Sont ici réunies trois grandes figures de la littérature irlandaise du XXe siècle. Tout le monde ne connaît pas l’anecdote, restée célèbre, dont le poète Padraig Colum se servit pour clôturer sa préface à l’édition américaine des Contes d’un rêveur : « Dans le comté de Meath, au temps jadis, il y avait deux grands barons voleurs sur la route de Drogheda : Dunsany et Fingall. Et si vous échappiez aux mains de Fingall, vous tombiez inévitablement dans celles de Dunsany. »
Le grand baron avait du nez, et même du flair – on comprendra pourquoi en lisant le texte ici traduit – c’est lui qui dénicha – et même déterra – Mary Lavin avec la sûreté d’un épagneul déterrant un os exceptionnel, et préfaça son premier livre de nouvelles. Car les Irlandais, qui ont le génie des Pâques sanglantes, ont aussi celui des nouvelles, ces « romans rapides » selon l’heureuse expression de Natacha Michel. « Une histoire courte, nous dit Sean O’Faolain, si elle est réussie, est comme un cerf-volant d’enfant, une petite merveille, un moment lumineux. » (présentation de l'éditeur)
Le docteur Battista vit seul avec ses deux filles depuis le décès de leur mère. Kate, l'aînée, s'occupe de l'intendance de la maison. Lorsqu'il apprend que le visa de Piotr, son brillant assistant, arrive bientôt à expiration, le chercheur tente de convaincre Kate d'épouser ce dernier.
Le narrateur attend une commande dans un coffee house de Bangalore. L'ambiance est à la quiétude, en apparence. Pourtant, l'homme est inquiet. Une parabole sur les affres de la richesse et la dégradation morale qui l'accompagne, avec en toile de fond une Inde tiraillée entre tradition et modernité.
48 nouvelles qui mêlent ordinaire et extraordinaire, humour et satire. Crimes, disparitions, énigmes, mystères, enquêtes, ces récits en forme de paraboles dissèquent la vérité et jouent avec la capacité à juger.
Dante C. de la Estrella, juriste et industriel du bâtiment, raconte, l'alcool aidant, un voyage de jeunesse en Turquie avec de riches Mexicains, Rodrigo Vives et sa soeur Ramona, alors qu'il étudiait le droit à Rome. Les Vives, qui lui reprochent sans cesse son peu de fortune, lui présentent Marietta Karapetiz, veuve d'un anthropologue spécialiste de rituels scatologiques mexicains.
Ce volume parcourt cinquante années de l'histoire américaine, de l'avant-guerre aux années 1980, au sein de la communauté juive de Newark, une banlieue new-yorkaise. Une histoire parfois reconsidérée que le romancier se réapproprie sans souci de chronologie : l'Amérique de Philip Roth. Partant du mouvement de la contre-culture des années 1960 en lutte contre la guerre du Viêtnam (Pastorale américaine), il revient sur la guerre froide et la croisade anticommuniste des années 1950 (J'ai épousé un communiste), passe par le politiquement correct des années 1970-1980 (La tache), et se «projette» dans d'hypothétiques années 1940 (Le complot contre l'Amérique), où le fascisme et l'antisémitisme gagnent les États-Unis. En contrepoint d'une sévère critique de la société américaine, Philip Roth tisse une fine analyse des mécanismes de l'homme pris au piège de l'imprévisible. Confrontés à de grands bouleversements, des destins se brisent soudain sous l'effondrement des illusions, des secrets, des certitudes sur lesquels reposaient des vies idéales, prototypes du rêve américain.
Un recueil de nouvelles mettant en scène des figures de femmes aussi obscures que séduisantes.
Par une brumeuse matinée de 1934, Elvira Western quitte son confort londonien et son mari pour rejoindre à Paris son jeune amant, Oliver Fenton, un étudiant anglais exalté. Mais, rapidement, l'escapade se transforme en journées languides dans les cafés de Saint-Germain-des-Prés en compagnie de journalistes débauchés, de bourgeois extravagants et d'une danseuse de cabaret désargentée.
« À trente-deux ans, Yarmi comptait déjà quatre séjours à la prison de Pawiak pour vol - sa spécialité étant de forcer les serrures. Il avait aussi été arrêté plusieurs fois pour traite des blanches. À vingt-neuf ans, Keila la Rouge s'était successivement distinguée dans trois bordels, un rue Krochmalna, un rue Smocza et un rue Tomkes. »
À dix-huit ans, Eily quitte l’Irlande et son carcan pour venir suivre des cours d’art dramatique à Londres. Elle y tombe amoureuse de la ville et de Stephen, un comédien au passé douloureux, de vingt ans son aîné. Les Saltimbanques ordinaires détaille par le menu et avec une justesse poignante leur histoire : l’initiation à l’amour, la perte de l’innocence, la découverte de la passion et de ses écueils, mais aussi le Londres des années 1990, sa créativité et son cosmopolitisme qui agissent comme autant d’aimants sur la jeune Eily, avide de s’émanciper des lourdeurs de la société irlandaise.