Aux éternels perdants

Aux éternels perdants
Andrew Szepessy
Ed. Rivages

Dans les années 1960, Andrew Szepessy se retrouve prisonnier à Budapest sans justification, propulsé dans le monde parallèle des geôles de la République populaire de Hongrie, au milieu de détenus accusés de trahison au régime et d'autres délits plus ou moins absurdes. De cette année marquante de sa jeunesse, il a tiré un récit à la fois drôle, lyrique et poétique, sorte d'ovni de la littérature carcérale et cocktail inédit d'humour anglo-hongrois. D'une douceur et d'un flegme inattendus, Aux étemels perdants est un authentique traité du zen, un manuel de survie en milieu hostile - une parabole merveilleuse et salvatrice contre tous les enfermements. (présentation de l'éditeur)

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Un dîner en bateau

Un dîner en bateau
Akira Yoshimura
Ed. Actes sud

Enfant pendant la guerre mais de santé fragile, le narrateur-auteur de ce livre échappe à l'armée et poursuit ses études. Devenu adulte, il incarne la chance plus ou moins confortable de ne pas avoir été l'acteur ou le témoin du pire. D'où quelques pointes d'absurde et d'ironie dans ses récits. Contemplatif, il se souvient de Tokyo : les incendies, les déménagements incessants, les expéditions en campagne pour trouver du riz, les usines de ses frères, où il travaillait adolescent en alternance avec l'école, les attirances pour les poissons rouges que chacun élevait en gage de protection face à la mort. Mais les dix nouvelles qui composent ce recueil ne s'inscrivent jamais sous le signe de la terreur, tant le narrateur lui préfère l'événement furtif du souvenir, telle l'image de ce bimoteur de combat par le hublot duquel, enfant, il a aperçu les visages de deux jeunes soldats américains...

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Ce genre de petites choses

Ce genre de petites choses
Claire Keegan
Ed. Sabine Wespieser

Ce genre de petites choses. En cette fin d'année 1985 à New Ross, Bill Furlong, le marchand de bois et charbon, a fort à faire. Aujourd'hui à la tête de sa petite entreprise et père de famille, il a tracé seul sa route : élevé dans la maison où sa mère, enceinte à quinze ans, était domestique, il a eu plus de chance que d'autres enfants nés sans père.

Trois jours avant Noël, il va livrer le couvent voisin. Le bruit court que les soeurs du Bon Pasteur y exploitent à des travaux de blanchisserie des filles non mariées et qu'elles gagnent beaucoup d'argent en plaçant à l'étranger leurs enfants illégitimes. Même s'il n'est pas homme à accorder de l'importance à la rumeur, Furlong se souvient d'une rencontre fortuite lors d'un précédent passage : en poussant une porte, il avait découvert des pensionnaires vêtues d'horribles uniformes, qui ciraient pieds nus le plancher. Troublé, il avait raconté la scène à son épouse, Eileen, qui sèchement lui avait répondu que de telles choses ne les concernaient pas.

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Un papillon, un scarabée, une rose

Un papillon, un scarabée, une rose
Aimée Bender
Ed. de l'Olivier

Francie a huit ans quand la dépression de sa mère, Elaine, vient bouleverser à jamais son existence. Recueillie par son oncle et sa tante, Francie grandit entourée d'affection auprès de sa cousine Vicky. Malgré tout, elle vit une jeunesse singulière, détachée du réel, habitée par la peur de la folie. Mère et fille tracent dès lors leur chemin : l'une survit, l'autre se construit en s'efforçant de « ralentir le monde » et de sonder ses souvenirs d'enfance.

Mais comme toujours dans les romans d'Aimee Bender, la fantaisie règne : un insecte décorant un abat-jour prend vie puis s'échappe, une fleur brodée sur un rideau tombe au sol, bien palpable... L'imaginaire devient le lieu le plus propice à la découverte de vérités profondes.

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L'usine

L'usine
Hiroko Oyamada
Ed. Christian Bourgois

L'Usine, un gigantesque complexe industriel de la taille d'une ville, s'étend à perte de vue, C'est là qu'une femme et deux hommes, sans liens apparents, vont désormais travailler à des postes pour le moins curieux. L'un d'entre eux est chargé d'étudier des mousses pour végétaliser les toits. Un autre corrige des écrits de toutes sortes dont l'usage reste mystérieux. La dernière, elle, est préposée à la déchiqueteuse de documents. Très vite, la monotonie et l'absence de sens les saisit, mais lorsqu'il faut gagner sa vie, on est prêt à accepter beaucoup de choses... Même si cela implique de voir ce lieu de travail pénétrer chaque strate de son existence ?

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Les secrets

Les secrets
Andrus Kivirähl
Ed. Le Tripode

Dans la famille Jalakas, chacun emprunte un passage secret pour rejoindre son rêve en douce. Le petit Siim se glisse sous la table et atterrit au pays des merveilles. Sa grande soeur, Sirli, prend l'ascenseur et grimpe jusqu'au pays des nuages. La mère passe par une porte cachée qui mène à son château royal. Le père, quant à lui, sort par la porte arrière de sa voiture et déboule sur un stade gigantesque. En dehors de leur cachette, les membres de cette joyeuse famille mènent une vie tranquille. Mais il arrive que certains rêves prennent le pas sur la réalité, et alors plus rien ne tourne rond...

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Alegria

Alegria
Manuel Vilas
Ed. du sous-sol

« Je suis arrivé par la douleur à la Joie », écrit le poète José Hierro. De chambres d'hôtel en aéroports, assailli par une profusion de souvenirs, Manuel Vilas poursuit la mise à nu de son narrateur. Il orchestre la symphonie de la mémoire et enrichit son tableau de nouveaux motifs comme celui de l'allégresse. Toujours entouré de ses musiciens, ombres de son passé, en dialogue incessant avec les doubles de ses fantômes, auxquels il ajoute Arnold (pour Schönberg), sa part sombre, son ange de la dépression. Le passé coule partout, vague sans cesse rabattue, il est dans les machines à presser les oranges, dans les chemises jamais assez blanches, dans les cours d'eau, comme sous le sol que l'on foule.

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Tu aurais dû t'en aller

Tu aurais dû t'en aller
Daniel Kehlmann
Ed. Actes Sud

En mal d'inspiration, un scénariste a loué pour sa famille une confortable maison de vacances isolée dans les montagnes allemandes. Prendre un grand bol d'air pur, aplanir ses difficultés conjugales, avancer sur son nouveau scénario : il espère bien que cette retraite hivernale portera ses fruits. Mais l'euphorie des vacanciers tourne vite court. La maison semble baignée d'une atmosphère étrange, et bientôt, dans le carnet de travail du scénariste, les bribes d'un scénario mal engagé côtoient le récit de plus en plus angoissé de ses journées. Les pièces ne sont plus où il s'en souvenait et la construction de la maison semble défier les lois de la physique. Jusqu'au jour où d'autres mots que les siens barrent les pages de son carnet : « Va-t'en. »

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Journal 1944-1945

Journal 1944-1945
Anita Pittoni
Ed. La Baconnière

Tenu entre le 18 octobre 1944 et le 5 août 1945, ce journal, qui a pour toile de fond la fin de la guerre à Trieste, l'occupation yougoslave et les bombardements, explore le rapport de la femme de lettres à la sensualité et aux corps et expose ses sentiments amoureux tourmentés.

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Un bref instant de splendeur

Un bref instant de splendeur
Ocean Vuong
Ed. Gallimard

Un bref instant de splendeur se présente sous la forme d'une lettre qu'un fils adresse à sa mère qui ne la lira jamais. Fille d'un soldat américain et d'une paysanne vietnamienne, elle est analphabète, parle à peine anglais et travaille dans un salon de manucure aux États-Unis. Elle est le pur produit d'une guerre oubliée. Son fils, dont la peau est trop claire pour un Vietnamien mais pas assez pour un Américain, entreprend de retracer leur histoire familiale : la schizophrénie de sa grand-mère traumatisée par les bombes ennemies au Vietnam, les poings durs de sa mère contre son corps d'enfant, son premier amour marqué d'un sceau funeste, sa découverte du désir, de son homosexualité et du pouvoir rédempteur de l'écriture.

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