Assises du roman 2008. Le roman, quelle invention !

Assises du roman 2008. Le roman, quelle invention !
Collectif
Ed. Christian Bourgois/Titres

« Ni un Salon du livre ni un colloque : les Assises internationales du roman sont d'une autre nature. Cette manifestation annuelle cherche à confronter deux expériences, celle de l'écriture et celle de la lecture. Deux expériences, deux plaisirs, mais aussi deux façons de s'interroger sur le monde et d'essayer de le comprendre. » - Robert Solé, Le Monde

« Volonté de comprendre, de questionner, de mettre en suspens la réalité ou de la circonscrire, la littérature sonde, examine, ouvre les yeux, écoute, parle et s'aventure. Elle prend le risque de la vigilance, de l'inattendu, de la singularité. Les textes réunis dans ce recueil traduisent ce pouvoir de la fiction d'interroger la vie et le monde qui nous entoure. L'enjeu des Assises Internationales du Roman est de donner voix à la pensée littéraire. » - Guy Walter, Villa Gillet

Nelly Arcan, Geneviève Brisac, James Cañón, Jean-Yves Cendrey, Upamanyu Chatterjee, Rafael Chirbes, Hélène Cixous, Karen Connelly, Rachel Cusk, , Duong Thu Huong, Rachid El-Dahiïf, Péter Esterházy, Monika Fagerholm, Nurrudin Farah, Nicolas Fargues, Alain Fleisher, Rodrigo Fresán, Alberto Garlini , Xiaolu Guo, Yannick Haenel, Aleksandar Hemon, Jacques Henric, Christophe Honoré, Arthur Japin, Thomas Jonigk, Etgar Keret, Jonas Hassen Khemiri, Fatos Kongoli, Dany Laferrière, Jonathan Lethem, José Carlos Llop, Nicole Malinconi, Daniel Mendelsohn, Joseph O'Connor, Ludmilla Oulitskaïa, David Peace, Annie Proulx, Éric Reinhardt, Pedro Rosa Mendes, Olivia Rosenthal, Suhayl Saadi, Dimitri Verhulst, Anne Weber, Alissa York.

L'oeil de la nrf. Cent livres pour un siècle

L'oeil de la nrf. Cent livres pour un siècle
Collectif
Ed. Folio/Gallimard

En 1909, le premier numéro de La Nouvelle Revue Française marque le début d'une aventure intellectuelle inédite. Celle d'une critique militante, ouverte à la variété, soucieuse d'objectivité. Les oeuvres majeures de notre époque ont été chroniquées dans ses pages. Pour célébrer les cent ans d'une revue miroir de son temps, nous avons sélectionné cent critiques de livres ayant marqué ce siècle.

Mauriac découvre avec La Prisonnière un autre Proust. Cocteau s'enthousiasme pour Le diable au corps de Radiguet. Malraux étudie l'érotisme de L'amant de lady Chatterley. Robbe-Grillet reconnaît dans La conscience de Zeno un temps malade. Pieyre de Mandiargues souligne l'originalité du Baron perché de Calvino...

Partez, invités par les plus belles plumes, à la redécouverte d'un siècle de littérature.

Une histoire de La NRF

Une histoire de La NRF
Cerisier Alban
Ed. Gallimard

La Nouvelle Revue française a cent ans. C'est une longévité rare pour une revue de littérature et de critique. Aussi singuliers sont la notoriété et le rayonnement qui furent les siens dès les premiers temps de sa publication et durant tout le siècle. Quels étaient donc le projet et la situation d'André Gide et de ses amis cofondateurs pour que cette aventure se prolongeât si durablement ? S'agissait-il de faire école, d'élever une bannière ? Assurément non. Seulement, ici, la littérature a tous les droits. Rien ne lui est opposable. Ni la religion ni la politique, ni les moeurs ni la morale, ni la tradition ni la mode. Peu importe que l'on considère la parole de l'écrivain comme un don ou un effort, une aptitude ou une discipline. Seuls comptent l'intensité d'écriture et son pouvoir de révélation, cette singularité dans l'ordre de la connaissance et du discours qu'on lui accorde, au-delà de toute doctrine et « préoccupation » qui la limiteraient. « Sans prévention d'école ni de parti », telle fut La NRF : comme le disait Jacques Rivière, l'un de ses grands directeurs, « un lieu d'asile, imprenable, ménagé pour le seul talent, le seul génie, s'il veut bien se montrer ». Et il s'est bien montré, avec Gide et Claudel, Proust et Martin du Gard, Larbaud et Supervielle, Saint-John Perse et Michaux, Malraux et Sartre, Alain et Blanchot... et par la voix de tant d'autres, tous gravitant autour d'un même soleil. Cette chronique de La NRF, riche en amicales et laborieuses complicités mais aussi en querelles, questionnements et détours inattendus, montre à quel point cette singulière histoire éditoriale s'est entremêlée à un grand siècle de littérature.

En toutes lettres... 100 ans de littérature à la NRF

En toutes lettres... 100 ans de littérature à la NRF
Catalogue d'exposition
Ed. Gallimard

Après un « faux-départ » en novrembre 1908, le premier « vrai » numéro de La Nouvelle Revue française paraît en février 1909, sous la seule autorité d'André Gide et de ses amis. C'est le début d'une grande aventure collective vouée à la littérature de création et à son dévoilement critique, « sans prévention d'école ni de parti », sans esprit de sérieux ni relâchement. Histoire littéraire et histoire éditoriale se mêlent ici pour appréhender, à travers de nombreuses archives inédites, Cent ans de littérature à la nouvelle revue française un siècle extraordinairement riche en oeuvres majeures. La NRF, « rose des vents » de la littérature (Mauriac), fut certes la revue de Gide et de ses grands directeurs, mais aussi celle, entre autres, de Claudel et de Valéry, de Proust et de Martin du Gard, d'Alain-Fournier et de Jouhandeau, de Supervielle et de Ponge, de Saint-John Perse et de Michaux, de Malraux et de Sartre, d'Alain et de Blanchot... Et l'aventure se prolonge aujourd'hui, tant à La NRF qu'au sein des Éditions Gallimard qui en sont nées en 1911. Cent ans de NRF : une invitation à un voyage au plus près de la littérature en train de s'écrire.

La Nouvelle Revue Française n°1 - 15 novembre 1908

La Nouvelle Revue Française n°1 - 15 novembre 1908
Revue
Ed. Gallimard

Hommage à Claudette Oriol-Boyer

Les livres ont un visage

Les livres ont un visage
Garcin Jérôme
Ed. Mercure de France

Le premier écrivain que, derrière une porte vitrée, il a vu au travail, c'était son père, dont il a raconté la fin précoce et tragique dans La chute de cheval. Depuis, Jérôme Garcin n'en finit pas de s'introduire chez les auteurs qu'il aime et qui lui ouvrent leur maison comme on ouvre un livre, pour quelques confidences et beaucoup de souvenirs.

De Vézelay à Saumur, de Thiercelieux à Trouville, du Paris rive droite de François Nourissier au Paris rive gauche de Jean-Jacques Sempé, de la terrasse angevine de Julien Gracq à la lande bretonne de Jean-Marie Gustave Le Clézio, et du jardin londonien de Julian Barnes, où il attend de mystérieuses oies, à un rez-de-chaussée de Francfort-sur-le-Main, où il guette des écureuils en compagnie de Gabrielle Wittkop, Jérôme Garcin poursuit, quinze ans après Littérature vagabonde, son voyage littéraire par mots et par vaux. En avion, en voiture, à pied, et parfois même à cheval.

Le plagiat par anticipation

Le plagiat par anticipation
Bayard Pierre
Ed. Minuit

On ne cesse d'évoquer l'influence des écrivains et des artistes sur leurs successeurs, sans jamais envisager que l'inverse soit possible et que Sophocle ait plagié Freud, Voltaire Conan Doyle, ou Fra Angelico Jackson Pollock.

S'il est imaginable de s'inspirer de créateurs qui ne sont pas encore nés, il convient alors de réécrire l'histoire de la littérature et de l'art, afin de mettre en évidence les véritables filiations et de rendre à chacun son dû.

Histoire du livre

Histoire du livre
Blasselle Bruno
Ed. Gallimard

C'est avec l'invention du codex, cet ensemble de cahiers de parchemin plies et cousus succédant au rouleau de papyrus que commence l'histoire du livre, aux premiers siècles de notre ère. Dans la longue tradition médiévale de copie manuscrite, l'irruption de l'imprimerie, grâce à Gutenberg, ne constituera qu'une rupture technique, tant les premiers livres imprimés s'efforceront d'imiter la magnificence des manuscrits. Mais la diffusion du livre ne pourra plus être arrêtée.

Stimulé par le développement des universités, il part à la conquête de nouvelles classes sociales, participe au rayonnement de l'humanisme et de la Renaissance, aux batailles de la Réforme et des Lumières. En France, à la veille de la Révolution, 2 000 titres sont enregistrés au dépôt légal ; il y en aura 15 000 en 1889. La scolarisation et l'essor des bibliothèques, qui, au XIXe siècle, ont mis le livre à la portée de tous, ne suffisent pas à expliquer une telle croissance. Si l'usage du livre se généralise, c'est aussi parce que les conditions de sa fabrication connaissent les mêmes progrès que le monde industriel. Surtout, un nouveau métier est apparu : l'éditeur, qui chasse, dépiste, découvre le manuscrit, en contrôle la publication et la distribution, relayé par des commis voyageurs et des libraires, présents dans les plus petites villes.

Avec plus de 60 000 titres publiés en 2007 et 470 millions d'exemplaires vendus la même année, le livre poursuit son essor, bientôt accompagné par celui de nouveaux supports, tel le livre électronique, qui étendront la diffusion de l'écrit.

Borges en dialogues

Borges en dialogues
Borges Jorge Luis
Ed. 10/18

En 1984, Jorge Luis Borges a 85 ans. Mais ce n'est pas un écrivain comblé d'honneurs et vieillissant qui va se livrer au jeu des questions-réponses pour la radio argentine. C'est un homme au faîte de son intelligence, érudit et passionnant, qui, au cours de trente conversations stimulantes, va peu à peu dévoiler le vaste champ de ses réflexions et de son inspiration. De l'identité argentine à l'emprise du temps, de la mythologie aux westerns, de Dante à Kipling, Borges apporte sur sa vie et son oeuvre un éclairage inédit, démontrant une fois encore qu'il est un des auteurs et des penseurs essentiels du XXe siècle.

« Si, dans ces entretiens, Borges commente abondamment les littératures anglo-saxonne, argentine et française, ce sont les questions du temps, de l'identité, de la fiction qui suscitent les développements les plus passionnants. » René de Ceccaty, Le Monde

 

L'art du roman

L'art du roman
Woolf Virginia
Ed. Points/Signatures

«Le seul conseil en effet qu'une personne puisse donner à une autre à propos de la lecture c'est de ne demander aucun conseil, de suivre son propre instinct, d'user de sa propre raison, d'en arriver à ses propres conclusions.»

Loin d'imposer un quelconque jugement, Virginia Woolf partage sans détour sa connaissance profonde et son indéfectible amour de la littérature. Elle admire Proust et Austen, se demande si on peut comprendre Tolstoï sans parler russe et s'interroge sur l'avenir des écrivains femmes, pour mieux imaginer le roman de demain.