Marcello, la trentaine, vit à Viareggio, en Toscane. Il semble se complaire dans sa condition d'étudiant dilettante, se satisfaisant de petits boulots. Afin d'échapper à un avenir tout tracé - reprendre le café de son père -, il tente de décrocher une bourse de doctorat en lettres et, contre toute attente, l'obtient.
L'aspirant chercheur se voit alors confier l'étude de l'oeuvre de Tito Sella, un terroriste des années de plomb, rapidement arrêté puis décédé en prison, après avoir achevé divers écrits, dont sa prétendue autobiographie, La Fantasima - un manuscrit perdu et fantasmé, qui devient pour Marcello un véritable objet de quête.
Deux histoires se tissent en parallèle. D'une part, la vie quotidienne de Marcello et de son groupe d'amis dans une petite ville de province, ainsi que sa découverte des arcanes du monde universitaire avec ses luttes de pouvoir et d'egos. D'autre part, celle de Tito Sella, et l'identification progressive du jeune homme à cette figure du passé, mue par une forme d'empathie et d'admiration pour ce terroriste-écrivain.
Par un matin gris d'hiver, un immense ballon dirigeable s'installe dans le ciel de Graystadt, silencieux, menaçant. Même le directeur Stern, qui travaille pourtant pour le gouvernement, semble impuissant face à ce qui se prépare. Seul son fils, le petit Stern, perçoit le danger avec clarté.
Alors que les bicéphales du mystérieux baron Noulde investissent les rues et que l'enfant doit faire face aux absences de ses parents, Stern trouve refuge dans son imaginaire. Et si c'était à lui de sauver les générateurs de rêves ?
Entre conte initiatique et fable politique, Le Ministère des Rêves est un hommage poignant à l'imagination. Momtchil Milanov nous offre un premier roman porté par une prose lumineuse où, à travers le regard d'un enfant, chaque instant se charge d'une profondeur nouvelle. (présentation de l'éditeur)
James, en apparence un esclave illettré en fuite dans le Mississippi, est en réalité un homme cultivé qui maîtrise la langue et la pensée. Inspiré par le personnage de Jim, créé par M. Twain dans Huckleberry Finn, James incarne un héros qui choisit son destin dans l'Amérique ségrégationniste.
En 1843, le pasteur John Ferguson et sa femme Mary manquent d'argent depuis qu'ils sont entrés au sein de l'Eglise libre d'Ecosse. Un propriétaire terrien propose à John une certaine somme pour se rendre sur son île, à 600 kilomètres des côtes, pour en évacuer le dernier habitant. John y rencontre Ivar, qui mène une vie paisible et solitaire, avec ses bêtes pour seule compagnie.
Depuis qu'elle a croisé la route du mystérieux Coenraad, la vie de celle qui se fait désormais appeler Lola Montez a pris une autre saveur, plus piquante : celle de l'aventure. Grâce à un code d'une diabolique simplicité, Lola et son amant peuvent se retrouver en toute impunité n'importe où, à Hong Kong, Tikal, Marseille ou Chicago. Mais quand il finit par lui donner rendez-vous à Toronto, la ville où elle réside, Lola bascule la tête la première dans son passé. En arpentant les rues de son enfance, elle glisse ses souliers dans les pas de la petite fille qu'elle a été. Que fuit-elle depuis tout ce temps ? Détour après détour, Lola remonte la piste de ses blessures, pour sonder ce que, au fond, elle cherche depuis toujours : son propre désir.
Dans ce roman traduit pour la toute première fois en français, Helen Weinzweig décortique avec humour la mécanique du sentiment amoureux, tout en étrillant la société patriarcale et les rôles assignés aux femmes.
Entremêlant des commentaires de Sapho, de Catulle ou d'Emily Dickinson, des visions, des épitaphes, ainsi que des réécritures contemporaines en tout genre, une oeuvre kaléidoscopique et hybride dans laquelle l'auteure fait se croiser des figures telles que Catherine Deneuve, Sigmund Freud ou Jean-Luc Godard.
Dans l'empire austro-hongrois, l'archiduc fait appel à la sorcière Gila pour faire avorter l'impératrice contre son gré. Elle-même enceinte, Gila s'enfuit avec la malheureuse, mais celle-ci fait une fausse couche. Après avoir accouché en secret, la sorcière reprend sa fuite, mais son enfant est considéré par tous comme l'héritier au trône des Habsbourg. Roman picaresque post-moderne et féministe.
En 2017, l'artiste Fleur Pierets devait épouser sa compagne Julian dans tous les pays où deux femmes étaient autorisées à se marier, soit 22 pays. Ce fut le fameux Projet 22, relayé dans le monde entier. Mais après le quatrième mariage à Paris, le si joyeux et militant « tour du monde de l'amour » est interrompu : Julian tombe malade et s'éteint deux mois plus tard, le 22 janvier 2018.
Alors Fleur prend la plume pour faire revivre la femme qu'elle a aimée, amatrice d'art, de drag king, d'écologie, et revient sur l'alliance sacrée de l'amour et de l'art : on y retrouve Susan Sontag et Annie Leibovitz, Audre Lorde et Gloria Joseph, Woolf et Sackvitle-West, Tennessee Williams, Hujaret Wojnarowicz...
En 1926, Constantin Avis, un sculpteur parisien plein d'espoir, arrive à New York. Invité par un galeriste influent qui lui a promis une exposition, il voit son rêve se heurter à la réalité lorsque les douaniers refusent le statut d'oeuvre d'art à son oiseau de bronze. Un procès s'ouvre, soulevant une question cruciale : qu'est-ce que l'art véritable ?
Un siècle plus tard, sur la côte ligure, en Italie, Dora, une jeune écrivaine, cherche à terminer un livre sur Constantin Avis. Le destin du célèbre sculpteur dans le New York du cinéma muet s'entrelace inexorablement avec le sien, et la mène à questionner ses propres choix en tant qu'artiste, mère et amante.
Au sommet de sa carrière, Eisa M. Anderson perd ses moyens et quitte la Salle dorée de Vienne en plein récital du Concerto n° 2 de Rachmaninov. Une fuite en avant qui prend rapidement la forme d'une quête d'identité.