La tentation des armes à feu

La tentation des armes à feu
Deville Patrick
Ed. Seuil/Fiction & Cie

La Tentation des armes à feu est le tombeau de l'amour que, pendant sept ans, le narrateur porte à une femme brune qu'il appelle en secret la Grande Infante de Castille. On y découvre le jeune Staline offrant une paire de pistolets à son ancien employeur, Baltasar Brum debout sur le pas de sa porte, à Monte-video, un revolver dans chaque main, quelques secondes avant son suicide énigmatique, les amours tumultueuses de Sergueï Essenine et d'Isadora Duncan, un duel entre deux officiers russes au sud du Caucase, un autre duel sur la pelouse du stade Charléty à Paris, une belle espionne abattue à bout portant à La Havane, la guérilla des tribus du Dhofar au sud de la péninsule Arabique... Comme si nos risibles amours étaient toujours accompagnées, en fond sonore, du claquement des armes à feu. P. D.

Présentation de l'éditeur

Nos animaux préférés. Entrevoûtes

Nos animaux préférés. Entrevoûtes<br />
Volodine Antoine
Ed. Citadelles & Mazenod

L'éléphant s'appelle Wong, il parcourt la terre dépeuplée, et les femmes qu'il rencontre - les dernières représentantes de l'espèce humaine - le désirent... Le roi s'appelle Balbutiar, il est paralysé et seul sur une plage déserte, il ressemble à un crabe énorme, et ses sujets le laissent aux prises avec les maléfices ; il ne doit son salut qu'à ses rêves... Les sirènes s'appellent Cabillebaude II ou Sole-Sole III, Aiglefine VI ou Diodonne V, des anarchistes tentent vainement de mettre fin à leurs règnes sanglants, à leurs dynasties improbables... Sur le rivage, face aux boues, les mouettes ont perdu la mémoire ; elles parlent par énigmes, elles ne sont plus que fantômes anonymes...

Imaginés par des détenus oubliés de tous, par des révolutionnaires non repentis, ces contes brefs, ces histoires souvent cruelles, se répondent et se combinent pour former des entrevoûtes : un genre qui appartient à une littérature de l'ailleurs, profondément marquée, comme ses auteurs, par l'onirisme, la violence politique et l'humour du désastre.
Présentation de l'éditeur

Dans l'or du temps

Dans l'or du temps
Gallay Claudie
Ed. Rouergue/La brune

Simon Nardis aime la musique, mais il a vendu son piano et repris son ancien métier.

Il n'est plus pianiste de jazz. Un soir, par hasard, il rate son train, retrouve la musique et rencontre la femme qu'il n'attendait plus. Mais Simon Nardis est déjà marié?
Ce pourrait être une histoire sombre, une histoire de pénombre, mais il y a la mer, il y a cet élan nonchalant du rythme. Il y a ce quelque chose au-delà des morales qui vient du plus profond des personnages.

La Nouvelle Revue Française/Janvier 2006 - n°576

La Nouvelle Revue Française/Janvier 2006 - n°576
Collectif
Ed. Gallimard

Simon Nardis aime la musique, mais il a vendu son piano et repris son ancien métier.

Il n'est plus pianiste de jazz. Un soir, par hasard, il rate son train, retrouve la musique et rencontre la femme qu'il n'attendait plus. Mais Simon Nardis est déjà marié?
Ce pourrait être une histoire sombre, une histoire de pénombre, mais il y a la mer, il y a cet élan nonchalant du rythme. Il y a ce quelque chose au-delà des morales qui vient du plus profond des personnages.

Le matricule des anges n°70 février 2006. Jean Echenoz le styliste aventurier

Le matricule des anges n°70 février 2006. Jean Echenoz le styliste aventurier
Collectif
Ed. Matricule des anges

Simon Nardis aime la musique, mais il a vendu son piano et repris son ancien métier.

Il n'est plus pianiste de jazz. Un soir, par hasard, il rate son train, retrouve la musique et rencontre la femme qu'il n'attendait plus. Mais Simon Nardis est déjà marié?
Ce pourrait être une histoire sombre, une histoire de pénombre, mais il y a la mer, il y a cet élan nonchalant du rythme. Il y a ce quelque chose au-delà des morales qui vient du plus profond des personnages.

Petites formes

Petites formes
Quélen Dominique
Ed. Apogée

Ici un art concis, précis - pourtant tout en nuances, en allusions. Paradoxe ? De ces histoires, à peine effleurées (ç'aurait été : - un roman ? un borgésienne marqueterie ?), il ne resterait à la fin que ces bribes-là.
L'auteur, méticuleux, a dégraissé, il ne reste que l'os, léger, implacable. Ainsi le lecteur est confronté à des objets parfaitement réglés dont le dessein ne pourra qu'échapper au lecteur impatient.
(Il faudra revenir, chercher, tâtonner.)
Dominique Quélen a le sens de l'équilibre, de la retenue - pudeur - qui l'amène à retrancher encore, pour couper (au) court quand d'autres s'épancheraient.
Ici : quelques ouvertures. Mais essentielles.
Christophe Petchanatz
Présentation de l'éditeur

Troubles, 120 précisions. Expériences

Troubles, 120 précisions. Expériences
de Rijcke Elke
Ed. Tarabuste

[...] La poétesse cherche à suivre logiquement (née àGand en 1965, elle vit à Bruxelles), comme dans un rêve cartésien, ce qui se montre le moins de la mécanique heurtée du désir, de ses pousses, piques et embardées.
[...] On pense à André du Bouchet, sur lequel Elke de Rijcke prépare un essai, sans qu'aucun mimétisme n'en ressorte; sa façon à elle de l'avoir lu et d'en hériter consiste à partir de la tension entre le langage et le monde extérieur, et d'y travailler. Aussi l'ordinaire, le quotidien, ce que nous disons tous plus ou moins en histoires de nos vies, prend ce genre de tour-là [...]
Dans une maîtrise (parfois trop surplomblante) de son écriture, Elke de Rijcke cherche à dire, à énoncer, la lumière nouvelle, diffuse, sorte d'aura, qu'il y a entre les gestes, les corps, les sensations et les circonstances [...]
Si son premier livre contenait déjà, par son titre indicateur (Troubles. 120 précisions. Expériences; Tarabuste, 2005), cette volonté scrutatrice de baliser les micro-événements de la vie, la maturité d'écriture de ces deux volumes se double, ici, de la recherche d'une phrase aux mouvements inédits, sorte de phrases-pensée dont les rythmes s'inventent à mesure, cassant ici le lien syntaxique habituel pour, plus loin, éluder l'article et lister abruptement la vitesse d'une sensation. C'est ici un travail de fond, que le titre et son soleil de poche relèvent bien, en deux pans.
[...]Elke de Rijcke fait partie de ces voix singulières qui interrogent vraiment, en rompant la balance établie avec suffisance entre lyrisme et littéralité, la langue, ses capacités à dire (ou à ne plus pouvoir dire) ce qui résiste au langage.

Extrait du commentaire d'Emmanuel Laugier, à propos du dernier livre d'Elke de Rijcke dans le Matricule des Anges, n°75 juillet-août 2006

Voir aussi le site de poésie comparative http://www.sitaudis.com/Parutions/troubles--d-elke-de-rijcke.php

La chapelle Sextine

La chapelle Sextine
Hervé Le Tellier & Xavier Gorce (ill.)
Ed. Estuaire/Carnets littéraires

Décidément, se félicite Philippe, les baisers sont comme les cornichons du bocal. Quand on parvient à obtenir le premier, le reste vient tout seul.
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Terrine Rimbaud

Terrine Rimbaud
Franz Bartelt & Johan De Moor (ill.)
Ed. Estuaire/Carnets littéraires

Jovedi Merdouilla n'était pas un poète comme les autres. D'abord, il s'appelait Merdouilla, qui est plutôt un nom de peintre. Ensuite, il n'avait pas de chance. C'était certainement un des êtres les plus calamiteux de sa génération.
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Fugue

Fugue
Cécile Wajsbrot & Brigitte Bauer (ill.)
Ed. Estuaire/Carnets littéraires

Disparaître - ce mot m'a toujours plu. En lisant le journal - déjà - je m'attachais aux histoires où les gens ne laissent pas de traces et je me demandais : comment font-ils, comment tiennent-ils ?
Présentation de l'éditeur