Printemps 1963. Abraham, médecin proche de la cinquantaine, s'installe à Tilliers, petite ville de la Beauce en compagnie de son fils Franz, âgé de 9 ans et demi. Un an plus tôt, un accident a laissé ce dernier amnésique. Tandis qu'Abraham se met à travailler, le jeune garçon se met à explorer la grande maison et la petite ville, un terrain d'exercice idéal pour son imagination débridée.
On peut la jouer tout sourire au quotidien. N'empêche... ça mijote, ça travaille dans les profondeurs ! La prudence ou la lâcheté espèrent qu'on laissera clapoter le moût dans le fond des marmites jusqu'à l'extinction totale des fermentations. On s'efforce d'y croire. Mais des histoires comme ça, faut être drôlement solide pour les étouffer, mettre son mouchoir pardessus et n'en jamais rien dire...
D'ailleurs je ne sais pas où cette mise en mots va m'emmener, ni pourquoi je suis saisi par le besoin de raconter ces histoires et les bouts de vie en forme de culs-de-sac qui vont avec.
Au milieu des années 1950, juste avant le retour de De Gaulle, François Mitterrand envisage déjà d'atteindre le sommet de l'Etat. Il est au centre de tous les scandales qui secouent la vie politique : l'affaire des fuites sous Mendès France, l'attentat de l'Observatoire, etc. Vingt ans après, un journaliste qui l'a bien connu évoque cette période qui marque la fin de la IVe République.
Myriam, la narratrice, raconte son parcours, ses rencontres et son émancipation. De sa vie d'adolescente introvertie jusqu'à celle de femme mariée à Yann avec qui elle aura un enfant, Caroline. Philippe Djian balaie ainsi quinze ans de la vie de cette jeune femme en maniant tout au long du récit l'art de l'ellipse.
Espagne, 18 août 1936. Le poète Federico Garcia Lorca, deux anarchistes et un instituteur sont fusillés par les milices franquistes à Fuente Grande, autrefois Ainadamar, la fontaine aux larmes. L'écrivain revient sur les sept années précédentes des protagonistes : la découverte de l'Amérique par le poète, le militantisme des deux anarchistes, la bataille pour la république de l'instituteur.
Décembre 1926. Agatha Christie disparaît pendant onze jours. Personne ne sait ce qu'elle est devenue, les presses britannique et française pensent qu'elle a été kidnappée ou assassinée. L'auteure se met dans la peau de la romancière pour revenir sur cette période mystérieuse.
Les derniers jours de la vie de Charles de Foucauld évoqués à la lumière d'éléments nouveaux trouvés sur Madani, complice de son meurtre, et sur le capitaine Florimont qui l'interrogea, trois décennies après les faits. L'auteur revient sur le dénuement dans lequel ce personnage abandonné par l'institution religieuse a terminé sa vie dans le désert et sur la radicalité de son parcours.
Le comédien se raconte. Il décrit la place des livres de Céline et de la lecture dans sa vie personnelle et artistique, le quotidien du comédien, ses rencontres avec des personnalités du monde politique ou de la culture, etc.
Révolté après avoir vu son voisin abattre son chien blessé, Antoine, un adolescent de 12 ans vivant dans une commune du Jura, tue un petit camarade. Paniqué à l'idée des conséquences de son acte, il décide de dissimuler le crime. Un événement imprévisible survient alors qui remet en cause la situation d'Antoine.
Cette suite d'histoires explore le mystère de la rencontre amoureuse. Elle met en scène un homme qui revisite en rêve des chambres de femmes qui sont tour à tour gymnaste, navigatrice, voyante, botaniste, dompteuse, reine de beauté, criminologue, etc.