L'écriture comme théâtre

L'écriture comme théâtre
Piemme Jean-Marie
Ed. Lansman

'Avec l'écriture de fiction, j'ai retrouvé ce qui m'avait séduit dans le théâtre dès le début de mon adolescence : la dimension du dépaysement, du déplacement, du transport mental. A l'époque, je ne disposais pas des outils nécessaires pour qualifier la situation que je vivais. J'étais immobile. Atone. Incapable de donner une cause à cette immobilité et à cette atonie, je la vivais comme une condition naturelle porteuse d'un malaise incompréhensible. Je peux dire aujourd'hui que le théâtre m'a intéressé parce qu'il n'était pas le prolongement de ma vie, parce qu'il n'était pas ma vie. Parce qu'il introduisait dans l'immobilité et dans l'atonie une rupture radicale.' Jean-Marie Piemme

Pôles suivi de Grâce à mes yeux.

Pôles suivi de Grâce à mes yeux.
Pommerat Joël
Ed. Actes Sud

Pôles

Elda Older a des troubles de la mémoire. Elle rencontre Alexandre-Maurice, le modèle de son frère sculpteur. Elle le recueille chez elle et veut lui faire écrire son histoire: vingt ans plus tôt, dans un appartement qui ressemble étrangement au sien, vivaient Alexandre-Maurice, son frère Saltz et leur mère impotente jusqu'à ce que les propriétaires menacent de les expulser. Pour protéger sa mère, Alexandre-Maurice l'aurait-il tuée?

Grâce à mes yeux

Aymar est le fils d'une femme très âgée qui se sent inutile et du plus grand artiste comique du monde. Le père voudrait transmettre son art, et Aymar voudrait tellement être à la hauteur. Mais voilà, Aymar n'est pas fait pour le rire et captive au contraire par sa sensibilité maladive. Chaque nuit il retrouve une jeune femme étrangement timide qui l'attire. Quelle culpabilité quand il faudrait se mettre entièrement au service du rêve paternel!

Le carnaval verbal d'Ascanio Celestini

Le carnaval verbal d'Ascanio Celestini
Barbalato Beatrice
Ed. Peter Lang

Auteur et acteur de théâtre, Ascanio Celestini est un des principaux représentants du théâtre de narration sur la scène italienne contemporaine. Sa parole est carnavalesque (au sens où l'entendait Bachtine du Gargantua et Pantagruel de Rabelais), son écriture est orale, à la fois grave et joyeuse, ancrée dans une italianité très forte convoquant la mémoire ancestrale et mobilisant la parole de ceux à qui elle est refusée. Un esprit anarchique qu'étaye un humour subversif donne à ses textes une actualité intempestive. À l'heure actuelle, ses pièces sont représentées dans toute l'Europe. Mieux, le succès de ses adaptations en français, en Belgique francophone et en France, se confirme chaque saison.
Se pose dès lors la question du traduire. Comment faire passer dans une autre langue l'oralité, le rythme, l'auto-ironie et la présence scénique de ce je narrateur ? Metteurs en scène francophones de Celestini, directeurs de théâtre, interprètes, traducteurs et chercheurs viennent ici nourrir la réflexion et répondre à ces questions essentielles.
Les études pluridisciplinaires rassemblées dans ce livre s'adressent aux narratologues, linguistes, traducteurs, dramaturges ou acteurs et à toute personne séduite par l'univers de Celestini.
Cet ouvrage contient des contributions en italien.

Croisière

Croisière
Woolf Virginia
Ed. Les belles lettres

En partant en croisière pour l'Amérique du Sud, Rachel Vinrace entame un parcours initiatique jalonné de rencontres et de séductions. Accueillie sur place par sa tante, Mrs. Ambrose, elle découvre le sentiment amoureux avec Terence Hewet avant de tomber gravement malade. Premier roman.

Renate quitte le pays (livre et DVD)

Renate quitte le pays (livre et DVD)
Bausch Pina
Ed. Arche

Pièce de théâtre dansée et amusante mariant Hollywood à Wuppertal.

Georges Pitoëff

Georges Pitoëff
choix de textes par Odette Aslan
Ed. Actes Sud

Georges Pitoëff (1884-1939) était l'un des membres du Cartel, avec Jouvet, Dullin et Baty. Très attaché au jeu des acteurs, à leur recherche d'une rythmique intérieure issue de l'enseignement de Jacques-Dalcroze, il a fondé ses mises en scène sur une disposition géométrique de l'espace et des couleurs en accord avec la peinture avant-gardiste de son temps.

Comme une épine dans l'oeil. La plainte de l'impératrice de Pina Bausch

Comme une épine dans l'oeil. La plainte de l'impératrice de Pina Bausch
Collectif
Ed. Arche

En novembre 1987, quand débute le tournage de La Plainte de l'impératrice, Pina Bausch est à l'apogée de sa gloire. Elle a porté la révolution dans le spectacle vivant, cassant tous les codes, inventant au fur et à mesure, pièce après pièce. Filmer, c'est pouvoir sortir de scène, du théâtre, c'est avoir accès à l'espace extérieur, à la nature. Il y a là le désir d'un appel d'air. Comment la chorégraphe et sa troupe de Wuppertal ont-ils trouvé le chemin qui conduit de la scène à la caméra ? Pourquoi ce film sera-t-il la seule réalisation cinématographique de Pina Bausch ? C'est ce que raconte cet ouvrage.

Avec des témoignages. Parmi eux, ceux de grands artistes qui furent ses contemporains. Des témoignages qui continuent encore aujourd'hui. Ils sont rassemblés, ici, pour la première fois. Federico Fellini, Pedro Almodóvar, bien sûr, mais aussi Bob Wilson, Heiner Müller, Pippo Delbono, et encore Wim Wenders, Susan Sontag, Hervé Guibert, Yannick Haenel, François Weyergans, Peter Esterhazy... Tous ont ressenti le désir compulsif d'écrire sur Pina Bausch, comme pour s'approprier son pouvoir et sa force.

Il y a, dans l'oeuvre de Pina Bausch, un avant et un après de La Plainte de l'impératrice. Le film reste une énigme et fixe un point de rupture dans l'oeuvre théâtrale, qui se transforme. Aujourd'hui Pina Bausch a disparu. La Plainte de l'impératrice, oeuvre maudite et culte, au titre prémonitoire, ne se rend toujours pas. Comme un phare solitaire.

Le tombeau d'Oedipe. Pour une tragédie sans tragique

Le tombeau d'Oedipe. Pour une tragédie sans tragique
Marx William
Ed. Minuit

Il faut sauver la tragédie grecque de toute la gnose philosophique et tragique qui l'accable depuis près de trois siècles. Il faut la sauver de notre conception moderne de la littérature et du théâtre. Il faut la sauver de nous-mêmes pour la retrouver ailleurs, très loin, dans les lieux les plus improbables : le nô japonais, la messe catholique, la psychanalyse freudienne... À moins qu'elle ne soit déjà plus nulle part.

Car la tragédie est aussi introuvable que le tombeau d'Oedipe, ce tombeau que Sophocle prit pour thème de sa pièce ultime, laquelle est également la dernière tragédie grecque connue.

Avec Oedipe à Colone pour fil conducteur, ce livre raconte l'histoire édifiante d'une incompréhension à laquelle nous sommes voués. Il révèle les incroyables trahisons et mutilations dont ces chefs-d'oeuvre furent les victimes et propose en retour quelques thèses - ou hérésies - susceptibles de bouleverser non seulement notre vision de la tragédie, mais notre conception même de la littérature et de ses pouvoirs - sur les lieux, les corps et les dieux.

Nul détour n'est aujourd'hui si troublant ni si salutaire.

Le théâtre

Le théâtre
David Martine
Ed. Belin poche

Du culte de Dionysos au théâtre de l'absurde, en passant par les mystères du Moyen Âge, la tragédie classique, le drame romantique ou le vaudeville, toutes les formes du théâtre sont ici étudiées. Texte, personnages, action dramatique sont analysés. Les techniques de la scénographie sont explorées, ainsi que le travail du comédien et du metteur en scène.

On trouvera en fin d'ouvrage un répertoire chronologique des auteurs et des oeuvres, un index des notions et un index des noms propres.

Les beaux jours d'Aranjuez. Un dialogue d'été

Les beaux jours d'Aranjuez. Un dialogue d'été
Handke Peter
Ed. Le Bruit du temps

La femme

Pourquoi plus de question ? Sans tes questions je ne peux pas continuer, je suis aveugle et muette. Grâce à tes questions je revois - non, je me mets à voir. Voir ce qui restait invisible à ce moment-là. Demande-moi. C'était prévu comme ça.

L'homme

Et qu'est-ce que tu vois, dans la cabane, dans la cabane de la saline perdue ?

La femme

La lumière.

Les Beaux Jours d'Aranjuez, écrit par Peter Handke en français durant l'été 2011, est un dialogue sur l'amour, dans une tradition que l'on pourrait faire remonter au Banquet de Platon. Une femme et un homme, dans la complicité que permet une longue intimité et la beauté d'un soir de l'été qui s'achève, parlent de l'amour, de la première fois, dans un jardin qui est comme le premier jardin. L'homme interroge, selon des règles qui semblent avoir été convenues à l'avance, par jeu. Aux souvenirs d'amour se mêlent des souvenirs de voyage et des descriptions du monde à l'entour (parfois menaçant) qui témoignent d'une attention exceptionnelle à ces signes de la nature, presque imperceptibles, qui sont indissociables des mystères que l'homme et la femme cherchent à déchiffrer.

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