moquant deux, ils resteront là. Là, en nous, derrière l'os du front, ainsi qu'une peinture rupestre au fond d'une grotte, nimbée d'obscurité. Une peinture en grisaille, mais bientôt obsédante.
Là, à la frontière entre le rêve et la veille, au seuil de la conscience. Et ils brouillent cette mince frontière, la traversent continuellement avec l'agilité d'un contrebandier, la déplaçant, la distordant. Là, plantés sur ce seuil mouvant avec la violence immobile et mutique d'un mendiant qui a jeté sur vous son dévolu et qui ne partira pas avant d'avoir obtenu ce qu'il veut. S.G.

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