Dans un monde futuriste placé sous un contrôle étatique totalitaire, Winston Smith, un employé du ministère de la Vérité, falsifie l'histoire pour ne pas compromettre le pouvoir qui se serait trompé dans le passé. Dans une société où les sentiments humains ont été éliminés, le jeune homme cherche l'amour et la liberté.
Au cours d'une bataille contre les Turcs, Médardo di Terralba, chevalier génois, est coupé en deux par un boulet de canon. Ses deux moitiés continuent de vivre séparément, l'une faisant le bien, l'autre ravageant tout sur son passage.
Turin, un été d'avant-guerre. Ginia, 16 ans, orpheline, vit seule avec son frère, ouvrier de nuit, et cherche à se distraire après ses heures à l'atelier de couture où elle travaille. Fascinée par Amelia, 20 ans, prétendant servir de modèle à des peintres, elle se retrouve à poser nue dans ces studios d'artistes, et cède aux avances de Guido. Une réflexion sur la perte de l'innocence.
“Aujourd’hui nous traversons la partie la plus redoutable de l’océan Indien… Nous avons laissé derrière nous les îles Laquedives. C’est là qu’un jour, notre voilier a été pris dans un typhon et nous avons tourné sur nous-mêmes trois jours entiers… Lorsque le vent est tombé, de véritables loques pendaient à la place des voiles et au moment où le capitaine nous a réunis pour nous compter, quatre hommes manquaient à l’appel…
L'histoire de Yasuo, un jeune homme impressionnable aux prises avec des démons et qui doit faire face à des incidents tragi-comiques.
Dix nouvelles empreintes de poésie proposent chacune un vocabulaire nouveau, utilisant rythmes et sonorités. Elles mettent en scène hommes et bêtes, êtres célestes ou pierres et mousses, dans un monde où invisible et visible se rejoignent au bord du merveilleux.
Nouvelle traduction de la parodie des Contes d'Ise, un classique de la littérature japonaise du Xe siècle, pastichés au XVIIe siècle par un auteur anonyme. Le personnage principal, Ariwara no Narihira (825-880), poète séducteur, est ici remplacé par des personnages grotesques. Cette traduction française permet d'approcher l'art japonais de jouer sur les mots.
Compilation de chroniques sur Paris publiées dans The New Yorker. A travers ses souvenirs de lecture, l'évocation de lieux visités ou encore de rencontres, le poète réenchante la vision de la capitale française tout en s'interrogeant sur ses liens amicaux et familiaux avec la ville, sur la nature de la poésie et sur son rapport à la solitude.
Une présentation de l'envers du rêve américain, dans le Lower East Side de Manhattan, en 1900. Dans les taudis, des immigrés juifs, irlandais ou italiens s'entassent et se tuent à la tâche, tandis que les enfants grandissent dans la rue, entre prostituées, gangsters, vendeurs ambulants et travailleurs exploités. D'après les souvenirs d'enfance de l'auteur.
Dans les histoires de Joanna Walsh, les femmes observent leur vie avec la lucidité réjouissante de ceux qui voient dans la trivialité la matière inépuisable de récits édifiants. Elles dissèquent méticuleusement tout ensemble le quotidien et leur intimité, sans négliger d'épingler au passage le ridicule d'une mère, d'un amant ou d'un voisin de table. S'éprouvant le plus souvent comme des étrangères ou des êtres déplacés, elles n'en parviennent pas moins, de nouvelle en nouvelle, à fabriquer l'étoffe d'une existence. « J'ai replié ma vie sur elle-même, sept fois », dit une de ces femmes. « J'ai été surprise qu'elle soit si volumineuse. » Et c'est la même surprise que procure la lecture de ces textes comme repliés sur eux-mêmes. Leur écriture, volontiers répétitive, qui dit le ressasse- ment et la rumination, creuse aussi patiemment son sillon et fait entendre une voix tout à fait insolite.