Dès les premières pages, L'invention des corps s'élance dans le sillage d'Álvaro, jeune prof mexicain, surdoué de l'informatique, en cavale après les tragiques événements d'Iguala, la nuit du 26 septembre 2014 où quarante-trois étudiants disparurent, enlevés et assassinés par la police. Rescapé du massacre, Álvaro file vers la frontière américaine, il n'est plus qu'élan, instinct de survie. Aussi indomptable que blessé, il se jette entre les griffes d'un magnat du Net, apprenti sorcier de la Silicon Valley, mécène et apôtre du transhumanisme, qui vient de recruter une brillante biologiste française. En mettant sa vie en jeu, Álvaro s'approche vertigineusement de l'amour, tout près de trouver la force et le désir d'être lui-même.
Marie-Adélaïde, née sous X, a la rage au ventre ; elle a un destin, mais ne sait pas encore lequel. Pas celui de caissière à La Miche Dorée. Pas non plus celui de ses rares copines, certaines connues en prison, d'autres camarades de galère et d'errance. Serait-ce celui de nounou des enfants impeccables de la Sublime ? Ou celui de retrouver sa mère coûte que coûte ? Son destin, elle va le chercher avec les moyens dont elle dispose : le culot, la parole qui frappe, l'humour cinglant, l'insoumission à son milieu, la révolte contre toutes les conventions. C'est une héroïne de notre temps.
Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l'Allemagne nazie. L'ambitieuse s'est hissée jusqu'aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu'elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s'enfonce dans l'abîme, avec ses secrets.
Un prêtre âgé se remémore son existence, en particulier deux figures qui changèrent sa vision de Parisien policé envoyé dans un petit village de la Franche-Comté profonde : Jan, compositeur néerlandais si exigeant qu'il jetait toutes ses partitions, et Charlotte, pauvre femme solitaire, un peu folle aux yeux des villageois. A travers leurs vies transparaît une recherche du divin.
Une organisation s'emploie à détruire les oeuvres indésirables ou à les enfermer dans des musées, afin de lutter contre leur mauvaise influence. Sa nouvelle mission : retrouver un tableau de Konrad Kessler. Disparu, celui-ci aurait été retrouvé dans les alentours de Genève.
L'auteur relate ses nombreux voyages en Chine dans le début des années 2000, son amitié avec l'éditeur Chen Tong ainsi que le tournage de son film "The honey dress".
Des hommes retournent sur d'autres la brutalité d'un ordre dont ils souffrent. Ils s'inventent à peu de frais de commodes ennemis. Certaines frayeurs en eux les agissent. Des questions vieilles comme le monde mais d’une brûlante actualité, auxquelles Lydie Salvayre donne ici forme littéraire.
Un roman, donc, et d’une causticité jubilatoire, où vont se faire face, d'une part : un solitaire, un lettré, un pas-tout-à-fait-pareil, un pas-tout-à-fait-conforme, un homme malade qui a choisi de se retirer dans un lieu de beauté, et de l'autre : les habitants d'un paisible village que l'arrivée de ce nouveau, de cet intrus, bouscule et profondément déconcerte.
Georges Perec serait-il déjà devenu un classique ? Dans son oeuvre, les contraintes formelles miment, en quelque sorte, celles tragiques de l'histoire. La disparition d'une voyelle dit celle de l'univers familial. Pas de temps retrouvé euphorique pour Perec, Je me souviens souligne la fragilité de la mémoire. La fiction suspend le cours du temps. (présentation de l'éditeur)
Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l'esclavage. Rachetée à l'adolescence par le consul d'Italie, elle découvre un pays d'inégalités, de pauvreté et d'exclusion.
Affranchie à la suite d'un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.